jeudi, décembre 23, 2004

como psy

Psicoanalisi: Site en construction


Psicoanalisi: Site en construction Discussioni e Opinioni a ConfrontoAnonymous a écrit bienvenue sur ce site : forums comme propositions d'articles... Peut etre cela ouvrira plusieurs debats a la fois. Peut etre cela se passera en plusieurs langues... toute langue est la bienvenue sur ce site si cela sert a plusieurs et peut avoir un reflet sur l¹ensemble.... A chacun de s¹interesser a un sujet particulier ou de proposer le sien pour le travailler. Comment organiser tout cela ? Nous avons fait le pari du respect intellectuel et de la rigueur, de l¹elaboration et de la transmission plutot que de l¹association libre. C¹est le cap que le moderateur va essayer de tenir. Pour le reste, bienvenu(e)s et bonne continuation**** "

Collège de Análisis Laico
Posted by: franstassigny@hotmai on Tuesday, December 21, 2004 - 09:24 AM GMT
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El sitio oficial del
Collège de Análisis Laico
a.s.b.l.


El Collège de Análisis Laico tiene por vocación a la vez que la instauración de una herramienta de trabajo para los analistas (y no analistas) en formación, el retorno a la práctica y a las interrogaciones nacidas de esta práctica para todos los practicantes del análisis, cuya formación por otra parte, nunca se acaba...

Más información en el C.A.L. (segundo sitio)

"el diario de la moire"

Hablar del Análisis en línea

Demanda resistencia medicalisación psys/proyecto AELVOET

La actualidad del C.A.L.

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Psicologia e Medicina Online
Posted by: franstassigny@hotmai on Tuesday, December 21, 2004 - 08:58 AM GMT
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... perchè appressando sè al suo disire nostro intelletto si sprofonda tanto che dietro la memoria non può ire...
Dante, Paradiso, I Canto

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samedi, décembre 18, 2004

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mercredi, septembre 29, 2004

suggestions aux psychanalystes

Pourquoi ne pas insister sur l’Ethno-psychanalyse, faire d’écouvrir Frazer, Malinowski, Levi-Strauss, Devreux, Bastide, peut-être en suivant le fil conducteur de vos Cartels ?Pourquoi omettre dans les grandes figures de la psychanalyse, Mijjola, Betleheim, Jones, en insistant sur Betleheim qui a mon avis a eu un reel succès et un large public?Pourquoi sur le braquet littéraire, d’Antonin Artaud au Conte de Lautréamont, en passant par Nerval n’y a-t-il que peu de traces?Enfin, pourquoi ne pas informer vos émules de l’actualité psychanalytique si bien rendue par Elisabeth Rudinesco sans omettre le volet de la psychiatrie et de son histoire merveileusement expliquée par Gladys Swaing et Marcel Gauchet?Voici plus ce que répondrait à une commande sociale, à savoir la diversité et l’éclectisme qui je le regrette n’ont point encore vu le jour dans votre groupe.A vous lire...cordialtf

samedi, août 14, 2004

manifrste

J’apostrophe, interpellation du poète qui d’une volte se pose comme fondateur d’un collectifComme interpellation singulière de l’auteur d’un manifeste qui s’affirme comme politique du collectifComme interpellation du présent envoi comme revendication de filiations, fors – de chapelles déjà connuesQu’écrire ?A qui donc ?Aux signataires de diverses mouvances rompus déjà de tant de publication…..Aux membres de partis gavés de colloques, séminaires, assembléesJe vous propose :-un forum-une page d’actualité hedomadaire sur ses Ezines-deux téléchargements gratuit (Freud & Heidegger)-une page liens vers six sites propres et son collaborateur-une base de données sur cd-rom contenant les oeuvres de Freud augmentée d’un dossier Heiderger-les 4.000 pages également sur cd-rom des dites oeuvres en Anglais- une pré analyse en ligne étayée par deux questionnaires multilingues-une procédure destinée à concrétiser une cure psychanalytique en ligne sous les égides d’un psychiatre-psychanaliste (Dr Théaux Dr Curci JP Begue -
une aide dans le domaine de la sociologie et psychologie par des groupes tels ‘psychanalyse sur Yahoo’-la possibilité d’expression dans un espace d’édition libre sur le web

Une phrase d’Althusser à propos de l’économisme bourgeois comme une révélation ;« L’envers organique, la couverture, l’alibi et le point d’honneur de cet économisme sont l’humanisme ou libéralisme bourgeois »
Restituons aux psy ce dont ils ont besoins ; leurs droits devant les instances constituées.Merci de votre participation.http://www.cal.be.tf/ cal@be.tf adresse emailwww.cal.be.tf/en ; version anglophonesource de l'article : http://membres.lycos.fr/aubedor/lamoire/

jeudi, mai 13, 2004

topologie du transfert

Richard Abibon

mercredi 19 Mai 2004

Topologie du transfert

J’ai eu la surprise de retrouver dans un de mes rêves un signifiant transformé en lettre, manifestement issu d’une de mes analysantes ; la surprise n’est pas que je l’ai retrouvé : ça, ça m’arrive constamment. La surprise, c’est que pour cette fois, ce signifiant, consciemment, je ne l’avais pas entendu. C’est donc l’analysante, qui, à la séance suivante me l’a fourni comme interprétation de mon propre rêve, que je ne lui avais bien sûr pas mentionné.
Qu’il soit possible de refouler des représentations proposées par des analysants, c’est le commun de la résistance de l’analyste. Mais lorsqu’il semble que cette représentation fasse défaut dans le discours entendu, voilà qui dépasse l’entendement. Ce qui confirme que l’exercice de la psychanalyse, c’est la mise en nouage de deux inconscients : peut-être même que c’est la révélation de ce que d’inconscient, il n’y a que dans un rapport à l’autre : c’est le nouage comme tel. Au point qu’on ne puisse plus parler d’inconscient individuel, alors même qu’il y a bien un individu et un seul qui à un moment, en parle, tandis que l’autre écoute. La structure du langage est faite de ce paradoxe que soutient l’écriture de la bande de Mœbius : ils sont deux, mais il n’y a qu’un langage qui les relie. Il y a deux faces mais c’est le même bord.
Passé ma surprise, je me suis mis au travail topologique, dont je dis toujours qu’il n’a pour fonction que de féconder la clinique, et je me suis servi des diverses « machines » que j’ai mises au point. J’ai pu en tester la cohérence l’une par rapport à l’autre, et tout cela me confirme l’idée que c’est bien le désir de l’analyste qui opère, non son savoir, ni sa technique, ni le cadre. Le désir en tant qu’il est toujours inconscient.
J’en viens aussi à l’idée que tout rêve n’est pas seulement le retour de représentations refoulées, c’est aussi une tentative de représentance de la représentation : il me semble retrouver la structure du langage dans la structure de tout rêve. Certes « l’inconscient est structuré comme un langage », mais va-t-il jusqu’à la tentative de produire toujours un métalangage impossible pour représenter l’acte de mise en représentation ?
C’est un point de vue.
Comme il y trois point de vue du sujet (étoile bleue) par rapport à l’objet (rond rouge) qu’il observe dans le miroir (son image : le rond vert) :

Et comme j’ai pris l’habitude de faire le tour des points de vue, j’ai le sentiment que tout rêve se propose aussi comme un tour de tous les points de vue, afin, peut-être, de donner un représentation exhaustive - bien qu’impossible - de ce réel qui l’a motivé. Ce qui rejoint la proposition de Freud du rêve comme accomplissement d’un désir. C'est-à-dire, au fond, un vidage de l’objet.
Dans le chapitre 7 de la Traumdeutung, Freud propose un schéma de l’appareil psychique comme un appareil d’optique muni d’une succession de lentilles ; je reprends la proposition en substituant des miroirs aux lentilles. Qu’on ne s’y méprenne pas, il ne s’agit pas seulement d’imaginaire, le miroir fonctionne très bien en métaphore du langage, ce fameux métalangage impossible dont je parlais plus haut. Il suffit de penser chaque position au miroir comme l’un des points de vue de la construction de la représentation, et il se trouve qu’on y retrouve les trois temps de la pulsion chez Freud.
Pas étonnant que ces trois temps m’amènent, en les dialectisant l’un par l’autre, à construire un nœud borroméen.



Chez Richard Abibon, 60-64 rue Emeriau, Tour Panorama, entrée sud 23ème, appartement 04- 75015 Paris, Métro Charles Michels, à 21h, le 3ème mercredi de chaque mois, d’octobre à juin. Renseignements 06 84 75 94 06




mardi, mai 11, 2004

psychanalyse et éditions

psychanaltse et clinique

Anonymous a écrit : "
----- Original Message -----
From: g.morel-kaltenback
To: dire ; alef1
Sent: Monday, May 10, 2004 10:22 AM
Subject: [dire] 13 mai 2004, Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique, à 21 h15 à Paris



Groupe d'études de cas : L'obstacle à la guérison analytique


Lors de notre rencontre en janvier 2002, nous avons décidé d'organiser un groupe d'études de cas en partant du principe énoncé en 1937 par Freud dans "L'analyse avec fin et l'analyse sans fin"(p. 236) :
"L'intérêt des analystes ne me semble pas du tout bien orienté en ce domaine. Au lieu d'examiner comment la guérison advient par l'analyse, ce que je tiens pour suffisamment élucidé, la question à poser devrait être : quels obstacles se trouvent sur le chemin de la guérison analytique?"
"
Transmis par aubedor le 11 mai 2004 à 00:00:00 CEST (0 lectures)
(Suite... | 4561 octets de plus | commentaires ? | | Score: 0)




Pyschanalyse et biographie

Anonymous a écrit : "

Pour vous guider pas à pas dans votre démarche rédactionnelle






Mise à jour : 28 Avril 2004. Copyright Editions Plumerolles





L'Association Calcre (information et défense des auteurs) est aujourd'hui en danger de mort !
Comité de Soutien au Calcre : Cose-Calcre
Plus d'infos sur leurs sites : www.calcre.com ; www.cosecalcre.com

"
Transmis par aubedor le 10 mai 2004 à 00:00:00 CEST (2 lectures)
(commentaires ? | | Score: 0)




la schizophrénie et ses traitements

Anonymous a écrit : "Succès d’un traitement bref cognitivo-comportemental dans la schizophrénie

Date de création : 10 mai 2004


Les difficultés d'adhésion au traitement antipsychotique grèvent le pronostic de la schizophrénie. De ce fait, des approches psycho-éducationnelles et cognitivo-comportementales ont été développées afin d'améliorer la compréhension de la maladie par le patient et par conséquent accroître l'observance. Les thérapies cognitivo-comportementales ont montré, dans ce domaine, leur efficacité durable.

D Turkington et coll. ont voulu savoir si ce type de traitement pouvait être utilisé par des infirmiers psychiatriques dans le cadre d'interventions brèves. Ils ont donc inclus 422 schizophrènes britanniques âgés de 18 à 65 ans qui ont été tirés au sort pour recevoir le traitement usuel seul (groupe témoin ; n = 165) ou associé à une thérapie cognitivo-comportementale administrée par des infirmiers psychiatriques (n = 257). Ceux-ci ont été préalablement formés pour délivrer le traitement grâce à un stage intensif de 10 jours puis ont été contrôlés régulièrement pendant l'étude. Les patients ont quant à eux, bénéficié d'au moins trois séances de thérapie cognitivo-comportementale et ont reçu du matériel éducatif sous forme de brochures.

Une surveillance a été maintenue 9 mois après la fin de l'étude afin de s'assurer du caractère durable de l'efficacité du traitement. Ce dernier a entraîné une amélioration significative de la symptomatologie globale, de la compréhension de la maladie par le patient et des symptômes dépressifs, par comparaison avec le groupe témoin. Notamment, 57 % des malades ont déclaré que ce programme leur avait permis de « comprendre leur affection comme jamais aucune autre intervention auparavant ». Si les symptômes psychotiques n'ont pas été améliorés par cette prise en charge, il n'y a pas eu non plus d'accroissement des idées suicidaires.

Dr Aurélie de Palma


Turkington D et coll. : « Effectiveness of a brief cognitive-behavioral therapy intervention in the treatment of schizophrenia ». Br J Psychiatry 2002 ; 180 : 523-527. Copyright Sanofi-Synthelabo France 2004.




"
Transmis par aubedor le 10 mai 2004 à 00:00:00 CEST (0 lectures)
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jeudi, mai 06, 2004

articles psy du jour

la psychose infantile
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (0 lectures)
Anonymous a écrit : "
Dans le cadre du cycle de conférences du Forum du
Champ Lacanien de Reims :


Abord psychanalytique des psychoses,
indications et résultats
" Note: DE LA PART DE : Marianne Ronvaux (ronvaux@compaqnet.be) Date : 05/05/04 à 23h33 À : Frans Tassigny, frans tassigny, psychanalyse@yahoogroupes.fr CC : SUJET : Fw:_[fcl-epcl-fr]_Pôle_13_-_Conférence_à_Rei

(Suite... | 1354 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


Une parole libérée...de Psychanalyse actuelle
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (1 lectures)
Anonymous a écrit : "
Psychanalyse
Actuelle



Association
fondée en 1986 à Paris, membre de l'Inter-Associatif Européen de
Psychanalyse



et
de Convergencia, Mouvement Lacanien de la Psychanalyse
Freudienne

" Note: sources : DE LA PART DE : Jean-Jacques MOSCOVITZ (jjmoscov@noos.fr) Date : 05/05/04 à 22h08 À : "Undisclosed-Recipient:;"@noos.fr CC : SUJET : [psychanalyse] 12mai__9juin_21h15_séminaire_JJMoscoviz.

(Suite... | 5799 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


textes lacaniens
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (0 lectures)
Anonymous a écrit : "
J.LACAN
gaogoa






séminaire XXIV-



L'insu que sait de l'une-bévue s'aile à
mourre 1976-1977




version rue CB



18 avril 1977
note







Je vous vous demande pardon, j'ai un petit
inconvénient aujourd'hui, j'ai mal au dos, de sorte que ça m'aide pas à, à tenir
debout. Oui, quand je suis assis, j'ai aussi mal.



Ca n'est certainement pas une raison, parce qu'on ne sait
pas ce qui est intentionnel, pour qu'on élucubre ce qui est sensé
l'être.



le moi, puisqu'on appelle ça comme ça, on appelle ça comme
ça dans, dans la seconde topique de FREUD, le moi est supposé avoir des
intentions. Ceci, du fait qu'on lui attribue ce qu'il jaspine, ce qu'on appelle
son dire. Il dit, en effet. Il dit et il dit impérativement. C'est tout au moins
comme ça qu'il commence à s'exprimer.



L'impératif, c'est ce que j'ai appuyé du signifiant
indice 2 (S2) , le signifiant indice 2 dont j'ai défini le sujet. J'ai dit que
un signifiant, c'était ce qui représentait le sujet pour un autre signifiant.
Dans le cas de l'impératif, c'est le, celui qui écoute qui, de ce fait, devient
sujet. Ce n'est pas que, que celui qui profère ne devienne pas lui aussi sujet
incidemment. Oui.



Je voudrais attirer l'attention sur quelque chose. Il n'y a
en psychanalyse que des " Je voudrais ". Je suis évidemment un psychanalyste
qui, qui a un peu trop de bouteille, mais c'est vrai que le psychanalyste, au
point où j'en suis arrivé, dépend de la lecture qu'il fait de son analysant, de
ce que son analysant en dit, en propres termes.



(p2->) (Est-ce que vous
entendez ? Parce qu'après tout, je ne suis pas sûr que ce porte-voix fonctionne.
Est-ce que ça fonctionne là ? Hein ? Oui. )



Ce que son analysant croit lui dire, ceci veut dire que
tout ce que l'analyste écoute ne peut être pris, comme on s'exprime, au pied de
la lettre. Là, il faut que je fasse une parenthèse. J'ai dit la tendance que
cette lettre, dont ce pieds indique l'accrochage au sol, ce qui est une
métaphore, une métaphore bien piètre, ce qui va bien avec pied, la tendance que
cette lettre a à rejoindre le réel. C'est, son affaire. Le réel, dans ma
notation étant ce qui est impossible à rejoindre, ce que son analysant, à
l'analyste en question, croit lui dire, n'a rien à faire, et ça, FREUD s'en est
aperçu, n'a rien à faire avec la vérité. Néanmoins, faut bien penser que croire,
c'est déjà quelque chose qui, qui existe. Il dit ce qu'il, ce qu'il croit
vrai. Ce que l'analyste sait, c'est qu'il ne parle qu'à côté du vrai, parce que
le vrai, il l'ignore. FREUD, là, délire, juste ce qu'il faut, car il s'imagine
que le vrai, c'est ce qu'il appelle, lui, le noyau traumatique. C'est comme ça
qu'il s'exprime formellement, à savoir que à mesure que le sujet énonce quelque
chose, de plus près de son noyau traumatique, ce soi-disant noyau, et qui n'a
pas d'existence, il n'y a que, que la roulure, que l'analysant est tout comme
son analyste, c'est-à-dire comme je l'ai fait remarquer, en invoquant mon petit
fils, l'apprentissage qu'il a subi d'une langue entre autre, qui est pour lui
lalangue, que j'écris, on le sait, en un seul mot, dans l'espoir de ferrer,
elle, lalangue ce qui équivoque avec "faire-réel".



