vendredi, février 17, 2006

Une sociologie de la psychanalyse

Fansten vient de faire paraître une partie de sa thèse de doctorat en Sociologie* sous le titre “Le divan insoumis. La formation du psychanalyste : enjeux et idéologies” (Hermann, 2006, 182p.) :
“L’annonce du vote par l’Assemblée nationale, en 2003, de l’amendement Accoyer provoqua la mobilisation des psychanalystes contre la réglementation de l’exercice des psychothérapies. Ils s’illustrent à cette occasion par la radicalité de leurs propos et de leurs revendications : la psychanalyse, contrairement à la masse indifférenciée des psychothérapies, ne saurait être mise au pas. Elle serait radicalement différente des autres pratiques et systèmes de pensée, et appartiendrait à un tout autre régime normatif. Ainsi se trouvent justifiés les statuts d’exception scientifique, réglementaire et professionnelle de la psychanalyse. Loin des pamphlets facilement caricaturaux sur le sujet, l’auteur analyse les fondements, les manifestations et les enjeux de cette ” exception psychanalytique “. Les processus logiques de cette insoumission psychanalytique sont envisagés à partir de la formation du psychanalyste et de la réglementation de la profession Ce livre montre aussi en quoi l’exception psychanalytique, en même temps qu’elle se fonde sur les spécificités de la psychanalyse, produit des effets protectionnistes incontestables pour la profession.”
Je lui réserve également un compte-rendu…
* La Demande d’extraterritorialité de la psychanalyse française : fondements, enjeux, problèmes, thèse de doctorat de sociologie, Université de Paris V, 2004.