lundi, janvier 30, 2006

Le psychanalyste devant le politique comme la poule devant un couteau

Jean CLAVREUL
Le psychanalyste devant le politique comme la poule devant un couteau

La réponse de Freud à Einstein ne pouvait que décevoir. Car il n'y a pas de bonnes lois pour l'homme, cet être-pour-la-parole, dont l'humanité, dès ses débuts, est vouée à se construire sur un renoncement à la jouissance des objets interdits. Ainsi, sans devoir ignorer le politique, le psychanalyste ne saurait s'ériger en prophète proposant un système du monde pacifié ou réconcilié. Tenu à certaine distance du pouvoir politique, le savoir psychanalytique a sa place: celle qui fait accueillir les « déchets » de l'ordre familial et social, et qui n'est pas celle du juriste ou du politologue.

Aucun commentaire: