vendredi, novembre 24, 2006

parutions de freud-lacan.com

Cocaïne. Aphasies

Études des textes préanalytiques de Freud

Jean-Louis Chassaing avec Jacques Béraud, Olivier Bézy et Paul ClaveiroleÉd. Érès - 2006 - 10.00 €

Les études de Freud sur la cocaïne, composées de plusieurs textes, sont peu connues. Elles sont cliniques et actuelles. Elles témoignent d’une finesse descriptive, des prémisses de la méthode freudienne, et apportent des éléments précieux sur l’histoire. Dans Les études sur les aphasies, Freud y délivre sa méthode : analyses des travaux antérieurs, critique argumentée, propositions personnelles. Les auteurs ont travaillé ces textes, les ont discutés à maintes reprises. Ils font part ici de leur lecture et proposent un document de travail qui met en évidence tant la richesse des contenus que la qualité de la réflexion épistémologique freudienne. Freud, encore neurologue, s’y révèle traditionaliste mais aussi original, personnel, inventif, curieux, dans une attitude de chercheur qui préfigure le raisonnement analytique. Jean-Louis Chassaing, psychiatre, ancien praticien hospitalier (CHU- Clermont-Ferrand) est psychanalyste, membre de l’Association lacanienne internationale, membre cofondateur de la Fondation européenne pour la psychanalyse. Avec la participation de : Jacques Béraud, pédopsychiatre, Olivier Bézy, psychiatre, Paul Claveirole, pédopsychiatre, praticiens hospitaliers CHU.

La culture des surdoués ?

Collection "Les dossiers du JFP"

Sous la direction de Marika Bergès-Bounes et Sandrine Calmettes-JeanÉd. Érès - 2006 - 18.00 €

Le nombre de demandes de consultations pour le motif "est-il surdoué ?" ne fait qu'augmenter. Les praticiens confrontés aux pièges de cette question ont parfois du mal à garder leur regard clinique devant cette interrogation qui vient implicitement valider l'existence de cette prétendue nouvelle nosographie. Mais que cache donc l'inflation actuelle du signifiant surdoué ? D'où vient donc cet attachement récurrent et obstiné à la valeur de l'intelligence ? Est-ce une fois de plus un moyen d'éluder la question du désir et des théories sexuelles infantiles ? Que vient masquer la reprise dans la dynamique familiale de ce signifiant érigé dans le social ? Ne peut-on craindre que ces enfants, à faire ces économies, n'en paient ultérieurement et diversement le prix, selon ce qu'il leur est demandé de soutenir ou de mimer comme objet au regard de l'idéal ? Cet ouvrage se propose de soutenir une démarche clinique et thérapeutique face à ce signifiant "surdoué" qui a l'art d'arrêter la pensée et de provoquer en chacun le sentiment d'être éjecté de sa place symbolique (parents, enseignants, professionnels et bien sûr l'enfant en premier lieu). Se peut-il que ce ne soit pas le signifiant "surdoué" lui-même qui provoque ces embarras, mais la manière dont actuellement il est articulé et manipulé par le social ? Ce livre montre les tentatives de praticiens pour redonner une dynamique à ce signifiant dictatorial. Il poursuit la réflexion entamée avec le numéro 18 du Journal français de psychiatrie. Marika Bergès-Bounes et Sandrine Calmettes-Jean sont psychanalystes à Paris. Elles sont membres de l'Association lacanienne internationale Avec la participation de : Anne Andronikof, Conceiçao Beltrao-Fleig, Corinne Bernardeau, Jean Bergès, Genneviève Blaquière, Paula Cacciali, Dana Castro, Pierre-Christophe Cathelineau, Daniel Charlemaine, Georges Cognet, Jean-Pierre Delaubier, Michèle Dokhan,Marie-Alice Du Pasquier, Catherine Ferron, Mario Fleig, Jean-Marie Forget, Bernard Gibello, Christiane Gregorius, Christiane Lacôte, Gilles Lemmel, Evelyne Lenoble, Claire Meljac, Charles Melman, Anne-Marie Pecarelo, Roger Perron, Catherine Princelle, Michèle Schnaidt, l'Unité de Psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent de l'hôpital Sainte-Anne, Laurence Vaivre-Douret, Marie-Luce Verdier-Gibello, Denise Vincent, Hubert Vincent, Robert Voyazopoulo