La langue, quelqu'elle soit, est une obscénité, ce que
FREUD désigne de - pardonnez-moi ici l'équivoque - l'Aub(r)escène (?)
c'est aussi bien ce qui, ce qu'il appelle l'Autre scène, celle que (p3->) le langage occupe de ce qu'on appelle,
structure élémentaire qui se résume à celle de la parenté.


"

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Bulletin de la SPP
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (0 lectures)
Anonymous a écrit : "
Paris, le jeudi 6 mai 2004


Revue Française de Psychanalyse
Le Jeu,
Tome LXVIII, N° 1,
Janvier 2004

Au moment où le "modèle du jeu" suscite un intérêt croissant chez les psychanalystes, la revue aborde sous divers angles les relations entre jeu et psychanalyse.

Une vingtaine d'auteurs ont contribué à ce nouveau numéro de la RFP, dont vous pourrez consulter le sommaire et l'argument en ligne.

Vous trouverez désormais, sur la page de la revue, la possibilité de faire des recherches sur les numéros anciens ou de commander en ligne la revue. Un formulaire d'abonnement vous est aussi proposé.

Perspectives
L’interprétation en question, par J. J. Baranes

Qu'en est-il de l'interprétation dans la clinique analytique contemporaine? Que deviennent aujourd'hui les catégories classiques opposant la construction à l'interprétation proprement dite, l'interprétation du transfert à l'interprétation dans le transfert, pour ne citer que celles-là ?

Psychanalyse et culture
Psychanalyse et anthropologie aujourd’hui : Mythe, complexe d’œdipe et processus de subjectivation
par François Richard

François Richard propose dans ce texte de partir de la notion de subjectivation pour relancer la question des relations entre psychanalyse et anthropologie.



Autour du colloque « La voix dans tous ses états »
par Marie-France Castarede

Actualités
Le prix Maurice Bouvet 2004 a été attribué à Vassilis Kapsambelis.

Rappels
Congrès
64° Congrès des Psychanalystes de Langue Française
Milan
20-23 mai 2004
Débat en cours sur la proposition théorique de B. Penot
Une soi-disant pulsion, soi-disant de mort
Récemment publié sur notreSouffrance et douleur dans la mouvance psychique chez les états limites, par A. Potamiano


Comité d'organisation du site Internet de la SPP


Pour ne plus recevoir notre lettre d'information, suivez ce lien...

En cas de changement d’email, vous êtes prié de vous désabonner puis de vous réabonner via notre site, http://www.spp.asso.fr...

"

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Séminaires lacaniens
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (0 lectures)
Anonymous a écrit : "Séminaire de psychanalyse,
Marseille,

CHU de la Timone, Sce du Pr Naudin

"Écritures de la psychose"

une lecture du Séminaire "Le sinthome" de Jacques Lacan

"

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psychanalyse & féminin
06 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "
A s p h è r e
Lieu de débats et de recherches : psychanalyse et féminin

DEUXIEME COLLOQUE D’ASPHÈRE
Le dimanche 6 juin 2004
A.S.I.E.M
6, rue Albert de Lapparent , 75007 Paris



" Note: De : Marianne Ronvaux Envoyé : mercredi 5 mai 2004 20:18:22 À : "Frans Tassigny" , "frans tassigny" , , Objet : Fw: [fcl-epcl-fr] Colloque Asphère

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mercredi, mai 05, 2004

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articles gratuits et payants du "MONDE"
05 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (2 lectures)
1 - Applications
LE MONDE DES LIVRES | 30 Avril 2004 | Michel Contat | 519 mots
L'IRRITATION contre la psychanalyse est légitime quand cette science des phénomènes psychiques sert à légiférer, en sortant de son domaine propre. Un conflit surgit-il dans une hiérarchie, entreprise, institution, famille ? Le refus d'obtempérer sera rapidement invalidé comme « oedipe mal liquidé...


2 - Psychothérapeutes : un nouvel amendement exige une « formation reconnue »
LE MONDE | 9 Avril 2004 | Philippe Le Coeur | 326 mots
Le Sénat avait annulé le projet Accoyer en janvier . LA PRATIQUE des psychothérapies, qui a fait couler beaucoup d'encre cet hiver, revient sur le devant de la scène. Elle pourrait faire l'objet de mesures supplémentaires d'encadrement de la part des députés.


3 - Psychothérapeutes : une formation obligatoire
LE MONDE | 10 Avril 2004 | 151 mots
L'Assemblée nationale a adopté, jeudi 8 avril, dans la soirée, l'amendement proposé sur les psychothérapies par le rapporteur Jean-Michel Dubernard (UMP, Rhône), avec avis favorable de la commission des affaires sociales ( Le Monde du 9 avril).


4 - Logique de la grossesse contre logique du coït
LE MONDE | 4 Mai 2004 | 721 mots
Enfants perturbés, parents désarmés et accusés de tous les maux, familles déboussolées : difficile de trouver un thème de réflexion plus ancré dans l'air du temps que celui choisi par Aldo Naouri dans Les Pères et les Mères.


5 - Les parents terribles
LE MONDE | 4 Mai 2004 | 1281 mots
Dans son dernier ouvrage, le pédiatre Aldo Naouri exhorte pères et mères à jouer leur rôle. Discours salutaire, ou culpabilisation inutile ? Le docteur Aldo Naouri ne manque pas de souffle. Ni d'humanité, ni d'imagination, ni de conviction.


6 - Un messianisme génésique ?
LE MONDE DES LIVRES | 9 Avril 2004 | Liliane Kandel | 564 mots
La femme est-elle toujours l'avenir de l'homme ? C'est la question qui surgit à la lecture du livre d'Antoinette Fouque Il y a deux sexes , réédité aujourd'hui. Son auteur, figure importante - et controversée - du MLF (dont elle dirigea le courant Psychanalyse et politique, et qu'elle déposa en...




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psicomundo
05 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (0 lectures)
Anonymous a écrit : "
To: psicomundo@eListas.net
Sent: Wednesday, May 05, 2004 2:49 PM
Subject: [psicomundo] Espacios Temáticos


Estimado Colega


En PsicoMundo, además de nuestras revistas (Acheronta, Fort-Da, Relatos de la Clinica, Tatuajes, Tiempo, Palalbedrio) y EduPsi (nuestro Programa de Seminarios por Internet), tenemos muchas más áreas de publicación, intercambio de materiales y debates.


Unas de ellas son nuestros Espacios Temáticos

http://www.psicomundo.com/foros


"

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Frantz Kafka / Lettres a Milena
05 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "Prague, debut avril 1922

Voila bien longtemps Madame Milena que je ne vous ai plus ecrit, et,aujourd'hui encore je ne le fais que par suite d'un hasard. Je n'aurais pas au fond a excuser mon silence, vous savez comme je hais les
lettres.
Tout le malheur de ma vie je ne le dis pas pour me plaindre mais pour en tirer une lecon d'interet general vient, si l'on veut, des lettres
ou de la possibilite d 'en ecrire. Je n 'ai pour ainsi dire jamais etetrompe par les gens, par des lettres toujours ; et cette fois ce n'est pas par celles des autres mais par les miennes. Il y a en ce qui me
concerne un desagrement personnel sur lequel je ne veux pas m'etendre,
mais c'est aussi un malheur general. La grande facilite d'ecrire des lettres doit avoir introduit dans le monde du point de vue purement theorique un terrible desordre des ames : c'est un commerce avec des
fantomes, non seulement avec celui du destinataire, mais encore le sien
propre ; le fantome grandit sous la main qui ecrit, dans la lettre
qu'elle redige, a plus forte raison dans une suite de lettres ou l'une corrobore l'autre et peut l'appeler a temoin. Comment a pu naitre l'idee que les lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ? On
peut penser a un etre lointain, on peut saisir un etre proche : le reste passe la force humaine. ecrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantomes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers ecrits ne parviennent pas a destination, les fantomes les boivent en route.
C'est grace a cette copieuse nourriture qu'ils se multiplient si
fabuleusement. L'humanite le sent et lutte contre le peril ; elle a cherche a eliminer le plus qu'elle pouvait le fantomatique entre les hommes, elle a cherche a obtenir entre eux des relations naturelles, a
restaurer la paix des ames en inventant le chemin de fer, l'auto, l'aeroplane ; mais cela ne sert plus de rien (ces inventions ont ete faites une fois la chute declenchee) ; l'adversaire est tellement plus
calme, tellement plus fort ; apres la poste, il a invente le telegraphe,
le telephone, la telegraphie sans fil. Les esprits ne mourront pas de
faim, mais nous, nous perirons.

Frantz Kafka / Lettres a Milena


"

(Suite... | 3331 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et neuro sciences
04 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (2 lectures)
Anonymous a écrit : "LE RAPPORT DE LA PSYCHANALYSE AU DROIT, AUX
NEURO-SCIENCES, A LA BIOLOGIE ET A LA GÉNÉTIQUE
" Note: Note: Pour accompagner, peut-être, la présentation de Fethi Benslama. (en principe, c'est interactif). Parce que le bouquin de Benslama est le SEUL bouquin valable confrontant la psychanalyse et l'islam, et que, parmi les différentes traductions du Coran, celle de Chouraqui est, me semble-t-il, la meilleure. *********************************** Bonjour, La question de l'origine de ce terme de "musulman" dans l'argot des camps a déjà été débattue, et longuement, sur cette liste, mais la réflexion de Benslama me semble intéressante et mériter lecture et discussion. Amitiés, à vous lire, Marianne R.

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Freud ou Fredy
04 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (1 lectures)
Anonymous a écrit : "Freud ou Fredy

http://www.bladi.net/modules/newbb/sujet_16989_19.html

Le portail des Marocains à l'étranger vous propose :

Il y a cent ans, le bon Sigmund mettait des mots sur nos maux. Depuis, petit à petit, la psychanalyse et son langage ont envahi notre vie. Même les enfants et les tribunaux y ont recours. Mais allons-nous mieux pour autant?

Le jeu s'appelle Le Psy, c'est vous! Lucienne a tout pour être heureuse. Des amis, du travail et un fiancé. Mais des bouffées d'angoisse la font souffrir: elle consulte un psychanalyste. Qui? Vous. Allongée sur un divan, la jeune femme raconte son dernier rêve et ses disputes avec sa mère. A vous de découvrir l'origine de sa déprime en suivant les règles de ce cédérom très cérébral, lancé cet été. Cette fois, on ne prend plus James Bond pour protéger l'humanité. On choisit Freud pour sauver Lucienne.


Cent ans après la parution de L'Interprétation des rêves, de Freud, qui marque la naissance de la psychanalyse, nous parlons tous comme des thérapeutes en puissance. Un amant qui se trompe de prénom, une voisine qui oublie ses clefs et notre diagnostic tombe. Lapsus. Acte manqué. On lit psy, on conseille psy, on respire psy. Notre relation aux objets familiers, que l'on croyait anodine, passe à la moulinette freudienne - la voiture incarne, pour certains d'entre nous, le pénis du père; la télé, un substitut de la mère - nos jolis rêves finissent décortiqués sur Internet et pas une de nos paroles n'échappe à un décryptage suspicieux. Qui n'a pas saisi l'importance de l'inconscient, de la sexualité et des souvenirs d'enfance? Qui ignore aujourd'hui le terme de libido?

La psychanalyse est devenue la «psy»

"

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«La psychanalyse a encore des billes dans son sac»
04 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (1 lectures)
Anonymous a écrit : "L'Express
Alain Ehrenberg
«La psychanalyse a encore des billes dans son sac»

propos recueillis par Marie Huret

Alain Ehrenberg, sociologue, dirige le groupe de recherche Psychotropes, politique, société du CNRS. Il est l'auteur de La Fatigue d'être soi (Odile Jacob)



Pourquoi la psychanalyse s'est-elle si fortement implantée dans notre société?
" Note: http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/psy/dossier.asp?id=490757

(Suite... | 2797 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


SUR PSYCHOTHÉRAPIE/PSYCHANALYSE
04 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (1 lectures)
Anonymous a écrit : "SUR PSYCHOTHÉRAPIE/PSYCHANALYSE


Jean-Jacques MOSCOVITZ






Préambule :


« Psychothérapie/Psychanalyse » concerne la résistance actuelle à la psychanalyse. Si celle-ci vient, certes, aussi des analystes eux-mêmes et des difficultés propres aux demandes de cures d'aujourd'hui, les formes que prennent les enjeux économiques, en particulier l'économico-médical qui s'exacerbe de façon suraigue, entraînent des modes de résistances à l'existence de l'inconscient, se réclamant d'un utilitarisme de l'échange entre les gens. Cela se manifeste par une instrumentalisation sans précédent de tout ce qui est de l'ordre de la responsabilité individuelle pour promouvoir des enjeux gadgétisés de la consommation de soins, amalgamant les abords psychiatrique, psychothérapique et psychanalytique.

Dés lors les procédés psychothérapeutiques se posent en négateurs du Malaise actuel de notre Civilisation. Et cela n'aboutit qu'à un désarroi du symbolique. Ce qui attaque toujours plus silencieusement un sujet individuel. Sujet qui se désarrime gravement de son histoire intime.
Un tel enjeu est majeur pour la psychanalyse notamment avec l'éclairage que nous en offre l'enseignement de Jacques Lacan. Les questions de la formation des psychanalystes s'en retrouvent orientées.
Face à un tel désarroi dans le rapport à la parole et au sujet de l'inconscient, les organisations actuelles qui se fondent, par ce fait même, sur la primauté accordée au lien associatif, d'autant qu'il n'y a plus de maître dans la psychanalyse, n'existent que pour protéger notre pratique et donc à promouvoir des espaces de rencontres entre les membres de nos diverses associations face aux pouvoirs publics éventuellement.

"

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analyse d'un rêve..
03 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (4 lectures)
Anonymous a écrit : "Alors voici mon rêve :
> Près du Palais des Congrès, mon analyste et des collègues à elle
> discutent sur le trottoir ; moi un peu à l'écart, sur mon Scooter, je fais des
> tas de manoeuvres compliquées sur la route en attendant le feu vert. Un très
> vieux monsieur de leur groupe dénonce un grave disfonctionnement dans leur
> entreprise et cite un nom ; un deuxième nom est mis en cause par quelqu'un
> d'autre et je suis scandalisée car l'ami(e ?) de cette personne est là, en
> tenue musulmane. Ma psy réagit virulemment et je l'approuve in petto passke
> c'est du racisme. Le feu passe au vert et je démarre, et je pars, mais c'est
> un déchirement, une souffrance atroce. J'arrive à la gare, traverse et
> bouscule des tas de gens dont une jeune-femme assise dans un escalier, puis
> une fois franchi tout cela je fais brusquement demi-tour, remonte l'escalier
> en courant, bouscule la même fille toujours assise, j'ai très peur qu'il soit
> trop tard et que personne ne soit plus là mais si, ils sont toujours sur le
> trottoir. Je me précipite dans les bras de mon analyste, elle m'y accueille et
> me serre contre elle. Le très vieux monsieur s'insurge à nouveau : "Mais
> enfin, ce n'est pas un vrai [un terme psychanalytique dont je ne peux pas me
> souvenir, genre refoulement, ou résistance]". Toujours dans les bras de ma psy
> je réponds : "Au contraire, c'est cela un vrai [même terme]". Et mon analyste
> conclut : "Elle a raison, c'est un vrai [le terme en question], car j'ai
> décidé de prendre ma retraite, là maintenant ou dans un an". Et elle me serre
> fort contre elle pour confirmer.
>
> Voilà. Et maintenant je fais quoi du texte ? J'essaierai d'associer tout à
> l'heure, là fo que j'aille travailler un peu !
>
" Note: j.tontlinger@tiscali.be

(Suite... | 2859 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et onirisme
03 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (4 lectures)
Anonymous a écrit : "> Je pourrai presque dire... Je ne rêve plus.
> Aucun souvenir... de rêve...
> Des nuits agitées, sans pourtant avoir des cauchemars. Impression de
> vide...
>
> Petite question les anxiolytiques suppriment-ils les rêves ?
> je prends du temesta.
>
> Je n'ai plus rien à essayer d'interprèter sauf de vieux rêves...
>
> En tout cas merci pour tout cette méthodologie.
> *********************************
Profiter de l'objet, subject qui passe, pour rêver un peu, pardon à tous de
dé-lire subséquament.
Encore un mot qui n'existe pas, ça souligne en rouge sur ma machine,
l'ordinateur des lettres en vacances de subjectivité.

