vendredi, août 11, 2006

Lettre ouverte à Jacques-Alain Miller

« Lettre ouverte à Jacques-Alain Miller, Directeur de L’Anti livre noir de la psychanalyse, ancien Directeur de l’Ecole de la Cause Freudienne, etc. » cherche éditeur.

Ce qui a inspiré la lettre à son auteur, Etienne de Jaer, psychologue non clinicien (Université libre de Bruxelles) et Master of Business Administration (Boston University School of Management), est le regret que la réponse orchestrée par Jacques-Alain Miller au « Livre noir de la psychanalyse » vole encore plus bas que les propos sans nuance du Livre noir, au lieu d’élever le débat en qualité, en portée, au lieu d’avancer des propositions intéressantes pour faire évoluer la psychanalyse vers le troisième millénaire. La vénérable centenaire méritait mieux que ces propos mal construits qui ne peuvent que la déforcer.

Etienne de Jaer est le concepteur d’une technique de reformulation non thérapeutique qui aide les personnes en bonne santé mentale à ajuster leur Psycho-it-Yourself et leur autocoaching par elles-mêmes pour mieux saisir les opportunités et mieux déjouer les difficultés de la vie quotidienne, avant d’envisager si besoin est le recours fécond à une aide extérieure (voir http://www.vitanalyse.com ).

Courriel : etienne.dejaer@skynet.be


Extraits choisis dans l’ordre linéaire de la lettre

……

Assez bizarrement par rapport à ce qu’un esprit mûri par la vie s’attendait à recevoir de la part de professionnels auréolés de pédigrées tels que ceux des quarante coauteurs à la cause commune, je me suis senti souvent ramené à la dialectique des dissertations creuses de campus qui éclatent comme des bulles de savon dès qu’on retombe dans les « d’abord vivre » incontournables du monde adulte. Dans cette chorale à quarante voix de diabolisations/sacralisations « plus sincère que çà tu meurs » qui postulent plus qu’elles ne démontrent, qui flamboient aux créneaux plus selon leurs crédo que leurs cogito, je n’ai trouvé aucune mise à plat bilatérale élargissant le débat au-delà des parades sexuelles de garçons coiffeurs soucieux de leur clientèle à coup de « fi, que t’es moche » à l’autre.

N’y avait-il vraiment pas mieux à faire pour défendre l’image et l’avenir de la psychanalyse que ces piqûres de scorpion qui font plus de mal au porteur de la queue qui se les darde qu’à ceux sensés recevoir le venin ? Profane de vos cénacles, je vous envoie la pâle lueur du rédigé qui suit dans l’espoir qu’elle les stimule. Pourquoi me donner cette peine ? Parce que, bien que non psychanalyste, j’ai décidé de m’autoriser de moi-même à cette parole (Lacan) et que j’estime que la psychanalyse toutes écoles confondues mérite mieux que la rétrogradation à l’obscurité de la caverne chère à Platon dans laquelle l’Anti livre noir de la psychanalyse menace de l’enfermer, parce que l’esprit rebelle de votre génial beau-père n’aurait, j’en suis certain, pas désavoué cette invitation à revoir votre copie.

suite sur :
http://cahiersdelamoire.blogspot.com/2006/08/lettre-ouverte-j-miller.html

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