La Célibataire n°12



Les incidences subjectives de l'immigration

Sous la direction de Charles Melman et Claude DorgeuilleÉd. EDK - 2006 - 25.00 €

C'est inadmissible Le problème de l'immigré est qu'il ne parvient pas à s'admettre lui-même. Il ne peut en effet s'avancer sur la scène du nouveau monde qu'à la condition d'oublier son origine, quelle que soit sa couleur : sinon il y fait folklo, pièce rajoutée et donc jetable [...]. La ségrégation de nos jours a deux mauvaises raisons. L'une est mythique et tient aux origines. La seconde est réelle et tient à la capacité de participer à l'économie de marché. Il n'y a pas de salut possible si l'on souhaite s'en sortir sans une prise en compte de l'ordre symbolique qui rassemble le monde sous le signe du désêtre et de la déshérence. Quelques extraits : Je suis née en Tunisie, d'un père algérien, chaoui et d'une mère anglaise, à demi-juive. Ils se parlaient en français. Leur langue d'amour était la langue du Maître, du colonisateur. [...] Jusqu'à dix-neuf mois, quelle était ma langue ? L'anglais, l'arabe, le tamazight, le français ? [...] Je suis présentée à mon grand-père maternel, et là, miracle, je parle l'anglais comme une anglaise. J'oublie le grec. J'ai cinq ans. Six ? [...] À ma mère, j'ai toujours parlé la langue de l'autre, de l'Étranger. [...] J'ai oublié l'arabe, le tamazight, le grec. Je me souviens de l'anglais. Je parle le français, je le parle tous les jours. C'est ma langue mère. La langue du désir. La langue de l'interdit ? Un numéro passionnant sur un sujet d'actualité : l'immigration. Sommaire : Charles Melman C'est inadmissible I. Espaces Simonne Henry-Valmore Romance indienne Guy Sitbon Lucy Tania Roelens Le colibri et puis la rose Gabrielle Varro L'expérience subjective de la migration ou l'exploration de l'intériorité Jeanne Wiltord Habiter " le Pan d'un grand désastre " Sidi Askofaré Métamorphoses. Considérations sur quelques enjeux et incidences subjectifs de l'immigration Pierre Larrouy Nous sommes tous des immigrés II. Témoignages Laurence Chriqui L'origine est elle soluble dans l'autre ? Da'ad de Gunzbourg Lalangue et moi III. Cliniques Hervé Bentata L'exil manqué. Incidences subjectives de l'immigration dans l'enfance et l'adolescence Nicolas Dissez Errance et ségrégation dans la modernité. La situation actuelle de la psychiatrie est-elle réductible à une " guerre des sujets " ? Annemarie Hamad Quand le sujet se trouve en suspension d'effets de signifiant Djohar Ghersi Saïd ou la traversée Arturo de la Pava Ossa Quatre mères, un destin Johanna Vennemann Langue Maternelle ou " La Langue Sauvée" IV. La Langue Nazir Hamad Les traces de la lalangue Sandrine Malem Le temps des langues Georges-Arthur Goldschmidt Une langue piétinée Marc Nacht La langue qui fait Un et la langue qui fait Trois