Oui, julie vous le dîtes et vous avez raison, le témesta supprime les rêves
ou leur souvenir, il semblerait que ces rêves sont utiles à la mémorisation
et la continuïté du témesta grève la mémoire:" c'est vous qui voyez".
J'aurai pour cette minuscule , "poulet" ou billet d'humeur comme fait hervé
pour son billet sur le monde au net, un "papier de verre", j'avoue y être
addictée, pour cette check list, les mots en galégeade , c'est notre june.
Je la crois multiple, et les cris d'oiseaux ne pouvaient que la faire
pondre, fausse conne, quand le lapin devient goupil.

Voui je lis un peu les abondances de cette liste, et d'autres, parfois je
mélange, les pensées qui me font ek-rire un peu, mais je retourne à ce qui
m'a fait y venir: l'écrit, même tapuscrit, sera-t-il de l'oralité: la
question de ce rébus: la parole figurée, le rêve comme originaire de la
parole, allongée, ce dispositif inventé par frud de supprimer le visuel pour
en parler: "je n'aime pas être défiguré, parlez" c'est en traduction ce qui
a fait basculer la position de l'hypnose à celle de la psychanalyse en
divan.
" Note: notert@club-internet.fr

(Suite... | 6450 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et Marxisme
03 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (2 lectures)
Psychanalyse
L'énonciation comme vérité de l'énoncé. Pratique du discours. Subversion du savoir.



Texte intégral :

La dénégation Sigmund Freud 13k
Jugement d'attribution et jugement d'existence. Refoulement et discours.


Le temps logique Jacques Lacan 49k
La vérité de l'homme dépend des autres hommes. L'histoire comme intersubjectivité temporelle.


La signification du Phallus Jacques Lacan 32k
La castration comme métaphore paternelle. Amour et désir.



La science de la vérité (Prêt-à-penser) 48k
Citations de Lacan et critique du biologisme.
Voir aussi La dialectique (comparaison des dialectiques de Hegel, Marx et Lacan) et De la Phénoménologie à la Psychanalyse.
Textes de 1992-1994 : Pré-ambule 19k, La véritable scission dans la psychanalyse 20k (Textes destinés à un groupe d'analystes de l'époque, justes échappés de la normalisation millerienne)



Note: Pychanalyse et marxisme ********************** Pour une psychanalyse révolutionnaire Posté le 31 octobre 2002 à 09:22:32 CET Sujet: Nouvelles Pour une Psychanalyse révolutionnaire (Freud-Lacan) source : http://perso.wanadoo.fr/marxiens/psy/ Psychanalyse et Capitalisme (07/98-08/98) 11k La psychanalyse comme symptôme de l'idéologie individualiste du capitalisme. Généalogie du Père (07/06/99) 15k Fonction du Père dans l'idéologie normative identitaire et raciste comme fondement idéologique de l'individualisme du moi autonome fondé réellement par le salariat (concurrence de tous contre tous). Critique de l'idéologie lacanienne (28/07/99) 8k Synthèse des oppositions théoriques avec l'idéologie "salariale" des lacaniens (l'acte, le corps, le père, le sinthome). -------------------------------------------------------------------------------- La science de la vérité Citations de Lacan. (Prêt-à-penser) Interventions (1992-1994) à l'adresse d'un groupe dissident de psychanalystes (Prêt-à-penser) : Analyse et liberté La Psychanalyse ne nous condamne pas à une causalité familiale mais nous en libère. L'espace public Politique et Psychanalyse (l'artiste, le révolutionnaire, le saint). Pré-ambule Principes d'une institution analytique, d'une pratique analytique. La signifiance du sexe Comment le sexe vient au langage comme jouissance. La véritable scission dans la psychanalyse La séparation n'est jamais acquise entre la psychanalyse et la psychothérapie. Cette séparation est pourtant l'essentiel. La théorie lacanienne est résumée dans le texte sur La dialectique qui compare les dialectiques de Hegel, Marx et Lacan. Il y a aussi des petits résumés de Lacan dans les Cafés philosophiques consacrés à la Morale et surtout à L'amour. Enfin, un parcours de Hegel et Brentano à Husserl et Freud puis Heidegger et Lacan sur la constitution du sujet: De la Phénoménologie à la Psychanalyse (10/97) -------------------------------------------------------------------------------- Critique de l'idéologie psychanalytique (95/96) Pour l'analyse révolutionnaire, l'objectivation du sujet, le corps et l'esprit. Critique de la dégradation de la psychanalyse en psychothérapie et des conséquences politiques de la psychanalyse (paternalisme oedipien au lieu de la subversion du sujet). Textes importants mais difficiles où j'élabore les bases d'une psychanalyse révolutionnaire. -------------------------------------------------------------------------------- Texte intégral : La dénégation Sigmund Freud 13k Jugement d'attribution et jugement d'existence. Refoulement et discours. Le temps logique Jacques Lacan 49k La vérité de l'homme dépend des autres hommes. L'histoire comme intersubjectivité temporelle. La signification du Phallus Jacques Lacan 32k La castration comme métaphore paternelle. Amour et désir.

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Activités des G.P.P
02 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "
Beste,

Hier volgt de agenda van aktiviteiten van het G.P.P., het vormingsinstituut en Idesça:

mei

04/05 Seminarie : Ethiek of deontologie? (Vormingsinstituut)
05/05 Studiedag : Toegepaste Psychoanalyse (Idesça)
06/06 Seminarie : Psychoanalytische begrippen en praktijk (Vormingsinstituut)
11/05 Seminarie : De impact van de kliniek van de melancholie op het oeuvre van Freud (Vormingsinstituut)
13/05 Seminarie : De droomduiding (Vormingsinstituut)
14/05 Klinische presentatie (Vormingsinstituut)
20/05 Seminarie : klinische structuren: de dwangneurose (Vormingsinstituut)
25/05 Seminarie : analytisch werken met kinderen (Vormingsinstituut)
29/05 Studiedag : Toegepaste Psychoanalyse : Psychoanalyse en film.

"

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les fruits d'une analyse
02 mai 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "Le 27/04/04 17:41, vous avez écrit :

> D'accord cette question-là y'a que moi qui puisse y répondre - ou pas, alors
> en voici une autre, directe à ceux autre qui ont terminé leur analyse : vous
> demandez-vous tous les jours - avec rage et désespoir je précise ! - si votre
> analyse a été un succès ou l'échec de votre vie ? Le cas échéant, en quels
> termes vous formulez-vous la réponse - ou la question, peu importe ?"

(Suite... | 2541 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et névrose
29 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (1 lectures)
Anonymous a écrit : "From: Francis ANCIBURE
To: fcl-epcl-fr@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, April 29, 2004 5:58 AM
Subject: [fcl-epcl-fr] Conférence au Musée Bonnat (Bayonne)


Vendredi 30 Avril (20 h 30)

Dans le cadre des activités du Forum du Pays Basque (pôle 8),

Conférence de Michel LAPEYRE, Psychanalyste à Toulouse au Musée Bonnat
à Bayonne.

dans le cadre du thème de l'année: "Les parents sont-ils responsables
de la névrose des enfants ?".

Il abordera ce point : "Le lien social, la famille, l'enfant"

Musée Bonnat à Bayonne (5, rue Jacques Lafitte)

Pout tout renseignement: F.Ancibure 05.59.47.71.44.

"

(Suite... | 1130 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et E-Zine
29 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (5 lectures)
Anonymous a écrit : "psychanalyse et e-zine

le 29 avril 2004


PRODUIT COMMERCIAL OU OEUVRE ?

"Le Monde" du 29 Décembre 2001, après les déclarations de Jean-Marie Messier, patron de Vivendi Universal, cite le point de vue de quelques dirigeants politiques francais sur les créations artistiques. Deux conceptions




UNE LANGUE SERAIT UNE PLANTE !

Pour étudier l' origine des langues indo-européennes, linguistes, archéologues et historiens ont établi des similitudes lexicales et grammaticales entre des langues comme le sanskrit, le grec, le latin et plusieurs




Le modèle omm

L'atome de Rutherford



Les innovations

Produit commercial ou Oeuvre ?
Une langue serait une plante !



Méthodes

Soigner plutôt que détruire
Imitera-t-on le Manchot royal?




"

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psychanalyse et maternité
28 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (7 lectures)
Anonymous a écrit : "Sylvain Missonnier, maître de conférences en psychologie clinique à Paris-X, Nanterre

Ouvrez l'œil chez votre marchand de journaux : le nombre, le contenu et le succès des revues centrées sur le bébé témoignent d'une soif parentale croissante d'informations médiatiques sur la naissance de la vie et l'accueil du petit d'homme. Je suis psychanalyste en maternité et mon quotidien illustre combien cette actuelle surenchère multimédia (revues, livres, émissions de télévision, films, cédéroms, sites Internet...) reflète parfois la richesse de l'anticipation des parents, mais aussi très souvent leur vertige face à la création de la vie et la rencontre du nouveau-né.
C'est cette partition de créativité et de vulnérabilité dans l'institution-maternité que je vais tenter d'interpréter ici avec l'évocation de quelques rudiments théoriques de la clinique périnatale psychanalytique et de deux brèves illustrations. In fine, cette contribution est un plaidoyer en faveur de la prévention des troubles de la « parentalité » et des dysharmonies relationnelles précoces parents-fœtus-bébé."

(Suite... | 17896 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


le concept d' "objet " en psychanalyse
28 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (6 lectures)
Anonymous a écrit : "Bernard Baas, professeur de philosophie

Même si Freud n'a quasiment jamais parlé du « sujet », il est bien connu des philosophes que la question du sujet - de son statut (dès lors qu'il est travaillé par l'inconscient) et de sa substantialité (notamment dans l'expression énigmatique de Lacan : le « sujet de l'inconscient ») - est l'un des enjeux problématiques de la psychanalyse. C'est peut-être même le lieu commun de la philosophie dans son rapport à la psychanalyse (lieu commun devant aussi s'entendre comme ce qui fait la communauté de leur préoccupation). Mais on est généralement moins attentif à la question de « l'objet » - terme constant dans le discours freudien -, dont l'intérêt problématique n'est pourtant pas moindre"

(Suite... | 14617 octets de plus | 1 commentaire | Score: 0)


psychanalyse & philosophie (CNRS)
28 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "Les deux constituantes de la subjectivité
De fait, le centre de gravité que se donne la psychanalyse pour penser l'éthique est celui de l'individu qui, comme tel, doit pouvoir organiser ses représentations à partir d'un système de valeurs, et pour qui ces valeurs ne sont pas comme de hasardeuses conséquences psychiques du milieu de civilisation dans lequel sont immanquablement plongés tous les hommes. Bien plutôt, il faut pouvoir repérer le lieu d'émergence de ces valeurs, au moins sur deux plans distincts du sujet individuel :
" Note: Paul Mathias, professeur de philosophie La psychanalyse est une pratique, mais elle est également une pensée. Ce qui revient à postuler qu'elle ne met pas simplement en œuvre un ensemble de concepts techniques destinés à produire tels et tels effets thérapeutiques, mais qu'elle engendre une « vision du monde », et bien sûr une évaluation du rapport que les hommes entretiennent à leur milieu de vie et à leur civilisation. La psychanalyse ne consiste en ce sens pas seulement en un appareil épistémique d'action thérapeutique, mais bien en l'énoncé d'une vérité de l'Humanité et de l'homme en tant qu'Homme. Elle est une discipline recommandable, écrit Freud dans les Nouvelles Conférences d'introduction à la psychanalyse, « à cause de son contenu de vérité, à cause des lumières qu'elle nous donne sur ce qui concerne l'homme le plus directement, sur son être 1 ». Un point essentiel est cependant que l'humanité est décrite dans la pensée psychanalytique en termes de sujet, celui-ci en termes de désir, et le désir en termes de discours. Et c'est à partir d'un tel postulat que la question formulée par Lacan dans le Séminaire de 1959-1960 atteint toute sa pertinence, quand il reconnaît que « nous nous trouvons devant la question de savoir ce que l'analyse permet de formuler quant à l'origine de la morale 2 ». Ce qui est une façon de provoquer la psychanalyse à énoncer une théorie éthique dans les termes et selon les exigences d'une pensée transcendantale, et non pas simplement comme la description symptomatologique d'habitudes culturelles.

(Suite... | 8128 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


psychanalyse et cognitivisme
27 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "
--------------------------------------------------------------------------------

L'anglais : La Science : Les Sciences Sociales : La Science Cognitive :

--------------------------------------------------------------------------------
La Science Cognitive : Matières de la science cognitive qui peuvent enjamber une ou plusieurs sciences spécifiques comprenant la psychologie et la médecine. L'enchaînement situe les travaux et les index de Æ qui assument un modèle scientifique dans leurs références de Æ de processus ou rassemblement et sommaire de l'information. La Science Cognitive Des Sciences Sociales De la Science:
--------------------------------------------------------------------------------
Scientifiques Cognitifs De È
Conférences de È
Journaux de È
Programmes D'Université De È


--------------------------------------------------------------------------------
Intelligence Informatique De È
Culture , connaissance, et évolution de È

"

(Suite... | 53889 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


Psy chanalyse et psychothérapies
27 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (3 lectures)
Anonymous a écrit : "




..Janet ..Alexander ..Bowlby ..Cannon .......Kandel ......Edelman ..James Clérambault .....Freud ....Lacan ...Lebovici ....Klein ...Jung ...Bion



Lettre d'information www.techniques-psychotherapiques.org
n° 3
"

(Suite... | 10206 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)


R.M.Young homepage
26 avril 2004 à 00:00:00 CEST par aubedor (6 lectures)
Anonymous a écrit : "Robert M. Young Online Archive
Curriculum Vitae
Comments on the Work and Influence of R. M. Young
Writings
Reading Lists
Personal Information
R. M. Young - Online Books
Mind, Brain and Adaptation
Group Relations: An Introduction
Darwin's Metaphor: Nature's Place in Victorian Culture
The Culture of British Psychoanalysis
Mental Space
Whatever Happened to Human Nature?
Print Versions and Other Books
" Note: Forum Moderator Robert M. Young Co-Director, Human-Nature.Com and Professor of Psychotherapy and Psychoanalytic Studies Centre for Psychotherapeutic Studies University of Sheffield robert@rmy1.demon.co.uk

(Suite... | 5592 octets de plus | commentaires ? | Score: 0)

vendredi, avril 30, 2004

Service Social & Culturel du Collège d'Analyse Laïque

Service Social & Culturel du Collège d'Analyse Laïque
Dans chaque voix, dans chaque interdiction, j'entends les chaînes forgées par l'esprit (W.Blake)
May 01, 2004 - 12:16 AM


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Le symptôme : une métaphore ?



