mardi, février 14, 2006

psychanalyse et formation

la formation des psychanalystes :Elisabeth Roudinesco rappela d’abord à grands traits l’histoire des rapports entre la psychanalyse et l’Université. Son intervention mit à jour deux points intéressants : d’abord elle mentionna que le projet de Freud, qui ne vit pas le jour, consistait à créer des universités qui contribueraient à la formation des psychanalystes en invitant des chercheurs de tous horizons. Lilia Mahjoub insista alors sur le fait que la formation du psychanalyste voit le jour dans la cure et est ensuite orientée par les Ecoles. Elle mentionna l’existence du département Psychanalyse de Paris 8, précisant qu’il est une création de Jacques Lacan. Ensuite, elle s’interrogea sur la possible création à l’avenir d’instituts qui permettraient une formation qui puisse être prise en compte par le politique sur le modèle d’Instituts des Hautes Etudes. Enfin, elle fit remarquer que l’inscription des quatre courants majeurs proposés dans le cadre du nouveau diplôme rayaient de fait la tendance psycho-dynamique

psychanalyse et cinéma

LE REGARD QUI BAT . . . Le cinéaste et son œuvre
« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art. », Sigmund Freud

Cinéma ESCURIAL PANORAMA
11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS
Dimanche 26 janvier 2006 à 10h30, Projection du film

SPIDER
DE DAVID CRONENBERRG(2002)


Projection suivie d’un débat Animé par : M. Landau, B. Didier, V. Micheli -Rechtman, C. Erman, Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…

Le Synopsis du film

Un homme quitte l'asile psychiatrique et se retrouve sur les lieux de
son enfance. Enfance qu'il va explorer à nouveau pour tenter de se reconstruire…

Avant propos au débat

…Spider nous emmène avec force au plus intime d’un homme égaré qui nous perd entre sa réalité
et ses fantasmes. Quelle est le destin de cette rencontre traumatique pour le petit garçon qu’il fut avec la sexualité de ses parents …

Prochaines projections
En mars , sous réserve, « La langue ne ment pas » de Stan Neuman
En mai le 14, « La Captive » de Chantale Ackerman


L’œuvre, pas plus que le regard, ne se consomme. Qu’est-ce qui, dans une œuvre, regarde chaque spectateur, et le captive ? Le cinéaste fait œuvre à mettre le regard en scène. Le regard est au cœur de l’œuvre, et non pas extérieur à elle. C’est en l’y déposant que l’artiste, faisant événement, nous donne notre réel à voir.

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat, c’est un dimanche par mois la projection d’un film suivie d’ un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens… au Cinéma ESCURIAL PANORAMA.
Organisation : Barbara Didier, Véronique Haguenauer, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Nabile Farès, Jean-Jacques Moscovitz, Vanina Micheli-Rechtmann, Fred Siksou et d’autres
Renseignements: psyact@free.fr- Tél : 01 43 38 64 14 - Le Site de Psychanalyse Actuelle -Contacts cinéma:tm@cinema-tm.com - http://www.cinema-tm.com

Mobilisation contre le projet de décret

Mobilisation contre le projet de décret

Chers amis,

J’ai assisté le 04 février dernier à l’après-midi de la deuxième journée organisée par l’AFFOP et le SNPPsy qui réunissait à peu près 70 personnes. Françoise Stark-Mornington et Alicia Buckstein étaient présentes.

La matinée, selon Alicia Buckstein, avait été teintée de pessimisme quant à l’évolution de l’actualité liée au décret d’application de l’article 52 de la loi du 9 août 2004. L’après-midi ne fut pas plus réjouissant. D’où une nécessaire mobilisation de chacun : les enjeux sont beaucoup plus directement liés à notre combat qu'il n'y paraît de prime abord.

Voici un bref compte-rendu de l’après-midi. J’espère pouvoir le compléter par un point sur la matinée.

Bien à vous.
Benoit Drunat


Le compte-rendu

L’après-midi se déroula en deux moments : interventions puis table-ronde.