Malaise dans la famille

Entretiens sur la psychanalyse de l'enfant

Nazir Hamad et Thierry NajmanÉd. Érès - 2006 - 18.00 €

Préface de Charles Melman A l'heure où les familles de notre pays semblent traversées par un certain désordre et un certain désarroi ; à l'heure où une partie de la jeunesse de nos banlieues semble se trouver agitée d'un certain feu ; à l'heure où le gouvernement français rêve de "dépister la prédélinquance" dès l'arrivée en crèche de nos enfants ; à quelques heures de l'instauration d'une "psychothérapie d'État" par un pouvoir politique décidant désormais de ce qui est scientifiquement valable et de ce qui ne l'est pas, il semble urgent de réinterroger les enjeux de la psychanalyse avec les enfants et les adolescents. Concrètement, qu'est-ce qu'une psychanalyse avec un enfant ? Quel est son but ? Comment organiser les entretiens lorsqu'on doit travailler à la fois avec des parents et un enfant ? De l'enfant à l'adulte s'agit-il de la même cure analytique ? Existe-t-il un âge limite pour entrer en analyse ? Faut-il dire la "vérité" aux enfants ? Le père doit-il obligatoirement venir en consultation ? Un analyste peut-il donner un conseil ? Nombreuses sont les questions sur la pratique psychanalytique que peuvent se poser les parents en difficulté avec leur enfant ou les professionnels qui les accompagnent. Elles sont ici abordées avec rigueur, souci de clarté et authenticité. Loin des recettes toutes faites et des solutions clef en main, ce dialogue entre un psychanalyste expérimenté et un psychiatre, psychanalyste plus jeune dans le métier, est en permanence vectorisé par la place de l'inconscient, et donc par l'équivoque dont est porteuse la parole des enfants autant que celle des adultes. Nazir Hamad est docteur ès Lettres en psychologie clinique, psychanalyste pratiquant à Paris, et directeur d'un CMPP dans l'Essonne. Il a travaillé avec Françoise Dolto, avec laquelle il a publié un livre d'entretiens intitulé Destins d'enfants paru chez Gallimard en 1995. Il est membre de l'Association lacanienne internationale. Thierry Najman est docteur en médecine, psychiatre des hôpitaux et psychanalyste. Il exerce depuis plusieurs années dans le service hospitalier de psychiatrie infanto-juvénile du nord des Hauts de Seine. Il est responsable médical d'un établissement médico-éducatif en Seine-Saint-Denis.

Jean Cocteau ou l'énigme du dési
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Ce que le poète apprend au psychanalyste

Marie Jemma-JejcicÉd. Érès - 2006 - 25.00 €

Préface de Charles Melman Cocteau disait : Mon œuvre est un objet difficile à ramasser. De fait, la critique littéraire a échoué à le lire. Pourtant, il résiste volontiers auprès du public et des poètes, en dépit d'une déconsidération jamais précisée de l'intelligentsia. Confusément, Cocteau savait que son œuvre présentait un écueil pour la littérature, lui qui pensait qu'un psychiatre serait plus à même de le lire et de repérer le fil rouge qui coud son œuvre. Cela autorisa Marie Jemma-Jejcic à le lire avec Lacan. Quel tressage, œuvre et vie, écriture et structure composent-elles, pour que Cocteau souhaitât un « linguiste de l'âme », selon sa belle expression ? L'auteur, en prenant en compte cette requête, dégage ici la vérité en œuvre. Par le travail pugnace de l'écrit, Cocteau soutient un désir de vie mis à mal par un deuil traumatique qui déstabilisa la mise en place de sa structure psychique. Grâce aux apports de Lacan sur la langue, l'écrit et la lettre, Marie Jemma-Jejcic repère la position d'objet de l'écrit, le questionne dans ses rapports avec le deuil, la mélancolie et le masochisme. Ainsi, de Cocteau, une œuvre en souffrance émerge. A procéder de l'énigme, le « dit poétique » concerne le psychanalyste et sa pratique de l'interprétation, en même temps qu'il interroge ce qu'il en serait d'un acte poétique de Cocteau. De la sorte, il est possible que ce poète méconnu pour sa poésie, et qui agaça par sa façon savante d'utiliser les médias, ait ranimé ce qu'il en était autrefois de l'aède. Du coup, de façon inattendue, lire Jean Cocteau se propose comme un retour à Jacques Lacan. Docteur en sémiologie littéraire et en psychopathologie et psychanalyse, Marie Jemma-Jejcic est psychanalyste, membre de l'Association lacanienne internationale, maître de conférences en psychopathologie et psychanalyse Paris XIII, praticienne au centre hospitalier de Saint-Denis

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