Le symptôme : une métaphore ? J. Lacan, influencé par la linguistique, considère que l’inconscient est structuré comme un langage et que les lois qui le régissent sont la métaphore et la métonymie. Pour lui, certains symptômes peuvent être assimilés à une métaphore, mais qu’est-ce qu’une métaphore ? Dans une chaîne signifiante, c’est-à-dire dans une succession de mots (de signifiants) on remplace un signifiant par un autre de sorte que le signifiant remplacé devient le signifié et génère au niveau de la phrase un sens nouveau. Pour illustrer cette substitution prenons le vers connu de V. Hugo : « sa gerbe n’était point avare ni haineuse.» Ici le signifiant gerbe remplace le nom Boos qui devient le signifié de gerbe. C’est une métaphore qui a pour propriété de créer du sens ; la gerbe pouvant évoquer le père, la fécondité, la fraternité. Selon le même mécanisme de substitution, le symptôme relève dans certains cas de la métaphore. Ainsi cette jeune patiente, à certains moments, ne voit que la partie gauche des objets, des personnes et d’elle-même dans le miroir. Or ce symptôme ne se produit que lorsqu’elle est confrontée à une situation dont elle n’a pas tous les éléments, plus particulièrement après des disputes de son père avec sa mère dont elle ne voit pas les raisons. C’est comme si à un moment donné, elle s’était dit je n’ai pas tous les éléments pour y voir clair ; je ne peux donc voir la totalité des choses. Le symptôme voir la moitié des choses s’est substitué à la réflexion qu’elle a pu se faire ; cette réflexion a été refoulée à son insu de sorte qu’il n’est resté que le signifiant corporel (ne voir que la moitié) détaché de son signifié (je n’ai pas tous les éléments.) Une autre patiente présentait une impossibilité de marcher d’origine hystérique associée à une difficulté à garder la station debout. Sous-jacente à cette difficulté, l’analyse révéla que cette patiente avait cruellement souffert du manque de la présence de son père. La verbalisation de la remarque par l’analyste que l’appui de son père lui avait toujours manqué eut pour effet de la guérir de son symptôme. Prenons un autre exemple, célèbre celui-là, d’une patiente de Freud qui souffrait de douleurs au bas du dos. Au cours d’associations libres, elle s’arrête au mot Kreuz qui signifie croix en disant que la croix symbolise sa douleur morale. En Allemand, Kreuz signifie également le sacrum, Freud lui fait remarquer le lien entre sa douleur morale et ses douleurs au sacrum ce qui eut pour effet de faire disparaître les douleurs. La souffrance physique s’était substituée à la souffrance morale. On voit à travers ce cas, comment d’une souffrance morale le patient est passé sans s’en apercevoir à une souffrance physique par l’intermédiaire du double sens du mot Kreuz (croix et sacrum) et comment le signifié la douleur morale s’est trouvée refoulée dans l’inconscient du fait de son caractère insupportable pour le sujet. L’échec de la symbolisation, de la mise en mots, s’est traduit par une inscription au niveau corporel voulant dire la même chose mais dans un autre registre (celui où les mots ne sont plus nécessaires.) Le symptôme est donc bien dans certains cas une métaphore : un signifiant s’est substitué à un autre signifiant dont le signifié a été refoulé. Traduire le symptôme physique en mots pour qu’il puisse se faire reconnaître et nommer par la parole permet sa disparition. C’est aussi pour le sujet l’écriture de la page manquante ou censurée de son histoire dont la continuité et l’unité sont restaurées. JP BÈGUE Psychanalyste www.monpsychanalyste.com



Bienvenue au SS & C du Collège



Le Collège d'Analyse Laïque a pour vocation à la fois la mise en place d'un outil de travail pour les analystes (et non-analystes) en formation et le retour à la pratique et aux interrogations nées de cette pratique pour tous les praticiens del'analyse, dont la formation n'est d'ailleurs jamais achevée




médecins du monde...
Posted by: franstassigny@hotmai on Thursday, April 29, 2004 - 01:39 AM GMT



De : Augustina
Envoyer : mercredi 28 avril 2004 6:02:24
À : , ,
Objet : malaise...




--------------------------------------------------------------------------------

Pièces jointes : dbarrows.gif (146 octets)

http://www.medecinsdumonde.org/nl%20avril%2004/irak.html

22.04.04 - Territoires palestiniens - Attaque contre trois ambulances dans la Bande de Gaza. Deux secouristes du Croissant Rouge Palestinien blessés.
>> English Version

15.04.04 - France - Rroms - Les forces de l’ordre ont procédé le 14 avril à trois expulsions de lieux de vie, amplifiant encore les difficultés que connaissent les Roms en Ile de France

14.04.04 - Irak - Evacuation des équipes de Médecins du Monde en Irak La détérioration de la situation en Irak a contraint les équipes expatriées de Médecins du Monde (France et Espagne) à quitter le pays. L’association dénonce la prise d’otage de travailleurs humanitaires comme constituant une violation du droit international humanitaire.





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Carnage dans la civilisation
Posted by: franstassigny@hotmai on Monday, April 26, 2004 - 11:54 PM GMT


Carnage dans la civilisation

24 avril 2004

Par Augustina...



Luna - Comment ça a commencé ?

Luna tourne sur elle-même et regarde, désolée, latéralement l’étendue du désastre… les yeux perdus à l’horizon des poubelles humaines, des cadavres desséchés répandus volontairement par la milice en guise de représailles… des livres jonchent le sol… Pas un mot ne sort de sa bouche, elle est comme muette…

Jean – Moi, je me souviens qu’au réveil, je ne pouvais plus rien voir…

Luna – Je me souviens très bien, mais je n’aime pas en parler… J’étais à Paris, j’écrivais sur mon ordinateur… il avait fait exceptionnellement chaud ce jour-là, le printemps s’était montré audacieux, comme une sorte de présage, tout le monde était dans les rues, les parcs, les voitures. Les bruits du dehors montaient comme une odeur qui se répandait dans les appartements, j’avais aussi ouvert les fenêtres pour respirer un peu... Il y a eu d’abord une panne d’électricité, puis les sonnettes d’alarmes se sont mises à hurler. Je venais de trouver l’appartement, nous nous apprêtions à déménager… tout était prêt… dans la cour le son du jet d’eau de la gardienne courait le long des dalles et laissait présager qu’il était 20 heures, l’heure du ménage, de la toilette des poubelles vertes… Les radios des décapotables ronflaient des bruits rythmés à la mode… puis toutes sortes de sonnettes, d’alarmes et de sirènes s’égosillaient, déchiraient l’atmosphère tranquille d’un samedi après midi de printemps… Sale printemps !





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les combats des chercheurs
Posted by: franstassigny@hotmai on Friday, March 12, 2004 - 12:30 AM GMT


Plus de 2 000 chercheurs votent leur démission
LEMONDE.FR | 09.03.04 | 09h16 • MIS A JOUR LE 09.03.04 | 21h13
"La démission n'est ni une fin en soi, ni un arrêt du mouvement, c'est un passage obligé", a lancé mardi le porte-parole du collectif Sauvons la recherche. La veille, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, estimant qu'"une démission n'est jamais un succès", a affirmé ne pas souhaiter "que la renommée scientifique internationale de la France soit ainsi fragilisée". Les chercheurs en appellent au chef de l'Etat.
Plus de 2 000 chercheurs (976 directeurs d'unité et 1 110 chefs d'équipe), réunis mardi 9 mars en assemblée générale à l'Hôtel de ville de Paris, ont voté massivement pour la démission de leurs responsabilités administratives, a annoncé Alain Trautmann, le porte-parole du collectif Sauvons la recherche, à l'issue d'un vote à bulletin secret. Ils ont ensuite rejoint plusieurs milliers de chercheurs - 15 000 selon les organisateurs, 5 300 selon la police -, qui étaient rassemblés sur la place de l'Hôtel-de-Ville pour manifester leur soutien à leurs patrons démissionnaires, puis ce sont rendus au ministère de la recherche, rue Descartes dans le 5e arrondissement.





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virgule de M.Antonis
Posted by: franstassigny@hotmai on Monday, February 02, 2004 - 06:55 PM GMT


J'habite au bord des mots qui ne commencent ni ne finissent rien. Des mots intérieurs dont l'oeuvre est une braise portée à du bois sec. Des mots qui font la pointe et ne souffre ni qu'on les ignore ni qu'on les touche. Je suis, regardez-moi, leur compagne orpheline, leur part de voix, leur seconde. Je les contiens de loin. Ils sont au bout du chemin, j'y suis, ils se répètent, j'induis une différence, ils s'énumèrent, j'établis une distance, çils font une digression, j'endigue le fleuve et prépare en aval le lit d'un ruisseau. Ils sont entre guillemets je les sauve d'une liaison encombrante. Entreparenthèses j'emboite le pas de cette grossière intruse afin - laissez-moi vous montrer - afin de casser le volume et d' amortir le choc car, c'est vrai, les coins, tous les coins y compris celui qui soutient mon effort et qui porte mon nom ont eux aussi le pouvoir d'arrêter un convoi et de mettre en partance les nouveaux arrivants. Il est également vrai que nul ne signe, nulle trace écrite, nul habitant de la phrase n'a connu et fréquenté d'aussi près les membres pliants de l'écriture : - ces poignets, ces coudes, ces genoux, tout ce par quoi elle tourne, se penche, se courbe dans les creux, les articulations, les plis. Mais je devine, mais oui, je sais, je vous entends me dire que la virgule de nos jours n'a plus cette importance, que les mots désormais courrent, accourent, drainent, charient, dévalent, n'apportent, déportent, emportent et déchargent comme ici des monts éclatés qui n'ont que faire de nos prisons dorées, que là où Baudelaire nous confiaient le soin de border les abîmes Joyce et Mallarmé se sont entourés de vide réduisant de moitié nos heures de veilles, il n'en demeure pas moins - lisez les biens qu'ils ont besoins eux - de nous, fondant tantôt leurs souffles sur notre rareté et trouvant ce soupçon d'air qui relance le cerf volant sur le point d'atterrir et tantôt oubliant leur ascèse subitement étonné et ravi de nos humbles services, nous sonnant comme des soubrettes tous les deux ou trois mots. Ainsi cette réplique de l'hérodiade je m'en vais vous dicter afin que tout se sache
Non virgule
Pauvre aïeul virgule
Soit calme et virgule
En t'éloignant virgule
Pardonne à ce coeur dur virgule
Mais avant virgule
Si tu veux virgule
Clos les volets virgule
L'azur sera fixe
Sourit dans les vitres profondes virgule
Et déteste virgule
Moi virgule
Le bel azur point d'exclamation

Quoi d'autre
Ah si quand même
Un brin d'histoire

Je suis né en 1534, fille du mot latin "virga" qui veut dire verge, j'en suis le diminutif, l'allégorie, la plus simple expression. Je suis donc bel et bien l'instrument secret des accouplements des adieux et des retrouvailles. Moi virgule la verge miniature que les latins et les slaves tracent prudemment la pointe fine vers le bas tandis que les Arabes d'un trait inversé la tourne vers le haut en position heureuse.
(Dominique Edé ?)
Amicalement.
Marianne Antonis.




Note: source : psychanalyse

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dossier "zizek"
Posted by: franstassigny@hotmai on Wednesday, January 28, 2004 - 09:15 PM GMT


sur http://membres.lycos.fr/aubedor/lamoire/index.php


psychanalyse & philosophie
28 janvier 2004 à 00:00:00 CET par aubedor (3 lectures)
Pouvoir désirer, pouvoir vivre, pouvoir mourir : pouvoir domination et
liberté chez Kant, Fichte, Hegel.
par Nicole-Edith Thévenin
La problématique du pouvoir renvoie, dans la quête exclusivement judiciaire
des comportements financiers de nos politiques, au seul problème de la
légalité, à la seule question de l'honnêteté. Déficit du politique certes
qui laisse au seul droit et à la morale qui s'y rattache en son fond le
terrain déserté de la parole publique où le scandale remplace la pensée des
processus.





Note: envoi chez franstassigny@hotmail.com

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La Moire
Posted by: franstassigny@hotmai on Tuesday, December 23, 2003 - 09:35 PM GMT


Les Moires étaient la personnification du Destin. On les considérait comme les filles de Zeus et de Thémis mais parfois elles sont les filles de la Nuit. En général elles surveillent le destin des hommes plus qu'elles ne le déterminent.



Les Moires par STRUDWICK

Dans la mythologie grecque le Destin est parfois personnifié tantôt distinct de Zeus, tantôt confondu avec lui. Mais en général, les autres dieux et Zeus lui même paraissent soumis au Destin comme l'affirmait Eschyle dans "Prométhée enchaîné". De nombreux d'auteurs classiques considéraient les Moires comme plus puissantes que les dieux eux mêmes; Homère et Virgile représentaient Zeus pesant sur une balance les sorts des héros. Ainsi, Zeus apparaît plus comme l'exécuteur du destin que comme celui qui le détermine. C'est la Moire qui empêche les dieux d'intervenir sur les champs de bataille de Troie lorsque le héros voit sa dernière heure arriver.
Le Destin a divers noms ou divers agents qui se rapportent tous à l'idée de "la part réservée à chaque être"(de vie, de bonheur, de malheur).
On peut citer: l'Aisa ou la Moira homérique, le Moros d'Hésiode qui était fils de la Nuit. Plus tard on imagina plusieurs Moires et d'autres abstractions divinisées telles que Anankê ou Tyché, Fatum des Romains (la parole immuable), les Parques, la Fortune, la Nécessité.

Les Moires étaient trois:
- Clotho, qui filait les jours et les événements de la vie.
- Lachesis, qui enroulait le fils et tirait les sorts.
- Atropos, qui coupait avec ses ciseaux le fil de la vie.
Chez les Romains les Parques se nommaient Nona, Decima et Morta. Elles présidaient à la naissance, au mariage et à la mort. Elles étaient représentaient sur le Forum et on les appelait Tria Fata ( les 3 fées).

Les Moires ne jouèrent pas un rôle directement très important: Elles aidèrent Zeus dans son combat contre les Géants et contre Typhon. Par contre elles furent trompées par Apollon qui les fit boire et elles laissèrent ainsi vivre au delà de sa part de vie son ami Admète.





"Cessons d'être passif ou spectateur du désastre" Amab Diotime




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L’aL’analyste : un sorcier des temps moderne ?
Posted by: franstassigny@hotmai on Wednesday, December 17, 2003 - 06:33 AM GMT


L’aL’analyste : un sorcier des temps moderne ?


Dans le village d’Auvergne où je vais passer les vacances depuis mon enfance vit un homme qui possède un pouvoir particulier.
Il a le don d’arrêter le feu ; il supprime la douleur provoquée par la brûlure et prévient les éventuelles séquelles puisque quel que soit le degré de la brûlure il n’y a aucune cicatrice après son intervention.




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PETITION AMAZONIE
Posted by: franstassigny@hotmai on Wednesday, December 17, 2003 - 06:33 AM GMT


PETITION AMAZONIE
Le congrès Brésilien vote maintenant un projet qui réduira la Forêt
d'Amazonie à 50 % de sa taille. Cette pétition vous prendra 1 MINUTE,
mais S'IL VOUS PLAÎT, mettez vos noms en bas de la liste et envoyez-la.
Le secteur à déboiser représente 4 fois la taille du Portugal et serait
principalement utilisé pour l'agriculture et les pâturages pour le
bétail. Tout le bois doit être vendu aux marchés internationaux par des
grandes sociétés multinationales sous la forme de tranches de bois.

La vérité est que le sol de la forêt d'Amazone est inutile sans la
forêt.Il est très acide et la région est encline aux inondations
fréquentes. À ce jour plus de 160 000 km. carrés déboisés dans le même
but sont abandonnés et ont entamé un processus de désertification. Le
déboisement et le traitement du bois à cette échelle libèrent dans
l'atmosphère des quantités énormes de carbone, qui sont actuellement
enfermées dans le bois, accentuant ainsi l'effet de serre et les
changements climatiques. Nous ne pouvons pas laisser faire !

Copiez s'il vous plaît le texte dans un nouvel e-mail, mettez votre nom
complet dans la liste ci-dessous et envoyez à chaque personne que vous
connaissez.
( NE FAITES PAS SIMPLEMENT SUIVRE CETTE PETITION EN APPUYANT SUR "FAIRE
SUIVRE", AFIN D'EVITER LES RANGEES DE >>>>>>>>.) Si vous êtes la 400ème
personne à signer, s'il vous plaît, envoyez une copie à :
Fsaviolo@openlink.com.br


Note: augustina.b@free.fr

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aide aux malades du cancer
Posted by: franstassigny@hotmai on Sunday, December 14, 2003 - 05:06 AM GMT


http://www.psychisme-et-cancer.org

Depuis quelques années, de nombreuses formes d'aide et de soutien se sont développées pour accompagner les malades atteints de cancer dans cette expérience douloureuse à laquelle les confronte la maladie.

Il n'est pas toujours facile de comprendre la spécificité de ces aides : soutien social, soutien psychologique, entraide entre malades, chaque forme d'aide peut être utile. Mais chacune aussi comporte ses limites.
C'est pourquoi il nous paraît important de comprendre la spécificité, très particulière, de l'aide que nous apportons, et quelle est notre compétence.



Pourquoi ce Centre ?

Le cancer, par la gravité et le caractère angoissant de l'atteinte qu'il représente, est une maladie qui affecte le sujet dans tout son être et peut provoquer de profonds bouleversements physiques, mais aussi psychiques et existentiels.

Notre expérience de psychanalystes consultants et thérapeutes auprès des malades cancéreux nous a montré la nécessité de créer, en marge des institutions hospitalières et en complémentarité avec la prise en charge essentiellement médicale qu'elles assurent, un lieu d'accueil thérapeutique répondant aux besoins psychiques spécifiques de ces malades et de leur entourage, aux problèmes et aux questions que leur pose la maladie cancéreuse.

L'esprit qui anime ce Centre






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laïcité....et construction européenne
Posted by: franstassigny@hotmai on Wednesday, November 12, 2003 - 10:14 AM GMT


LAÏCITÉ,CONSTRUCTION
EUROPÉENNE

Quelle que soit la géographie de l'Europe politique
que nous puissions envisager,les trois religions monothéistes
et autres sont présentes à l'intérieur et à sa périphérie.