Dans un premier temps, Norbert Hacquard, psychologue, ancien administrateur du Syndicat National des Psychologues, prit la parole pour s’inquiéter de la mention du Code de la Santé Publique dans le premier visa de l’avant-projet de décret et pour rappeler que, si la psychiatrie trouve sa place dans le champ de la santé mentale, ce n’est pas le cas des trois autres instances du champ Psy, à savoir les psychologues, les psychothérapeutes et les psychanalystes. Il précisa que l’inscription au code de la Santé Publique induit une reconnaissance d’un titre sans reconnaissance de la profession. Il mentionna également le rapport Piel-Roelandt, De la psychiatrie vers la santé mentale (2201), pour en signaler les visées sécuritaires inquiétantes (proposition de mise en place d’une police de santé ).
Puis Lilia Mahjoub, Présidente de l’Ecole de la Cause freudienne, orienta son intervention autour de la Question de l’Analyse Profane de Freud pour réaffirmer que « La formation des psychanalystes n’a pas besoin de cinq ans de néo-scientisme universitaire.» Elle fit valoir que le savoir psychanalytique ne saurait être validé par unités de valeur. Elle fit remarquer que le politique ne s’était pas hasardé à définir la psychothérapie par son objet mais s’en était tenu à la question du statut du psychothérapeute, induisant dans un premier temps un glissement de la thérapeutique à la fonction d’un diplôme de psychothérapeute définissable juridiquement. Elle reprit ainsi la logique du discours de l’hypermodernité qui objective son produit soit en l’occurrence les sujets. Ce à quoi elle ajouta que la définition par l’objet aurait conduit le politique à prendre acte de l’existence du sujet de l’inconscient qu’il réfute. Il ne voit pas que son choix conduira au pire.

La table ronde a réuni Lilia Mahjoub, Elisabeth Roudinesco, Jean-Michel Fourcade, président de l’AFFOP, Philippe Grauer, président du SNPPsy et Norbert Hacquard.
Les échanges commencèrent par une réflexion autour de la formation des psychanalystes :
Elisabeth Roudinesco rappela d’abord à grands traits l’histoire des rapports entre la psychanalyse et l’Université. Son intervention mit à jour deux points intéressants : d’abord elle mentionna que le projet de Freud, qui ne vit pas le jour, consistait à créer des universités qui contribueraient à la formation des psychanalystes en invitant des chercheurs de tous horizons. Lilia Mahjoub insista alors sur le fait que la formation du psychanalyste voit le jour dans la cure et est ensuite orientée par les Ecoles. Elle mentionna l’existence du département Psychanalyse de Paris 8, précisant qu’il est une création de Jacques Lacan. Ensuite, elle s’interrogea sur la possible création à l’avenir d’instituts qui permettraient une formation qui puisse être prise en compte par le politique sur le modèle d’Instituts des Hautes Etudes. Enfin, elle fit remarquer que l’inscription des quatre courants majeurs proposés dans le cadre du nouveau diplôme rayaient de fait la tendance psycho-dynamique.
Puis la discussion revint sur la proposition de Norbert Hacquard de dissocier les quatre pôles du champ Psy.
Alors, les intervenants insistèrent sur le fait que l’actualité trouvait son point d’origine dans deux facteurs : premièrement, un probable rapport avec la proximité de l’élection présidentielle et le développement d’une politique sécuritaire pour tenter d’éviter que ne se renouvelle le premier tour de l’élection de 2001 et « rassurer à bon compte » (comme l’écrivait récemment Jean-Pierre Sueur) ; deuxièmement l’effondrement de la psychiatrie clinique et la volonté politique de remplacer les psychiatres par des auxiliaires placés sous l’autorité du médecin psychiatre référent dont il fut dit qu’il se verrait confier des pouvoirs exorbitants.
En prévision de la réunion de concertation du 21 février, on regretta que les invités à cette réunion arriveraient en ordre dispersé (en dépit de l’axe AFFOP-SNPPsy-ECF) et trois propositions furent enfin évoquées:
Demander la rédaction de deux décrets : le premier pour les psychiatres, le second pour les psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes ainsi placés hors champ de la santé mentale.
Refuser toute discussion.