vendredi, juin 30, 2006

Archives : Jacques LACAN sur France Culture

Par Marc-Hubert FloriotRéalisation : Laurent PaulréRome, 1953 ... Rome, 1967 ... Rome, enfin, 1974. "La Troisième ...".
Cette fois c'est aussi le titre de cette intervention que, lui donnant d'emblée la tournure, Jacques Lacan a prononcée en novembre 1974, au congrès de l'Ecole freudienne dont c'était le dixième anniversaire de la création (1964), en la grande salle de concert de l'Academia musicale di santa Cecilia.
Il avait 73 ans. " Psychanalystes pas morts. Lettre suit. " Déjà en 1957, du sein de la Sorbonne un philosophe, - l'être en philosophie se fonde d'une vérité ontologique, avait confié : " Lacan, comme Socrate, nous met à la torture ...
" C'est que, pour lui, " le symptôme analytique est signifiant au second degré en tant qu'il participe de cette relation au signifiant ".
Et d'opposer le Réel (du schéma RSI) au monde. Ce qui s'ourdit du " disque-ourdrome " peut donc s'entendre fidèlement comme l'effort théorique de Lacan à extraire la psychanalyse du discours philosophique et à proposer là ses propres concepts : sa " foliesophie ", disait-il, inspirée de la logique et des noeuds boroméens.
S'adressant aux psychanalystes, il insiste ici : " Comment vous sortir de la tête l'emploi philosophique de mes termes ? ".
L'enregistrement de 1974 dont nous donnons ici un extrait est dû au psychanalyste Patrick Valas.
Une version, accompagnée de commentaires de Jacques-Alain Miller, psychanalyste, en avait été donnée la première fois le 07/04/2001 sur France Culture, à l'occasion du centenaire de la naissance de Jacques Lacan.

1 commentaire:

http://www.qwarkpsy.eur.st/ a dit…

« Je ne minimise pas l’inconscient, mais je lui refuse la toute puissance. Sans le brimer, je lui propose d’autres prises. Oui, le subconscient, et leur relativité, mais surtout cette ombre droite venue de nous, non imaginaire, et dont nous ne savons pas de quel être ou de quel objet, à son tour, elle est l’ombre. Quand je dis objet, je dis le minimum. Nous ne savon pas à qui elle appartient, de qui elle continue la course, sinon de quelque chose d’irrévélé, de capital en nous. Parfois on lui donne un nom, l’âme. La poésie se glisse hors de cette ombre qui veut donner au poème son étrangeté. Car la poésie n’est pas un e leçon de vers ni une lecture qu’on fait chanter d’une certaine façon pour qu’on puisse l’appeler poéme. »