- une laïcité européenne ne pourra pas
se construire en ignorant ce constat.
- ne risquons nous d'aller vers une Europe
où les restes des identités nationales influenceraient
une conception particulière de la laïcité ?
- de sa réussite dépendront aussi les relations
que cette Europe entretiendra avec les pays de l'est
et du sud de la Méditérranée.





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la ligne jaune

Article de R.Abibon Posted by: franstassigny@hotmai
Ligne jaune

Liminaire

Je vais parler d’un de mes rêves, fait à propos d’un de mes analysants. Le but n’est pas de parler de cet analysant, mais de la psychanalyse, en son exercice. Tout cet article et tout ce que je peux écrire par ailleurs va dans ce même sens : on ne peut pas parler de l’autre, surtout pas en analyse. Par contre on peut parler de soi, et de l’effet que l’autre a produit sur soi. C’est ce que je me propose de faire, sous le registre d’analyse du transfert, par le bout qui est le mien.
Je cite donc cet analysant sous un pseudonyme, et je crois que le peu de chose que je dis de lui ne permet pas de l’identifier. J’y ai veillé. Mais si jamais lui-même tombait sur cet article, et si par hasard il se reconnaissait, ce dont je doute, je lui dis ici bien clairement qu’il ne s’agit pas de lui, mais de moi… dans ma relation à lui, certes. Il se trouve que cette relation s’est interrompue dans le moment où j’achevais l’interprétation de ce rêve. Je ne lui en avais pas fait part, évidemment, d’autant qu’il s’agit de ma façon d’avoir vécu ce transfert. Je pense à présent que ma résistance à entendre ce qui dans cette relation était de l’ordre du désir est la cause de cette rupture.
Si donc, il tombe sur cet article, je lui demande instamment de prendre contact avec moi : il y a là de l’inachevé, dont la seule façon qu’il me reste de le travailler, c’est d’accomplir cette étude théorique.


Un rêve qui écrit le transfert

J’ai fait le rêve suivant :
Claude Debrouwer, l’un de mes analysants, est mon père. Je m’entretiens avec lui devant la porte de son bureau, situé dans une petite maison située en contrebas de la mienne. Je revois les moments de la construction de ma maison. Il fait de la formation ; il me confie les clefs de son local, pour que je puisse répondre au téléphone en son absence. Je lui demande, avec sollicitude : Tu as des contrats au moins ? Non, hélas, mais je veux partir en vacances pour me décrasser un peu la tête ; faire un voyage, un tour en Europe, dans les îles. (Je reconstitue, ses paroles n’étaient pas aussi précises je sais qu’il a dit quelque chose comme ça). Je me dis, bon, il a les moyens quand même, pour quelqu'un qui n’a pas de contrats. Il est un peu affolé il voudrait justement que je sois là au cas où on téléphonerait. Je lui demande s’il a des fiches, des textes, des dossiers, afin que je puisse répondre…il me dit qu’il préparera ça. Je reçois une analysante, il me semble dans cette petite maison qui aurait une seule pièce. Puis je la raccompagne au seuil ; c'est-à-dire, je suis sorti avec elle par derrière, on a fait le tour de la maison ensemble, et on se retrouve devant la porte principale, devant, là où je m’entretenais auparavant avec mon « père ». Là, je rencontre la mère de ma fille, qui me dit que j’ai 50 et quelques balais, et que j’ai dit ça il y a peu, à l’occasion d’un jeu de mot dont je ne me souviens plus… l’analysante a de très longs cheveux frisés, le nez camus, jolie, pas très jolie, agréable, quoi…un battle dress, un jean…je la raccompagne jusqu’à la porte du jardin, en me disant que c’est un peu inhabituel, mais enfin, la porte ou la porte du jardin, puisque j’ai un jardin, c’est toujours la raccompagner à la porte. Or, je me retrouve à marcher à côté d’elle dans la rue. Ça loupe pas, elle m’invite à boire un pot. Je refuse aimablement, amusé par la puissance de son transfert. Elle insiste, mais je refuse, c’est non.

1) premier tour de l’interprétation : à propos du rêveur, analysant.
a) globalement
Une ligne jaune est ici bien lisible, écrite en pointillés : d’abord un trait sur le seuil du bureau de mon « père », redoublé par le moment où je rencontre au même endroit la mère de ma fille ; puis sur l’autre seuil situé de l’autre côté de la maison, enfin à la porte du jardin. Trois traits que je franchis comme autant de transgressions. Jusqu’au dernier « trait » qui n’est écrit d’aucun seuil et que je ne franchis pas : à l’opposé de l’écriture qui différencie des lieux, je pose cette parole qui dit non. Le pointillé est ambigu : localement, autant au niveau de chaque trait, on peut le considérer comme un continu interdicteur, autant il peut être lu au niveau de chaque vide, comme une autorisation. Mon attitude l’est aussi, franchissant des seuils comme autant d’interdits dont je ne tiens pas compte, puisque j’en fais des portes, mais des portes ouvertes. Pourtant, si tous ces passages écrivent une lettre signifiant mon désir, celui-ci finit par m’amener, paradoxalement, à émettre moi-même un interdit sous une autre forme que d’écriture : une parole qui dit non.
Je parle encore de lignes jaunes, alors que sur les routes, il y a beau temps qu’elles sont devenues blanches. La couleur vue dans l’enfance prévaut, pour moi comme pour les analysants qui ont connu autrefois cette couleur comme signe de l’interdiction du franchissement. Dans mon rêve, je la lis comme pointillée, signe au contraire d’une autorisation.
C’est environ six mois plus tard que l’analysant de mon rêve, que j’ai nommé ici Claude Debrouwer, évoque la ligne jaune dans une séance. Il l’énonce comme une métaphore des excès dont il se rend coutumier . Cette évocation me fera revenir à ce rêve que j’avais noté, m’amenant à en revoir l’interprétation. L’originalité de la méthode psychanalytique, nous dit Freud dans la « Traumdeutung », c’est que, au contraire de toutes les autres méthodes, elle confie au rêveur le soin d’interpréter son propre rêve. Par conséquent, que le propos d’un analysant m’amène à interpréter un rêve, c’est le juste retour de la fonction interprétative. Comment pourrais-je par contre m’autoriser à parler de cet analysant ? La question ne se pose même pas : il m’est impossible d’en parler. Pas seulement du point de vue de l’éthique, mais simplement du point de vue de la méthode analytique, telle que Freud la décrit en rapport aux rêves. Certes, Freud ne s’est pas privé d’analyser de nombreux rêves d’autres personnes, mais sa méthodes ainsi que les conséquences qui en découlent, ils les a établies lors de l’élaboration de « L’interprétation des rêves ».
Si on veut s’en tenir à la méthode analytique, telle qu’il l’a strictement développée dans cet ouvrage alors, il ne saurait être question d’interpréter d’autres rêves que les miens. Mais, que je m’en tienne aux rêves qui font intervenir mes analysants, voilà qui me permet de parler de mon exercice de la psychanalyse. Lacan l’avait radicalisé dans deux formules lapidaires : « il n’est de transfert que de l’analyste » et « il n’est de résistance que de l’analyste ». On notera l’emploi du discordantiel, dans lequel on peut lire que, si l’analyste veut parler du transfert ou de la résistance, il ne peut qu’en passer par le bout qui lui appartient, mais que ce n’est pas pour ça que, ce faisant, il ne dit rien de l’autre, l’analysant. Car « le bout qui lui appartient » est déjà une formule bien étrange. Comment puis-je dire qu’un bout de parole m’appartient ? C’est comme le bâton de Raymond Devos, vous lui coupez le bout, et vous n’obtenez pas un bâton privé d’un bout, mais deux bâtons munis chacun de deux bouts ! Aussitôt énoncée, la parole est entendue, et ceci avec toutes les déformations que l’auditeur ne manque pas d’y introduire ; ainsi la parole n’est-elle jamais celle de quelqu'un, mais celle produite dans un certain contexte par la mise en présence d’un qui parle à un autre qui écoute. Et celui qui écoute contribue tout autant au façonnage de ce qui s’énonce entre les deux. Il est même l’élément essentiel de la résistance : c’est en fonction de ce que j’imagine de l’autre auquel je m’adresse que je vais me censurer plus ou moins ou de telle ou telle façon.
Tout le monde a fait cette expérience : au-delà de se vouloir toujours « un » et d’être celui qui toujours « dit ce qu’il pense », et qui pense toujours la même chose (ce qui est bien triste), au-delà de cette unité de façade, un peu d’honnêteté suffit pour se rendre compte que, tel événement je ne l’ai pas raconté de la même façon à un tel et à tel autre. Par exemple, de mon conflit momentané avec mon patron je ne vais sûrement pas lui en dire la même chose à lui, que, le soir, à ma femme… quant aux difficultés avec ma femme, je ne vais certainement pas en dire la même chose avec elle et avec mon collègue de travail.
Alors où est l’objectivité de « l’événement » ? Il n’y en a pas ; il n’y a que des points de vue divers, qui ne tiennent pas seulement à la diversité des personnes, mais à la diversité des moments chez une même personne.
Pas de « cas » en psychanalyse, si ce n’est le mien. Impossible donc de parler, en analyste, de l’autre : l’analysant. Je ne peux en parler que de mon point de vue, qui est aussi celui d’un analysant. Mais c’est ça, exercer pour quelqu'un la fonction de l’analyste : se faire l’analysant du rapport à l’analysant, afin par une parole sur ce qui se noue dans la cure, de dissoudre ce qui, au moins chez l’analyste, fait résistance à l’avancée de celle-ci.
Comment puis-je, en effet, m’autoriser à parler de mon exercice de la psychanalyse, si ce n’est de la façon dont je me suis autorisé de moi-même, c'est-à-dire en parlant de moi ? La formule de Lacan « le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même » offre à la lecture deux remarques : d’abord son aspect modal, qui emprunte la négation discordantielle. En effet pourquoi « ne s’autorise que » plutôt qu’un « s’autorise » qui serait une assertion forclusive ? Je réponds : parce que dans ce discordantiel, « ne…que », je lis ce qui fait le contenu de ma deuxième remarque : entre moi et même se lit un trait d’union qui tout aussi bien sépare. Le forclusif, c’est ce qui empêche que, passé une certaine date, telle candidature ne soit plus valable ; soit, d’une manière plus générale, que, franchie une certaine limite, telle lettre ne soit plus retenue comme lisible. Le discordantiel, ce qui est propre au discours, permet au contraire de lire dans ce « moi-même » le clivage du sujet. Ainsi devant un miroir pourrais-je avancer : ce n’est pas moi, ce n’est que mon image…et pourtant, c’est bien de moi qu’il s’agit.
Ici s’engendre le sujet dans sa différence d’avec le moi. Le sujet naît de cette parole qui entonne la discordance du « ne…que », brisant l’illusoire unité du moi et du m’aime. Le narcissisme ne tient pourtant que de cela : comment pourrais-je aimer ce moi comme objet s’il n’était distinct de moi-même ?
Je vais donc m’autoriser à lire les seuils de mon rêve comme autant de traits liant et séparant le moi du même, au même titre que le trait d’union typographique qui en fait la saveur littérale. Un de mes analysants est cité dans ce rêve, sous la forme étonnamment proche de mon père. Nous allons voir que toute la question de l’analyse comme traversée du transfert, se trouve posée par ce rêve. Entre l’analysant et l’analyste, est-ce Un ? est-ce deux ? S1 à S2 ? Cette question est déjà posée depuis belle lurette pour tout un chacun, et donc pour moi : mon père et moi, est-ce Un ? Est-ce deux ? Nous avons le même nom, mais un prénom et une génération nous sépare. Nous avons surtout le même objet d’amour : la mère, et c’est pourquoi nous convoitons la même place
La question était aussi posée dans le premier concile, à Nicée, dans la controverse d’Arius et d’Athanase : le père et le fils, est-ce un, est-ce deux (S1 à S2) ? Sont-ils oui ou non la même personne divine ? Elle se redouble au 4ème concile, celui de Calcédoine : Jésus a-t-il une double nature, homme et dieu, ou n’en a-t-il qu’une seule ?
b) Localement : premier seuil, père et fils.

