mercredi, juillet 05, 2006

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat

L’œuvre, pas plus que le regard, ne se consomme. Qu’est-ce qui, dans une œuvre, regarde chaque spectateur, et le captive ?
Le cinéaste fait œuvre à mettre le regard en scène. Le regard est au cœur de l’œuvre, et non pas extérieur à elle.
C’est en l’y déposant que l’artiste, faisant événement, nous donne notre réel à voir.

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat, c’est un dimanche par mois la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens… au Cinéma Escurial Panorama.

Organisation : Barbara Didier, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Véronique Haguenauer, Catherine Erman, Nabile Farès,
Jean-Jacques Moscovitz, Vanina Micheli-Rechtmann, Fred Siksou et d’autres…



Cinéma ESCURIAL PANORAMA
11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS

Mardi 11 Juillet 2006 à 20h30
Projection du film:

Être sans destin
de Lajos Koltai
2006



Projection suivie d’un débat en présence de Marceline Loridan-Ivens
réalisatrice de "La petite prairie aux bouleaux"
Animé par :
M. Landau, B. Didier, V. Micheli - Rechtman, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Avant propos au débat:
Exigence de l'écrivain "d'Etre sans destin" de nous donner ici d'autres traces, nouvelles, par l'image, l'image de cinéma.

SYNOPSYS

Etre sans Destin est adapté du roman d'Imre Kertész, prix Nobel de littérature en 2002. Premier ouvrage de Kertesz publié en 1975, Etre sans Destin est un livre émouvant et dérangeant qui raconte l'expérience largement autobiographique d'un jeune juif Hongrois dans les camps de concentration allemands, puis son retour à la vie, après la libération des camps.

« Gyurka » est un jeune adolescent de 14 ans. Un jour, non loin de Budapest, il est arrêté par un policier hongrois. Après une longue attente avec d'autres adolescents, il est emmené vers une destination encore inconnue et qu'il a du mal à prononcer : Auschwitz-Birkenau.

Gyurka est ensuite transféré de camp en camp. L'enfer commence : l'humiliation, la faim, le froid, les maladies, le travail forcé, la déshumanisation, la mort, deviennent le quotidien du jeune adolescent. Gyurka, très malade, manque de mourir jusqu'à ce que le camp soit finalement libéré par les Américains.

Sur le chemin du retour vers Budapest, sa ville natale, toujours vêtu de ses habits rayés de prisonnier, Gyuri Koves éprouve l'indifférence, voire l'hostilité de la population hongroise. Ses anciens voisins et amis le pressent d'oublier les terribles moments qu'il a passés dans les camps, sont gênés dès qu'il évoque son expérience et ses souvenirs du camp. Le jeune garçon est alors livré à lui-même, et comprendre ce qu’il lui est arrivé.

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