vendredi, décembre 22, 2006

l'enfant sans nom de E.Durif

L’enfant sans nom
Eugène Durif
Mise en scène Philippe Flahaut



Le texte

Librement inspirée des tragédies grecques et du mythe d’OEdipe, L’Enfant sans nom est une fable poétique sur la différence et la fatalité de la violence des rapports humains.
Un aède raconte et chante l’histoire de l’enfant au pied enflé. Un porcher trouve dans un paquet abandonné un bébé au pied meurtri. Un petit corps à consoler, à réchauffer. Il le garde et l’élève dans les montagnes. L’enfant sans nom, boiteux, vivant avec les cochons, subit les constantes moqueries des autres. Lorsqu’ Ella, son unique protectrice, meurt, il est contraint de partir. En chemin, il traverse le champ d’un laboureur qui veut le chasser : ils se battent et le laboureur est tué. OEdipe continue sa route, le choeur l’incite à affronter “la Chienne” qui chantonne une ritournelle énigmatique. Il a délivré un peuple , il en devient le roi… jusqu’à ce que la mort frappe à nouveau. Seule solution contre la peste : “chasser la souillure de cette ville”. La vérité sort de la bouche de Tirésias, confirmée par le Rescapé : OEdipe “se vautre dans l’impensable”. Il voudrait disparaître.

Eugène Durif reprend en grande partie l’intrigue de l’OEdipe roi de Sophocle, mais l’histoire devient un récit initiatique où l’enfance d’OEdipe a un rôle fondamental. L’homme est ballotté au gré du sort, nostalgique de ces années passées auprès d’Ella (petite amie, mère adoptive, soeur choisie – toutes les femmes en une). La révélation de la vérité est un déchirement dont débat le choeur et sur lequel l’aède insiste crûment. Les yeux crevés, OEdipe reprend la route avec Antigone, n’aspirant plus qu’à la mort, près du petit bois où est morte Ella, son premier amour.

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