Pour ce qui est d’occuper la même place, je parle de mes aspirations inconscientes, évidemment. Mon père, lui, il y est autorisé, à avoir de telles aspirations. C’est normal, ce n’est pas sa mère : pour lui, c’est sa femme. Pour cet objet là, il a droit à la place vacante dans les pointillés, tandis que je n’ai qu’à me conformer au trait interdicteur. Sauf que mes aspirations ne s’éteignent pas, elles font semblant de s’éteindre : elles tombent sous le coup du refoulement.
Et voilà qu’à la faveur d’un rêve, elles se manifestent encore, sous cette forme dissimulée (mon père, ce n’est que l’un de mes analysants) et inversée (au lieu de me l’interdire, voilà qu’il me fait savoir que sa place est vacante, et, mieux, il me demande de la prendre ! Et, mieux encore : pour répondre aux appels à sa place !!).
Dans « L’interprétation des rêves », Freud établit que tout rêve est la réalisation d’un désir. Il ne faut pas oublier que, comme tout rêveur, je suis le metteur en scène de mon rêve, et en tant que tel, je tente une écriture de mon désir. En l’occurrence je désire que mon « père » me demande de prendre sa place.
Il n’y faut pas grand-chose de plus pour y reconnaître le complexe d’Œdipe le plus commun. Pourquoi prendre la place qu’il laisse si complaisamment vacante (il part en vacances), si ce n’est pour que je réponde aux appels à lui destinés ? C’est ce qui va se passer à la fin du rêve : je me mets en position de recevoir une demande… de mon analysante. Autrement dit, tout ce parcours autour de la maison et à travers trois seuils décrit une boucle autour de ce désir qu’on me demande. Le désir de mon rêve attribue à l’Autre, mon « père », le désir de s’en aller : c’est donc mon propre désir qui se dévoile ici, désir qu’il parte et me laisse sa place. Loin de me faire avoir par sa demande, à laquelle je pourrais agréer par piété filiale, ce vide me démasque comme organisateur d’un départ dans lequel c’est lui qui se fait avoir, puisque je lui pique sa place.
Bonne vérification du principe de plaisir : ce rêve est bien la réalisation d’un désir.
Mais vingt ans plus tard, Freud remettait en partie en question sa formule du rêve « réalisation d’un désir », c'est-à-dire en dépendance du principe de plaisir : avec le fort-da, et les rêves des traumatisés de guerre, la répétition prend le pas sur le plaisir. Vous savez, le fort-da, c’est ce jeu que Freud repère chez son petit-fils, qui consiste à jeter des objets au loin. L’enfant jette un objet au loin en disant « O-O-O-O», ce que Freud entend comme « fort », loin, dans la mesure où il a entendu aussi comme « da », (là ) ce qui se produit moins souvent : le retour de l’objet salué d’un « A-A-A ». Selon le principe de plaisir, ce fameux « AAA », signant les retrouvailles avec l’objet aimé, aurait dû être le moment le plus fréquemment joué. Or c’est l’inverse dont Freud est le témoin. Au lieu de lutter contre le départ ou la perte, ce qui serait la logique du principe de plaisir, le sujet en rajoute. L’enfant souffre du manque de sa mère, et il crée du manque supplémentaire. A première vue, il se crée donc de la souffrance supplémentaire. La répétition prend le pas sur le plaisir.
Cette répétition est un essai de nouer par une création symbolique ce qui échappe sans cesse, et que Lacan nommera le Réel. Les rêves qui répètent le traumatisme, le jeu qui reproduit le départ redouté, témoignent d’un effort de ce qu’il nomme alors la pulsion de mort : une tentative échouée de lier le troumatisme par de la parole et de l’écriture. Freud interprète alors ainsi la globalité du phénomène : la mère s’en va à son gré, laissant l’enfant impuissant devant ces départs inexpliqués. En l’envoyant balader sous la forme métaphorique d’un objet quelconque, l’enfant récupère de cette perte un semblant de maîtrise : c’est lui qui la fait partir. Ce départ-là, celui du jeu, il s’accorde la satisfaction de l’avoir créé lui-même. Autrement dit : de la perte consentie de l’objet, naît du sujet.
Ça n’a aucune incidence sur la réalité, mais ça aide quand même à vivre. De ce fait l’enfant inaugure, dans l’opposition O-A, la parole, nouée à l’écriture du geste par lequel il jette et reprend. Je dis écriture, mais il s’agit, non pas de l’écriture alphabétique que nous connaissons en occident, mais une écriture qui « ressemble », non au son, mais à l’événement représenté : partir et revenir. En ce sens, c’est une écriture qui aurait la structure des hiéroglyphes égyptiens et de l’écriture chinoise.
De là se noue le nœud borroméen de Lacan : trois ronds, par lesquels le rond imaginaire (écriture) et le rond symbolique (parole) permettent au rond du Réel de trouver sa place au sein de la structure ; mais ce n’est plus le réel, c’est ce tenant lieu que nous nommons réalité. Ce nœud se présente comme le noyau élémentaire d’une étoffe voilant la perte, tissage dont les allées et venues de l’objet, les retours récurrents du rêve ou du symptôme constituent la navette.
Tout le problème réside dans le consentement associé à cette perte, qui est une autre façon de parler de l’inversion de la pulsion, pour parler freudien : il s’agit de passer du passif à l’actif, de la perte subie à la perte créée. Autrement dit encore : pas de sujet sans objet, ni sans objet… perdu.
Les départs de ma mère, son manque d’attention à mon égard étaient un troumatisme ? J’en attribuais la cause à ce père pas souvent là, mais dont elle parlait souvent. Et je fais partir ce père, lui attribuant l’aimable intention de me laisser sa place pour répondre aux appels - de la mère : c’est le seul complément que j’ajoute au titre d’une interprétation qui jusqu’ici ne concerne que moi. Malgré les années d’analyse, cette inscription reste encore là, tissant la toile de fond sur laquelle vient s’inscrire toutes les nouvelles expériences, y compris celles que me racontent les autres.
Mais tout cela reste conforme au principe de plaisir : jeter le père, ce n’est pas jeter la mère. Ce n’est pas en rajouter sur la perte comme dans l’interprétation freudienne du fort-da, c’est au contraire se donner les moyens de la permanence de la possession de l’objet.
Freud mentionne dans la suite de son texte que ce même enfant, « avait coutume un an plus tard, de jeter par terre un jouet contre lequel il était en colère en disant « va-t-en à la guerre ! ». On lui avait raconté alors que son père absent était à la guerre et, loin de regretter son père, il manifestait de la façon la plus évidente qu’il ne voulait pas être dérangé dans la possession exclusive de sa mère. »
Là, Freud donne un exemple qui va dans le sens du principe de plaisir, et non dans son au-delà, la pulsion de mort. Et il ne signale pas que cet exemple, loin d’aller dans le sens de sa démonstration de la pulsion de mort, va dans le sens du principe de plaisir. Cela constitue quelque difficulté à comprendre son texte. C’est plus proche de mon rêve. Cependant, mon désir de voir partir mon « père » est aussi double que contradictoire. En le faisant partir et en lui attribuant le fait qu’il me demande, d’une part il s’agit subrepticement de prendre sa place auprès de l’objet (libido d’objet) qu’il possède (la mère), d’autre part, de se conformer à une loi en renonçant à cet autre objet (le père), ce qui est satisfaire aux exigences de l’Idéal du moi (libido du moi). Car mon père est aussi un objet d’amour, et si j’accepte de faire ce qu’il me demande, si je me conforme à sa parole, c’est aussi pour m’identifier à lui en tant qu’il avait su se faire aimer.
Mais ce n’est que le début de la complexité. J’éprouve en effet en rêve une certaine réticence à faire ce qu’il me demande. Je me dis : quand même il part en vacances, c’est qu’il doit avoir de l’argent, ne peut-il lâcher un peu son boulot au lieu de me demander de le faire à sa place en son absence ? J’interprète : n’a-t-il pas la ressource de dire, de répondre aux appels, plutôt que de me laisser le soin de le faire ? Cette notation-là, très ténue, je ne peux l’attribuer à mes parents. Elle vient de mon transfert à cet analysant qui, dans le rêve, joue le rôle de mon père. Mais je ne veux pas parler de lui ici. S’il a quelque chose à dire, je lui laisse la place, toute la place qu’un analyste doit laisser à un analysant, en ne parlant surtout pas à sa place. Ma position logico-éthique s’est frayé un chemin dans le rêve, sous cette forme d’une légère réticence à répondre à la place de quelqu'un, même si ce quelqu'un me laisse sa place en me demandant de le faire.
C’est pourquoi j’ai surtout développé jusqu’à présent ce qui dans ce rêve renvoie à ma propre histoire. Pour moi, ce rêve condense la question de l’Œdipe et de l’identification au père ; si, par ailleurs, le rêve identifie mon père à cet analysant, c’est que ce que m’a dit cet analysant, j’ai dû l’identifier à cette structure en moi. Voilà l’hypothèse. Je ne vous parlerai donc pas de lui, ce qui ne serait ni éthique, ni, surtout, logique. Car je pourrais ressortir tous les bons souvenirs que j’ai gardé de ce que j’ai entendu de lui, soigneusement trié pour se conformer à cette hypothèse
Mais quelque chose me dit que ma résistance ne vient pas seulement de là. Ça, c’est l’éthique élémentaire de l’analyste, en tout cas selon moi. C’est donc un peu trop conforme à la belle image pour que je me laisse avoir. Mon rêve l’envoie balader : du point de vue du principe de plaisir, et si c’est mon père, il n’y a pas de raison qu’il y ait de réticence. Cela satisfait à la libido d’objet. Mais ce point de vue du principe de plaisir, suppose aussi la satisfaction du narcissisme. Celui-ci réclame au contraire une identification aux injonctions d’un père : tu ne prendras pas ma place auprès de ta mère !
Voilà une seconde raison de ma réticence : la libido narcissique n’a pas les mêmes intérêts que la libido d’objet. C’est la où ma résistance logico-éthique rencontre quelque chose de beaucoup moins noble. Mais c’est toujours du principe de plaisir qu’il s’agit, sauf que les impératifs de satisfaction sont conflictuels. Aimer le père, c’est se montrer près à lui rendre service, mais pas au point de répondre à sa place aux appels, c'est-à-dire, et là j’interprète, aux désirs sexuels de la mère. S’identifier à lui, c’est le remplacer dans son travail s’il me le demande, mais c’est aussi ne pas le remplacer dans la couche maternelle, parce qu’il l’interdit. L’identification suppose donc un clivage entre les deux libidos et les deux objets.
Ce conflit laisse me laisse désorienté. Il se présente, en tant que conflit, comme un réel, un impossible à saisir. Ce n’est pas seulement le départ d’un être aimé qu’il s’agit de jeter au loin, c’est un conflit qu’il s’agit de circonscrire. Si ça tire d’un côté et d’un autre, ces tensions contradictoires entre deux bords finissent par définir entre les deux la surface d’une écriture. Ce que je ne peux pas dire, je l’écris. Lorsque deux chinois ne parlant pas le même idiome se rencontrent, et s’ils ne parlent pas le mandarin, qui est la langue véhiculaire pour toute la Chine et une bonne partie de l’Asie, il leur reste la ressource de s’écrire. Les caractères chinois, eux, sont les même pour tous même si chaque peuple en a sa prononciation particulière.
Je fais l’hypothèse que ce que mon analysant n’a pas pu dire explicitement, il l’a dit néanmoins d’une façon implicite, et ce dire s’est présenté à moi comme une écriture dont je n’aurais pas la clef. Je l’ai entendue, mais je ne l’ai pas comprise. Tout se passe comme si elle s’était transmise directement comme écriture. Dès lors elle est allée s’inscrire - c’est là l’hypothèse - là où, en moi, se trouvent à mon insu des écritures semblables. Autrement dit dans ma mémoire inconsciente.
De celle-ci, je me bornerai à en donner une description topologique. La structure inscrite dans ma mémoire inconsciente se comporte comme une feuille de papier accueillant cette écriture nouvelle. Une feuille de papier faite elle-même d’écriture, ou encore un tissage qui viendrait accueillir un nouveau tissage semblable au premier, en ce qu’il vient se greffer là où il trouve à s’insérer, parce que les nœuds en sont identiques. Ce pourrait être complémentaire, comme des molécules s’assemblent lorsque les places vacantes d’électrons appellent les électrons d’une molécule différente. Mais ces deux hypothèses ne viennent présenter que l’entrecroisement de ce nœud qui fait la structure du langage, le croisement de la métaphore (condensation) et de la métonymie (déplacement).
Et donc il s‘agit d’une écriture sur l’écriture, où la lettre s’inscrit soit par similarité, soit par contiguïté, l’une étant forcément dans un croisement avec l’autre. Mon rêve est une tentative d’écriture de ce réel que j’ai rencontré dans mon rapport à cet analysant. Et ce réel présente vraisemblablement une structure identique à celle de mon complexe d’Œdipe - et nous allons le voir plus loin également d’un Œdipe inversé : non seulement les deux ne sont aps incompatibles mais le plus souvent, ils cohabitent. L’écriture cherche à trouer ce réel qui est vécu comme blocage, elle cherche à saisir la part d’insaisissable qui, dans mon propre complexe pourrait éventuellement s’identifier avec la part d’insaisissable qu’il y a dans le sien.
C’est là que nous retrouvons l’hypothèse freudienne de la pulsion de mort, prolongée par Lacan comme une tentative du symbolique visant à trouer ou tuer ce qui lui résiste, comme le réel du mur auquel on se cogne. En ce sens, l’écriture du rêve rejoint la structure du fort-da. Ce qui est impossible à saisir, l’objet mère, l’objet père, ou l’objet du conflit entre l’objet sexuel et l’objet moi, j’en trouve une écriture : geste qui, de l’opposition du jeter et du ramener, tisse l’élémentaire d’une écriture, avec son lexique (fort-da) et sa syntaxe (passif-actif) ; j’en trouve un dire, par la voix qui, du divorce du O et du A, construit le trognon du signifiant ; nœud, qui lie d’emblée les représentations de choses (loin-près) et les représentations de mots (O-A).
Je circonscris le réel impossible par ces ronds qui écrivent sur une surface déjà tissée des mêmes nœuds, le nœud d’une écriture ouvrant sur une parole.
Et dans cette identification, dont j’ai pris acte ici même en supprimant tout guillemet de mon récit, je désire prendre la place de mon père. Ce désir est vraiment le mien, comme celui de n’importe quel Œdipe. Prendre la place du père pour répondre à sa place aux désirs sexuels de la mère. Donc peu importe qu’il s’agisse aussi de son désir, et d’ailleurs, peut-on parler, au fond, de mon désir et de son désir ? Non seulement le désir n’est pas quelque chose que je possède mais en plus, c’est plutôt le désir qui nous possède, lui et moi. Non seulement je suis plutôt possédé par le désir, mais encore le désir n’est défini par Lacan que comme désir de l’Autre. Nous avons tous à reconsidérer le désir dans une acception qui n’en fait pas une entité personnelle. Je n’ai pas de désir « indépendant ». Il est toujours fonction de ce qui se passe avec l’autre, que dans mon rêve je confonds évidemment avec l’Autre intrinsèque qui révèle non pas mon désir, mais ce que, pour ma part, je peux dire de ce désir qui nous anime, moi et lui, se nouant avec ce qui nous animait, mon père, ma mère et moi. .
Lorsque j’affirme : comme celui de n’importe quel Œdipe, je fais un saut hypothétique, qui fait passer du particulier à l’universel. Est-ce scientifiquement tenable ? puis-je affirmer qu’il s’agit aussi de son désir ? Oui, au même titre que je prends acte de mon identification ; l’affirmation ne vaut peut-être pas pour n’importe quel Œdipe, car je ferais alors simplement état d’une croyance en la théorie. En ce sens, je ferais de la psychanalyse une religion. L’affirmation vaut seulement pour cette identification-là : je désire à la place de mon père, mais c’est mon analysant que mon désir place en ce même lieu.
C’est de ma place que je tiens cette assertion, et c’est en ce sens qu’elle est irréfutable. Donc, non scientifique au sens de Popper. Ça n’empêche pas de prétendre à un autre type de scientificité, qui est celui que Freud inaugurait dans sa «Traumdeutung ». A condition de s’en tenir à la règle qu’il énonce en sa méthode, et qu’il fut loin de respecter lui-même à tout coup : on ne peut interpréter que son propre rêve.


c ) Localement : dans la maison : fils et fille

Mon rêve met en scène une analysante femme, mais au fond très masculine. Elle me représente à une époque où je n’étais pas encore très clair avec mon identité sexuelle. Avoir les cheveux longs pour un homme n’était à ce moment-là pas courant. Or, mon analysant aussi pose un problème avec l’identité sexuelle - mais qui ne pose pas ce genre de question ? la question sexuelle est loin de se suffire de la réponse anatomique. Donc, ce que j’entends de lui vient s’inscrire là où, en moi, des lettres semblables viennent s’en faire le support.
Si ça fonctionne ainsi chez moi, n’est-ce pas un indice de ce que j’ai pu entendre de mon analysant ? Lorsqu’il se plaint de se faire avoir, lorsqu’on lui demande d’en faire plus, n’en tire-t-il pas un certain bénéfice, semblable à celui qui se dévoile ainsi chez moi ? Faire à la place de l’autre, n’est-ce pas, au fond, réaliser un désir oedipien ? Ne m’a-t-il pas raconté, peu avant la survenue de ce rêve, la demande de sa femme de reprendre les relations sexuelles interrompues depuis longtemps? Ne m’a-t-il pas dit que cette demande le laissait décontenancé, au point d’avoir laissé la place vacante ?
Or, à ma manière, c’est également ce que je fais à la fin du rêve : certes, je désire qu’on me demande mais c’est aussitôt pour répondre par la négative. Je ne cède pas sur mon désir. Comme dans le fort-da, le problème n’est pas d’obtenir l’objet, mais le nouage du vide laissé par la perte de l’objet, nouage obtenu par l’écriture du geste et l’énonciation de la parole, suscitant l’engendrement d’un sujet. Claude Debrouwer, vraisemblablement, m’a fait part de sa façon de jouer au fort-da : en me racontant les demandes dont il est l’objet, en se soustrayant à sa séance (ce qui venait d’arriver à plusieurs reprises) comme s’il se dédouanait d’avoir à répondre à une demande chez moi supposée, il réactive en moi ce qu’il y a de semblable, et son dire vient s’inscrire là où de l’identique l’y appelle. L’identification est au seuil du rêve, il suffisait de l’identifier.
En effet : acceptant sa place, je franchis le premier seuil, et dans cette pièce qui est la sienne, j’exerce mon activité à moi, analyste, auprès d’une jeune fille qui m’apparaît d’abord, à l’écoute de mes associations, moi-même…A vingt ans, j’avais en effet cette dégaine d’époque, les cheveux longs, le blue-jean, le battle dress frappé de l’inscription « make love, not war ». Ainsi je suis identifié à un fils, par cette époque où je n’étais pas encore père, en me rappelant que le fait de devenir père est une des raisons qui m’a poussé à entrer en analyse : en plein divorce je me sentais très coupable par rapport à cette petite fille qui venait de naître un an plus tôt. Et c’est elle qui réapparaît sous cette forme où se trouve identifiés ce que j’étais jeune homme en voie de devenir père, et ma fille devenue jeune femme. Ce jeune homme moi-même une fois devenu père est presque aussitôt devenu analysant, ce que rappelle mon rêve.
En entrant dans cette maison de mon « père » de rêve, j’ai donc franchi le seuil entre fils et père. Mais à l’intérieur je me retrouve dans les deux positions, le fils pas encore père, et le jeune père entrant en analyse, confondant l’analysant d’alors et l’analyste que je suis devenu, la fille par laquelle je suis devenu père et le jeune homme qui ne l’était pas encore. Je mets donc en scène dans cet intérieur un double seuil que je ne franchis pas : de fils à fille, cette coupure qu’en psychanalyse on nomme castration, d’analysant à analyste, ce retournement qu’en psychanalyse on appelle la passe. Comme fils en effet, j’aurais peut-être bien préféré être fille, pour correspondre au désir de ma mère, tel que je l’ai reconstitué par mon analyse, son désir de récupérer la seule fille qu’elle a eue, morte à l’âge de trois jours. Comme analysant, déjà à l’époque, je souhaitais devenir analyste.
Cette zone interne de la maison est donc un lieu de grande désorientation puisque j’y suis à la fois fils et père, fils et fille, analysant et analyste, actif et passif. Toutes les pertes possibles y sont représentées, sans être assumées, puisque faire un choix de position, c’est en perdre une autre, et que dans cet intérieur, je ne choisis aucune place, les occupant toutes : le risque de se perdre en se « faisant avoir », c'est-à-dire en se faisant avaler par cette place désignée par le père où toute activité, en ne se rapportant qu’à l’assignation à une place désignée par l’autre, ne serait que passivité. En tant que fils, perdre la place de fille que j’aurais peut-être voulu occuper pour me conformer au vœu inconscient que j’attribue à ma mère. En tant que fille, perdre ma place de garçon et donc, le pénis. En tant que père, perdre ma fille dans les convulsions du divorce, ce qui m’aurait fait perdre cette place de père, non seulement telle que je désirais l’occuper, mais telle que j’imaginais que mon père aurait désiré me la voir tenir…et peut-être même, telle qu’il aurait aimé la tenir lui-même, puisque j’ai appris après sa mort qu’il avait eu deux filles d’une liaison adultérine antérieure à ma naissance.
Claude Debrouwer m’avait raconté qu’il rêvait souvent qu’il perdait quelque chose. Et qu’il perdait souvent des choses, dans la vie quotidienne.
N’ai-je donc pas rêvé, moi aussi que je perdais quelque chose ?
J’effectue ce que Freud nommait un deuil : ingérer l’objet pour s’y identifier. En l’occurrence le rêve représente ça sous une forme inversée, puisque je rentre dans la maison de mon « père », je me fais avaler par elle au lieu de manger quelque chose de lui. Se faire avaler par la maison présente la même position passive que celle de se faire avoir par ce « père » qui me demande de faire le travail à sa place, comme cet analysant qui se plaint de ce que son collègue lui laisse faire tout le travail. Pourtant, dans cette maison, j’y rentre activement, et pour pratiquer ma propre activité…celle d’analysant étant, en analyse, la position active par opposition à la position passive de l’analyste, ici confondues dans l’identification. L’analyste, je le rappelle, est selon moi, l’analysant de son rapport avec son analysant, l’analysant du transfert, ce que j’opère ici même, inversant la passivité de l’analyste en l’activité de l’analysant que je ne cesse pas d’être.
Dans cette maison, toutes les identifications se chevauchent, tous les objets successifs auxquels j’ai pu accorder un intérêt sont condensés en une seule opposition de deux personnages, qui ne sont finalement que deux moitiés de moi-même. Cette opposition dernière elle-même a du mal à se maintenir, se présentant comme unité dès la première association qui m’est venue : cette analysante c’est le jeune homme que j’étais. Si l’opposition élémentaire peut se représenter spatialement et abstraitement par l’opposition dessus-dessous, dans ce lieu, il n’y a plus ni dessus ni dessous, mais une unité indifférenciable de toutes les identités. Ce lieu peut donc être dit sans troisième dimension, puisque c’est par celle-ci qu’il faut passer pour aller du dessus au dessous (jaune). Cette maison dans mon rêve n’est qu’un lieu de passage. Elle présente une certaine surface (la zone jaune), mais elle n’est jamais qu’un seuil. Et d’ailleurs je n’y reste que le temps d’un franchissement.
Ce qu’écrit fort bien la mise à plat de la bande de Mœbius :




