mardi, octobre 25, 2005

Médiation ou Psychanalyse à l’école Violaine Clément

Médiation ou Psychanalyse à l’école Violaine Clément *

Adjointe de direction dans un cycle d’orientation (12-16 ans), psychanalyste d’orientation lacanienne, membre d’un laboratoire du CIEN, Centre Interdisciplinaire sur l’Enfant. J’ai évoqué la fonction des limbes ; j’aurais pu aussi bien parler de ce que, dans le registre mythique, dans les constructions de la gnose, on appelle êtres intermédiaires : sylphes, gnomes, voire formes plus élevées de ces médiateurs ambigus.

Jacques Lacan (1964) Dans l’établissement où j’occupe le rôle d’ajointe de direction depuis 15 ans, l’innovation scolaire a toujours joué sur la scène un rôle qui, s’il emporta parfois l’adhésion du public, en supporta bien souvent les huées. Soutenue par un discours courant qui apparemment favorise la parole (1), j’ai mis en place, depuis 1990, un certain nombre de projets visant à favoriser les échanges. Bien que je n’occupe pas la fonction de médiatrice, et que je n’en aie pas reçu la formation, c’est pourtant souvent moi qui représente à l’extérieur la médiation en acte dans l’école.

Mon propos est d’éclairer ce paradoxe. Je le ferai en éclairant le contexte dans lequel a pu s’installer la médiation dans notre établissement, ses particularités par rapport aux autres modèles, les liens qui unissent ou séparent les personnes qui tiennent différents rôles, sans omettre des considérations plus larges sur la visée de l’école et de l’acte éducatif. Puis j’ouvrirai une porte sur un champ nouveau, celui de la psychanalyse appliquée à l’institution. En tant qu’analysante éclairée de la psychanalyse d’orientation lacanienne (2), je tenterai de montrer comment il est possible pour celui qui veut savoir de se faire enseigner par les impasses dont sa route se trouve régulièrement barrée. Le contexte suisse Les particularités de la médiation dans mon école Les rôles et les liens des médiateurs dans mon école La visée de l'école et de l'éducation La psychanalyse à l'école Le contexte suisse Le terme de médiation n’était pas encore connu lorsqu’un collègue enseignant, se sentant interpellé par l’échec scolaire, proposa de se mettre à l’écoute des élèves. Lui-même enseignait alors dans une classe très particulière, appelée classe de développement.

NDLR SUITE A VENIR AVEC L ACCORD DES EDITEURS

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