Comme par hasard, cette zone jaune est un lieu sans parole, et c’est ce qui me fait dire que c’est le lieu de l’écriture, dont les deux dimensions s’avèrent dépourvues de cette troisième que serait la parole. Celle-ci en effet est celle qui introduit les identités en même temps que les pertes : avant le seuil, un « tu es mon fils » et à la sortie, un « tu es un père ». Nous pouvons y lire ce que Lacan désignait par « paranoïa dirigée » ou « autisme à deux ».


Cette bande de Mœbius-là, je l’appelle « homogène » par opposition à la précédente, « hétérogène ». Elle écrit une extension de la zone jaune de la précédente. Chaque face est à la fois dessous la précédente et dessus la suivante (sens anti-horaire). Toutes les torsions sont de même sens. Ça pourrait donc n’être que de la troisième dimension, puisque tout y est à la fois dessus et dessous. Mais cette troisième dimension -là n’est que représentation de la troisième dimension, et encore une représentation qui a du mal à se laisser lire. Pour lire, il faut de la différence, et ici, il n’y a pas de différence entre les trois zones, ni entre les sens des trois torsions. La différence se réduit à l’intérieur de chaque zone, entre un bout (dessous) et l’autre bout (dessus). Ce sont les différences qu’on peut mettre en œuvre à l’intérieur d’un rêve.
La cure analytique est ce lieu où, de tout dire sans orientation, on finit par lire ce qui dans la parole faisait écriture, c'est-à-dire blocage. Tout se qui, faisant surface (jaune), s’oppose au trou (entre rouge et vert). On laisse s’y écrire les lapsus, les homophonies, les rêves, les actes manqués, les symptômes : ce faisant on se met en position de pouvoir lire la deuxième ligne signifiante (le long de la face rouge) qui, dans son contre sens à la première (le long de la face verte), faisait lettre volée, autrement dit le blocage des formations de l’inconscient (le long de la face jaune, mais elle fait le tour des trois faces). Lettre volée, car l’absence de différence entre des lettres distinctes empêche la lecture. C’est le récit du rêve qui apporte toutes ces différences qui, dans le rêve, n’apparaissent pas. Par exemple, cette différence introduite par la lecture du personnage qui dans le rêve est « mon analysant »(jaune) : il devient, par mes associations : moi-même jeune homme (vert), puis, ma fille (rouge) :




Le rêve est vraiment le lieu où la parole passe de une à deux dimensions. Parce que dans cet espace, elle écrit ses deux dimensions, ses doubles sens qui ne sont entendus que dans une lecture à haute voix qui divise en deux bords sonores ce que l’écriture réunissait en une surface unique. La lecture à haute voix troue aussitôt la surface qu’elle est en train de construire. Deux images associatives se présentent (zones vert et zone rouge) et il faut bien deux signifiants distincts (bords bleus) pour en parler.



Lacan appelait ça la traversée du fantasme : le passage à travers cette surface que la parole tisse comme écriture, pour aussitôt la restituer à son statut de parole, c'est-à-dire de trou, au centre de la figure ci-dessus, dont on idée que grâce au bord. .
Freud avait dit du deuil cette phrase magnifique : « l’ombre de l’objet tombe sur le moi ». L’objet perdu confère au moi le trait qui le caractérisait. Une ombre est à deux dimensions, contrairement à l’image du miroir, qui en a trois, comme la réalité. Ecriture, elle abrase les reliefs. L’objet aimé, s’il est perdu, ne peut plus parler, c'est-à-dire qu’il ne peut plus faire état de la troisième dimension. Mais ce qu’il ou elle a dit, ou écrit vient se coller à ce que je dis comme un deuxième voix superposée à la première. Si je ne m’en rends pas compte, ce deuxième sens alourdit ma parole à mon insu, provoquant inhibitions, symptômes et angoisses.
Dans cette maison où j’entre pour exercer la psychanalyse, il y a foule, en fait. J’y suis l’analyste, certes, mais l’analyste de ce jeune homme que j’étais, qui se cherchait jusque dans son identité sexuelle, éventuellement pour satisfaire au désir imaginé de sa mère, d’avoir une fille. En ayant eu une lui même, étant ainsi devenu père, il a dû aussi accepter de se séparer de cette fille, non seulement pour cause de divorce, mais plus tard, tout simplement, pour la laisser faire sa vie. Toutes ces pertes successives laissent chacune leur trace, comme autant de fragments d’identité, à la manière d’une fractale qui recompose à petits traits (le long de la face rouge, le long de la face verte) les courbes impossibles à atteindre d’un trait de référence (le long de la face jaune, mais qui fait tout le tour). En définitive, cet impossible référence ultime fait de moi l’objet a de chaque analysant (face jaune), impossible à atteindre, mais cause de son désir (de ce qui tourne autour).
La deuxième ligne brisée, composée de la mise bout à bout de ces différents traits, ne rejoindra jamais la ligne du « un » qui serait censé s’exprimer comme sujet. Entre les deux s’ouvre la double dimension de la surface, trou impossible à combler, mais recouverte d’un voile nommé fantasme.
D’un trou, chaque seuil donne une image, comme passage d’un lieu à un autre, mouvement même de l’écriture qui tente de se boucler en une lettre lisible. Elle se bouclera néanmoins d’un « non ».

d) Paroles « dites », paroles « entendues » dans le rêve.

On remarque ici la profonde différence de nature entre ce « non » qui sépare et tous ces seuils franchis, qui identifient. A ce « non » se rapporte aussi le discours de ma « femme ». Dans un rêve, personne ne parle réellement. Topologiquement, il n’y a pas de trou : ça ne sort pas, ça ne s’adresse pas à un autre. On est dans la narcissisme du rêve. Au moment du récit (trouure), le rêveur dit qu’il a dit telle et telle parole, ou qu’il les a entendues des autres personnages du rêve, mais au moment même du rêve, rien n’est prononcé : nous sommes dans le domaine des représentations de choses seules (sur l’écriture de la bande de Mœbius : les surfaces ; le bord signifiant est devenu surface ; deux dimensions) comme le disait Freud dans la « Métapsychologie » de 1915. Néanmoins, il reste des traces des représentations de mots, des signifiants (sur l’écriture de la bande de Mœbius : les bords ;une dimension) sous la forme de ces paroles dont je peux dire que je les ai dites ou entendues en rêve, Cependant dans ce rêve-là - rien ne dit que cela va s’appliquer à d’autres rêves - une curieuse correspondance s’établit entre les lieux et les paroles en ce qu’elles se distinguent des silences.
A l’intérieur de la maison rien ne se dit. J’ai dit qu’il s’agissait du lieu de plus grande confusion.
Avant ce seuil une parole (de mon « père-anlaysant ») me demande de prendre une place d’identification ; dans une conviction non-dite, je sais qu’il est mon « père », mais il part en « vacances », laissant une place vacante dans laquelle il me dit de m’installer, pour répondre à sa place aux appels. Lorsque je passe à l’autre seuil, situé sur l’arrière de la maison, franchissant une nouvelle limite : je n’ai pas pour habitude d’accompagner mes analysants au-delà du seuil. Cela nous fait faire le tour de la maison, et ce retournement, opération topologique que j’ai beaucoup étudiée (passage dessous à dessus), me ramène auprès de la mère de ma fille -condensée avec ma compagne actuelle- qui, d’un mot, me rappelle mon âge : je ne saurais échapper à mon identité de père. En entrant dans la maison je suis dans une identité multiple, à la fois fils et père, fils et fille, analysant et analyste. En faisant le tour de la maison, je retourne de fille à fils, de fille à père. Il restera cependant une ambiguïté entre homme et père, qui se résoudra au moment où je tranche d’un « non », après le franchissement d’un dernier seuil.

Ces paroles ne disent pas mais ramènent deux convictions opposées : dans la première, c’est comme si, m’offrant sa place, mon analysant me disait « tu es mon fils », tandis qu’à mon deuxième passage sur ce même seuil, la mère de ma fille, me rappelant mon âge, me disait : « tu es un père », ce qui sous-entend encore : « tu ne peux être le fils de Claude Debrouwer, puisque tu as à peine quelques années de plus que lui … à la rigueur, tu es son père. » Mais ce n’est pas dit explicitement.
Je développe ici, par des représentations de mots, c'est-à-dire des signifiants, ce que le rêve écrit avec des représentations de choses, des places et des seuils, c'est-à-dire des déplacements d’une place à une autre. Le rêve remplace la linéarité de l’énonciation par des surfaces et des trous (les seuils) .

Enfin, c’est un dialogue imaginaire (elle m’invite à boire un pot, je réponds non) qui opère la différenciation finale entre amant potentiel et analyste. Mon désir est présent, il n’est pas question de le nier : mais justement c’est un désir, sur lequel je ne cède pas . Un désir, cela suppose qu’il n’est pas satisfait, comme le rappelle Socrate dans « Le Banquet », sinon, ce n’est plus un désir : on ne saurait désirer ce qu’on a déjà, on désire ce qu’on n’a pas. Et c’est ainsi que c’est le désir de l’analyste qui opère.
Outre mon changement de lieu, c'est-à-dire le passage d’une lettre à une autre lettre, ce sont des paroles qui opèrent pour la qualification des places que représentent ces lieux. Elles ne sont pas réellement prononcées mais ce sont des signifiants, c'est-à-dire, en termes freudiens, des représentations de mots, telles qu’elles sont inscrites dans la mémoire sous forme de lettres, comme elles le seraient sur les pages d’un livre. Les places, elles, restent des représentations de choses, c'est-à-dire des lettres, identifiables à des caractères chinois. Le rêve est donc un travail de nouage entre des lettres d’une part (entre des représentations de choses, surfaces ) et entre des lettres et des signifiants (des représentations de mots, bords) d’autre part. Ce nouage se fait par écritures successives qui, d’abord condensent le maximum de lettres, (dans l’intérieur de la maison) puis laissent tomber un certain nombre d’entre elles comme autant d’objets incompatibles et encombrants : l’identification au « fils », puis à la fille, et enfin à l’homme, c'est-à-dire l’amant potentiel. Ne restent que « père » et « analyste » : par où on voit le difficile travail de coupure qui s’accomplit la nuit afin que s’exerce la fonction de l’analyste comme modalité de la fonction paternelle.
Ainsi, tout cela serait mis en jeu dans mon rapport à cet analysant.
Je pourrais vous conter ici ce que j’ai entendu de lui - c'est-à-dire, ce dont je crois me souvenir de ce que je crois avoir entendu - pour vous monter les coïncidences avec ce qui s’est mis en scène dans mon rêve. Par exemple, qu’il a rêvé qu’il perdait quelque chose, et que c’est un rêve récurent chez lui…j’y retrouverais sans doute tous le deuils dont j’ai parlé plus haut.
Justement : autant en parler de ma place et non à sa place.
2) deuxième tour d’interprétation : homophonie.

Quelques 6 mois plus tard, j’en reparle à une collègue, dans une séance de travail que nous consacrons régulièrement à la clinique. Et soudain, au moment où je parle, je me rends compte de ceci : à la fin du rêve, je me mets en position de me faire désirer, et sous quelle forme apparaît alors le désir de l’Autre, c'est-à-dire celui que j’attribue à l’autre mais qui révèle le mien ? Une analysante m’invite à « boire un pot » ; or c’est bien ça son problème à ce monsieur, ce pourquoi il est venu me trouver. L’excès auquel j’ai fait allusion plus haut, c’est, entre autres, qu’il boit trop. Mais il faut bien entendre la double connotation de cette formule : c’est bien à la fois le symptôme (alcoolique) de cet homme qui fait ainsi retour, mais en se dissimulant sous l’invite sexuelle (d’une femme) que je décline. En effet, je pourrais supporter une invite de cet ordre de la part d’une jeune fille, mais de la part d’un homme mûr, c’est une autre paire de manches.
De ce fait, l’aspect sexuel dissimulé sous la formule « boire un pot » voilait l’invite du monsieur à s’alcooliser en commun, qui à son tour me permet de ne pas voir qu’il s’agit bien d’une invite … homosexuelle. C’est pourquoi mon rêve avait besoin de transformer mon analysant en jeune fille.
Voilà ma résistance, et du coup, une hypothèse plausible sur la sienne, c'est-à-dire en fait, sur « la » résistance. Voilà ce qui, au-delà du principe de plaisir fait appel à la pulsion de mort. Cette invite était impossible à entendre. Elle correspond dès lors au Réel lacanien : le Réel, c’est l’impossible. Le symbolique (la pulsion de mort), c’est ce qui tente d’ouvrir un trou dans ce réel, c'est-à-dire de lui trouver un bord lisible. La formule « Tu viens boire un pot ? » est l’écriture du signifiant, c'est-à-dire la lettre représentant les sons. Comme son, ça ne veut rien dire, c’est le bord bleu qui fait le tour de la bande de Mœbius. Comme Réel, ça engendre la surface désorientée jaune. Comme semblant, ça engendre l’imaginaire des deux signifiés (vert), zone de surface tendue entre les deux interprétations possibles du boire, et des deux significations (rouge) possibles de l’invite sexuelle.
Il est possible de lire cette suite dans l’ordre inverse : le désir homosexuel se présente comme un réel, car il est impossible à dire. Le rêve en donne une écriture cryptée. La voix, en faisant résonner l’invite finale, lui confère l’interprétation qui va achever le trou.

Les réfractaires à la topologie peuvent se passer de lire les lignes qui suivent. Néanmoins, s’ils font cet effort, je leur promets qu’il auront la surprise de me voir tenter de dépasser la langue de bois qui consiste à dire : la topologie, c’est la psychanalyse, sans plus de justification. J’essaierai au contraire de garder une constante liaison entre les données cliniques telles que je viens de les fournir, les concepts de la psychanalyse, et les contraintes de la topologie. Quant à cette dernière, ce ne sera pas celle des livres de mathématiques, pour lesquels il faudrait au lecteur disposer de cette science supplémentaire, ce sera celle que j’invente pas à pas pour donner une expression rigoureuse à la psychanalyse.
La formule « Tu viens boire un pot ? » est donc une surface et, dans la mesure où elle n’est pas repérée, elle n’est pas orientée : on ne saurait dire si elle est dessus ou dessous. C’est une zone jaune, que la pulsion de mort a dû trouer pour faire apparaître l’orientation des deux faces, celle de dessus et celle de dessous :



L’interprétation se fait en deux tours, distants d’environ six mois. La parole « boire un pot » qui n’est pas vraiment prononcée dans le rêve, puisque personne ne parle. Elle est représentée par la marche côte à côte dans les rues de la ville, couplée avec la certitude de ce que, à un moment donnée, je « l’entends ». Avant de l’entendre, j’ai la certitude que ça va arriver. Il est donc logique que ça arrive sous la forme du message inversé, selon la formule de Lacan : le sujet reçoit de l’Autre son propre message sous une forme inversée. L’Autre, le discours de l’inconscient, prend dans le rêve la forme d’un autre, c'est-à-dire d’un autre personnage. Cet autre a l’air animé d’un désir qui est le sien, alors qu’il s’agit du désir de l’Autre, c'est-à-dire le mien : c’est bien moi le metteur en scène et l’auteur du rêve. C’est ce rapport de voisinage qui est représenté par la zone jaune de droite, correspondant à la ligne supérieure du graphe de Lacan dans « Subversion du sujet » (jouissanceà castration).
Lacan, dans ce graphe, comme dans la plupart de ses schémas ultérieurs, ne fait pas la distinction que nous propose la topologie entre surface, bord, et trou, entre inorientable, orientable orienté et orientable inorienté. Il ne fait que mettre en rapport des concepts, chaque concept occupant un point, des lignes reliant ces points entre eux. Je réécris donc ce graphe ci-dessous, avec la symbolique suivante, issue de la bande de Mœbius : les lignes sont les bords, c'est-à-dire les signifiants. Ce qu’elles produisent du fait de leur croisement, c’est de la surface c'est-à-dire du signifié (orientable orienté, vert) et de la signification (orientable inorienté, rouge) d’une part, et de l’objet a (inorientable, jaune) d’autre part :


La logique théorique de ce graphe n’étant pas encore, chez Lacan une logique topologique, cett interprétation de son graphe est sujette à discussion. Par exemple, pour être en accord avec sa définition, aussi bien linguistique que lacanienne, le signifié (vert) serait topologiquement plus à sa place dans une zone fermée, c'est-à-dire à la place de la zone ci-dessus en jaune. La zone rouge de la signification serait, quant à elle, plus à sa place dans la zone ouverte du bas. Mais cela ne correspondrait alors plus aux concepts indiqués à ces places par des petites lettres. La signification, en effet, c’est celle du symptôme, elle est de l’ordre inconscient, et ne serait pas à sa place entre le moi (m, conscient) et son image (i(a)). Enfin la zone jaune de l’objet a serait conceptuellement plus à sa place dans le trou s’ouvrant entre le désir (d) et le fantasme ($ ◊ a). mais alors la désorientation de l’objet a ne pourrait être rendue comme elle le serait dans une zone ouverte…
Je ne cite donc ce graphe que pour mémoire, et afin de faire saisir le saut nécessaire pour arriver à une représentation topologique. Celle-ci devrait tenir compte à la fois des contraintes de la topologie (surfaces, bord, trou, orientation) en se donnant la contrainte supplémentaire de satisfaire à la définition des concepts psychanalytiques.




Les 4 interprétations possibles de « boire un pot », qui comme telle, est hors sens, constituent finalement les 4 bords des deux zones représentant les deux faces de la bande de Mœbius, confondues en une seule au niveau de la zone jaune.
Mais ce qui compte, en définitive, ce n’est pas la fixation sur telle ou telle signification qui serait enfin « la bonne » mais le mouvement de la parole autour de cette bande réduite alors à sa valeur de simple coupure, ou de simple bord écrit ici en bleu.

3) Mises en continuité du signifiant

Lacan, les non-dupes errent, séance du 11 décembre 73 :

. C'est pas tellement ce nœud qui est important, c'est son dire.

, toute parole n'est pas un dire,

Un dire est de l'ordre de l'événement.

Donc je traduis selon moi, le dire de Lacan : C'est pas tellement l’écriture de ce nœud qui est importante, c'est son dire, c'est-à-dire les mouvements par lesquels on passe d’une écriture à une autre. .
C’est ce qui représente par excellence la pratique de la psychanalyse : elle est là pour, par le dire, modifier ce qu’il en est de l’inscription.

Ma topologie n’est pas exactement la même que celle de Lacan, mais je trouve qu’elle éclaire les questions autour desquelles il tourne.
Je pose le trèfle comme une écriture des formations de l’inconscient. Pourquoi ? Parce que Lacan l’a mis au principe et du sujet et de la paranoïa. Mais surtout parce que c’est un nouage à un seul brin. Ça tourne en rond, ça ne débouche pas sur de l’autre, sur de l’hétérogène.



Les croisements par lesquels le trait se recoupe lui-même sont de l’ordre d’une rencontre avec l’Autre intrinsèque, pas l’autre de la réalité. C’est donc bien de réalité psychique qu’il s’agit - mais y en a-t-il une autre ? Dans un rêve, ça tourne en rond : rien ne sort, tant que le sujet n’en parle pas. Il réécrit les représentations de choses dont il dispose. Le rêve est fait pour ça : pour tenter de réécrire les lettres qui ne trouvent pas encore bonne place. Il en est de même pour le symptôme, l’acte manqué, le lapsus.
Dans le rêve je crois à la réalité de ce que je vois. Ce que je vois, ce que j’entends c’est vrai, c’est la réalité. C’est ce sur quoi je parviens à me mettre d’accord avec un autre, en en parlant, là où il n’y a pas de place pour l’équivoque. Le signifié découle de la lettre, comme les zones de surface jaunes dépendent de la ligne noire (signifiante) de leur contour :


Il n’y a pas l’ambiguïté que laisse planer l’écriture d’un nœud borroméen. Le trèfle n’a qu’un triskel, et ici, c’est un vide. Ce pourrait être un plein : avec une seule signification, on ne va pas bien loin. Trois est toujours le minimum du mouvement d’une phrase : sujet, verbe, objet. Mais dans le trèfle, ces signifiés, ces représentations de choses, sont le produit de seulement deux croisements. Dans le borroméen, il n’y a que des triskels (un triskel = trois croisements), et la coupure dans la surface d’empan note l’ambiguïté d’une telle configuration. Chaque triskel peut se cliver en un signifié (entre deux traits, verte, définie) et une signification (entre trois traits, rouge, toujours indéfinie). Seuls deux triskels (jaunes) restent en dehors de ce clivage, accentuant l’hétérogénéité de la structure.
Le nouage analytique, celui que proposait déjà Freud, c’est le nouage des représentations de choses avec les représentations de mots. C’est parler du rêve à quelqu'un qui peut l’entendre. Autrement dit, c’est le passage du trèfle au borroméen.
Le trèfle n’est qu’une autre écriture de la bande de Mœbius homogène, celle où toutes les zones sont à la fois dessus et dessous. Si c’est à la fois dessus et dessous, c’est que ces surfaces-là se réduisent à leur bord, ou que le bord ne parvient pas à rester à sa place de bord, il occupe toute la surface. Autrement dit la représentation de chose (surface) ne parvient plus à se distinguer de la représentation de mot (le bord). C’est une définition freudienne de la psychose (prendre les mots pour des choses), et ici, de cette psychose limitée qu’est un rêve, elle-même représentant cette paranoïa dirigée qu’est l’analyse.
Dans le rêve personne ne parle réellement. Pas de voix qui se laisse moduler pour porter le message à un autre. De même, dans le trèfle, je ne suis confronté qu’à moi même et à l’Autre intrinsèque ; c’est le même trait qui se referme sur lui-même. Si j’en parle, j’en réfère à un autre, je brise cette auto référence, et il y a un minimum de trois ronds. Je noue représentation de mot et représentation de chose, et pour que ce nouage soit possible, il faut que la différence soit établie entre les deux. Il faut avoir restitué au bord son statut de bord, en tant que différent de la surface.
Comment faire ?
Les surfaces du rêve présentent une équivalence d’une zone à l’autre. Elles sont « identiques ». Il y a une place qui va devenir vacante, et l’un va prendre la place de l’autre :








Le troisième pétale pourrait très bien représenter l’enjeu de cette place à prendre : les appels, les contrats, l’argent, et donc les objets, c'est-à-dire l’objet, quel qu’il soit. A ce stade, l’identité des faces rend le sujet identique à son objet et à l’Autre. Comme dans une psychose, le rêve met l’objet a dans la poche du rêveur. Cette place convoitée dans laquelle il réponds aux appels à la place de son père, il se la donne en confiant au père lui-même le soin de la lui laisser. Mais la circulation en jeu est une première tentative de coupure, de différenciation : $ ◊ a. Le sujet barré, coupure (ou poinçon) de petit a, l’objet. C’est la formule lacanienne du fantasme. L’objet perdu, petit a, fait barre sur le sujet.
Je voudrais au passage faire remarquer l’analogie de ce trèfle avec le schéma de l’identification de Freud, celui de « Psychologie des masses et analyse du moi », comme s’il avait pressenti l’étalement des trois pétales reliés par un tronc commun :



Evidemment, Freud décrit là la processus d’une foule, mais après avoir parlé de l’hypnose comme une foule à deux, ce qui me ramène à l’autisme à deux que serait l’analyse selon Lacan. Et pour figurer le minimum d’une foule, Freud s’est borné à trois personnages. Mais ne serait-ce pas ainsi que fonctionne la structure, celle du langage dans laquelle baigne tout un chacun ? Ne doit-on pas en passer par une identification au père pour entrer dans lalangue ? L’objet extérieur, l’objet aimé, se retrouve ainsi à l’intérieur sous forme d’un substitut de la place vide que décrit le signifiant en s’enroulant autour des trois places possibles : le signifiant représente un sujet pour un autre signifiant.
Je ne tiendrais pas ça pour un théorème, mais comme une piste à explorer pour l’avenir.
A l’interprétation, j’écris ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire, ce réel du mouvement du dire qui fait événement, en inscrivant un trait qui cesse de s’écrire. L’accent se déplace de la surface au bord. J’écris un trou, un vide qui interrompt le trait :




C’est l’énonciation. Cette coupure correspond à l’écart qui, dans le graphe de Lacan, sépare la ligne du haut de la ligne du bas. Lors d’une première énonciation, les deux sens sont confondus dans « l’inconscient ». A l’analyse, c'est-à-dire à l’énonciation deuxième, la deuxième ligne se distingue de la première. Sur ce pétale de mon trèfle il n’y avait qu’un trait ; la coupure le scinde en deux. Je sors de « mon propre inconscient » pour en faire part à un autre. Je pourrais tout aussi bien formuler : en « en » faisant part à quelqu'un d’autre, je crée cela, qui vient à la conscience par la vertu de la parole, je le crée après-coup comme « ayant été inconscient ». Mais rien ne me dit que c’était ça. Après tout, je le crée peut-être de toutes pièces. Eh bien peu importe, puisque c’est ainsi que ça me vient : Il est vrai que ça se formule ainsi. Ce n’est peut-être pas la réalité, mais c’est la vérité.
C’est une raison supplémentaire pour ne pas parler à la place de l’autre, ne pas interpréter à sa place. Je peux savoir « ce qui me vient » lorsque je m’entends parler. Je ne peux pas savoir ce qui vient à l’autre, sauf s’il en parle.
C’est le trouage de la pulsion de mort, dont on peut entendre les résonances dans les formules latentes du rêve : « tu es (tuer) mon fils…tu es une fille…tu es un père…tu es un analyste ». Ça tue surtout le réel insupportable. Mais ça ouvre dans la surface un orifice qui va faire entendre le double sens. La ligne est coupée en deux, comme dans le graphe de Lacan. L’inconscient devient, comme le conscient d’ailleurs, ce qui passe d’un sujet à un autre via le langage ; dans son champ, il s’agit ici non plus de la lettre, mais du dire, qui fait événement au sens où il remodèle l’écriture.
Mais qu'est-ce qui passe d’un sujet à un autre ? Pas le signifié, bien sûr puisqu’il est de l’ordre des deux dimensions de l’imaginaire. Ce qui passe, c’est le signifiant. Et, dans le cadre analytique, où l’attention flottante de l’analyste accueille les associations libres de l’analysant, le signifiant de l’énonciation est (censé être) le même que celui de l’écoute. Il y a identification du signifiant. Rien à voir avec l’identification moïque dénoncée avec raison par Lacan. Celle-ci est affaire de surface. Je parle de l’identification des signifiants, c'est-à-dire des bords. Identification c'est-à-dire : à condition de s’en tenir à la seule dimension linéaire du son, en faisant abstraction des surfaces imaginaires du signifié et de la signification, alors et alors seulement, ce qui est entendu est la même chose que ce qui est dit.
L’identification du signifiant consiste à identifier chaque signifiant. Dans « tu es mon fils », la phrase à la fois identifie et sépare. Le mot « tu » n’est pas le mot « fils ». Pour identifier, il faut d’abord reconnaître la différence, sans quoi, il n’y a rien à identifier. Poser x = x, c’est poser deux x différents que le signe « égale » identifie.
Comment le savoir, si cette identification a eu lieu ? Par une formation de l’inconscient de l’analyste, qui aura été produite par cette identification.
Je l’écris comme l’identification des traits d’un trèfle à un autre trèfle, d’une formation de l’inconscient de l’analysant à une formation de l’inconscient de l’analyste. J’écris ainsi l’ouverture emblématique de mon rêve ; j’acris le savoir qui n’est dit mais qui est contenu dans le dialogue manifeste :



Pour continuer la correspondance avec le graphe de Lacan, ceci pourrait être le développement de la ligne mài(a), ou dà $ ◊ a , cette dernière étant médiane entre les lignes supérieures et inférieures. Mais il faut se garder des correspondances trop terme à terme. D’un schéma à l’autre, comme je l’ai dit, la logique n’est pas la même.
On remarquera que la figure ci-dessus écrit deux trèfles de sens inverse, un lévo-droit et un dextro-gauche. Raboutés, ils construisent un ensemble qui tient. Ils sont l’un la figure renversée de l’autre (basculée de bas en haut sans sortir du champ à deux dimensions de la page). On remarque aussi que je n’ai mis en continuité qu’un seul pétale du trèfle. Au passage, cette trouure de leur différence produit un effet de signifié (vert) doublé de son effet de signification (rouge). C’est le long du signifiant entendu que se déploie un arc de surface imaginaire qu’on pourrait qualifier de la formule bien connue : « vous voyez ce que je veux dire ». Quand on le dit, c’est que justement on ne voit pas vraiment, car on voit un côté et pas l’autre, sans compter les bouts de surface jaune, qui, comme reste de cette découpe, rappellent le discordantiel de l’affaire : « ce n’est pas moi, ce n’est que mon image ». Ici, cette figure renversée est l’homologue d’une image dans un miroir vertical, qui inverse haut et bas et droite et gauche, mais pas devant et derrière.
Cette discordance essentielle ne doit pas faire oublier l’identification du signifiant : c’est le même trait, qui fait tout le tour de la figure. Nous compliquons le trèfle, mais nous ne passons pas encore au nœud borroméen, malgré les six croisements obtenus (le nœud borroméen a six croisements aussi, mais pas agencés de la même façon).


On pourrait se demander ce que donnerait une mise en continuité de deux, ou de tous les pétales d’un trèfle. Mais pour cela il faut d’abord se repérer dans les modes d’écriture.
Comme pour le nœud borroméen, il existe quatre façons d’écrire le trèfle, et chacune d’entre elle peut de mettre en rapport avec les trois autres par trois opérations différentes :


Les trèfles de même sens (du point de vue de la gyrie) se lisent sur les deux diagonales tandis que les trèfles de sens contraire se lisent sur les bords horizontaux et verticaux. Je d

Note: voici deux articles, l'un rendant compte de mon périple chinois, des enjeux
qui y ont été les miens, en rapport aux enjeux qui s'y sont joués pour la
psychanalyse;
s'y adjoint un article sur lequel je travaille depuis fort longtemps,
rendant compte de ce que j'ai travaillé cette année dans mon séminaire.
je pourrais dire que l'un ne va pas sans l'autre. ces deux articles se
complètent; on trouvera donc des redites; mais elles ne sont pas inutiles, car
dans un contexte différents elle contribuent à donner du relief à l'ensemble.

j'espère que ça suscitera des réactions, et que ça engegera un débat
fructueux pour tous.
amicalement

Richard Abibon 60-64 rue Emériau Tour Panorama entrée sud. 23ème
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