vendredi, mars 10, 2006

clinique freudienne et approche de la culture

Séminaire mensuel dePsychanalyse Actuelle*
http://PsychanalyseActuelle.free.fr

Clinique freudienne et Approche de la culture’

le 2ème lundi des mois de novembre à juin à 21h15

LUNDI 13 MARS
2006 21h15
au 4 Place St Germain des Prés 75006 Paris (Salle des Bibliothèques

Aujourd’hui comment donner cadre à la jouissance venue du collectif pour que le sujet ait sa parole, pour que l’intime ne soit pas trop envahi au niveau de la scène de l’inconscient par les violences de la scène sociale (caricatures de Mahomet, Ilan Halimi torturé à mort, l’évaluation perverse et faussement scientifique de la future délinquance chez les enfants de 3ans ). Notre écoute du symptôme singulier éclaire-t-elle notre lien actuel au collectif ? Par exemple par l’avancée de Freud d’un 3ème inconscient où le Moi né du Ça de par l’action de la réalité extérieure se doit de faire retour vers cette réalité en faisant passer directement dans le réel la force de l’énergie psychique, et c’est la violence qui est donc en filiation avec la fondement lui-même du Moi… ? (In « le moi et le ça » 1923 de Freud)
Débat avec Olivier Douville, notre invité
et Anne-Marie Houdebine, Nabile Farès,
Maria Landau, M.Aptekier, E.Didier,
Jean Jacques Moscovitz,


Argument du séminaire
Aujourd’hui, comment les opérateurs de notre pratique de l’écoute et de l’interprétation se laissent interroger par l’enseignement de Lacan (Concepts fondamentaux de 1964, L’Angoisse, de 1963, L’envers de la psychanalyse de 1968…) et des montages d’écriture tels que « Malaise dans la civilisation », « Considérations sur la guerre et sur la mort », « Angoisse et vie pulsionnelle »(32ème conférence). Comment participent-ils dès lors aux coupures freudiennes par leur mise en tension dans différents discours- l’analytique notamment- entre structure et histoire…comment nous faut-il innover face à de nouvelles formes de demandes ?

Rens: Psychanalyse Actuelle 94 av.Emile Zola 75015 PARIS
psychanalyse.actuel@vnumail.com Tél. 01 45 75 72 83
maria.landau@wanadoo.fr Tél. 01 46 33 91 21
anne-marie.houdebine@wanadoo.fr Tél. 0142500659
nabilefares@mailfr.com Tél. 01 46 33 90 49
jeanericdidier@yahoo.fr Tél. 01 42 23 30 73
jjmoscovitz@free.fr Tél. 01 43 25 02 11
psyact@free.fr

*Association fondée en 1986 à Paris, membre de l'Inter-Associatif Européene de Psychanalyse et de Convergencia, Mouvement Lacanien de la Psychanalyse Freudienne.

Quand Lacan défendait la révolution freudienne contre les idoles de l'insurrection

Quand Lacan défendait la révolution freudienne contre les idoles de l'insurrection

Tous ceux qui aujourd'hui se plaisent à dénigrer sous le nom de "Pensée 68" un moment essentiel de l'histoire française de la philosophie - de Michel Foucault à Jacques Derrida en passant par Louis Althusser - seront embarrassés par la lecture de ce séminaire de Jacques Lacan, prononcé durant l'année 1968-69, et qui allie l'art de la provocation à une apologie plutôt conservatrice de la rationalité libérale.

Car contrairement à la vulgate contemporaine qui voudrait faire de Lacan - et de bien d'autres penseurs de cette époque - les héritiers d'une sorte de nazisme heideggérien mâtiné de totalitarisme stalinien, on assiste ici à une mise en cause cinglante et désespérée de la notion de Révolution. Une véritable épopée du désenchantement qui, on le sait maintenant, empêcha certains militants de la cause révolutionnaire d'évoluer vers un terrorisme à l'italienne.
Il faut dire qu'à cette date, Lacan voit plusieurs de ses partisans se rallier aux injonctions de la Révolution culturelle chinoise et aux préceptes énoncés par Mao Zedong dans le Petit Livre rouge. D'un côté les membres de sa famille, Judith et Jacques-Alain Miller, s'engagent dans le mouvement de la Gauche prolétarienne sous la houlette de Benny Lévy, de l'autre les écrivains de la revue Tel Quel, emmenés par Philippe Sollers et Julia Kristeva, commencent à regarder avec passion les scintillements d'un Orient rouge qui leur semble d'autant plus attirant qu'ils n'en perçoivent pas la vraie réalité.
Au coeur de cette exaltation, qui suit les événements de mai 1968, Lacan ne cache ni sa rage de voir ses alliés s'enfuir ainsi vers un horizon répétitif, ni sa fascination pour une Chine ancestrale qui a su réveiller, mieux que lui, les fantasmes d'une jeunesse révoltée. Aussi décide-t-il de leur montrer que la révolution freudienne, celle que l'on opère sur soi et dans un défi solitaire à Dieu, est préférable aux croisades insurrectionnelles qui ne font, à ses yeux, que reconstruire des idoles.
Et pour faire entendre ce message, par lequel il se pose lui-même en maître d'un discours sévère sur la démocratie, il choisit de nouer ensemble deux concepts de son enseignement : D'un Autre à l'autre. Le premier, écrit avec A majuscule (ou grand A), désigne un lieu symbolique - le langage, l'inconscient ou encore Dieu - qui détermine le sujet dans sa relation au désir. Le second, transcrit avec un a minuscule (ou petit a), désigne l'objet du désir en tant qu'il se dérobe ou entraîne le sujet vers une perte, au cas où celui-ci voudrait en jouir sans limites au prix de sa propre destruction.
"PLUS DE JOUIR"
Jouant de cette dialectique subjective (d'un Autre à l'autre), Lacan se livre d'abord à un commentaire assez étourdissant de la notion marxienne de "plus-value", transformée en un "plus de jouir", ce qui lui permet d'affirmer que, grâce à elle - et donc à une sérieuse lecture de l'oeuvre de Marx, inspirée d'ailleurs par Althusser -, le sujet moderne a les moyens de ne pas être réduit à un pur objet fétiche, aliéné dans la marchandise. Ensuite, il commente le fameux passage des Pensées de Pascal consacré au pari sur l'existence de Dieu. Et il en déduit que de même que pour Pascal l'homme ne peut, face à la Grâce, que trancher en faveur de la présence divine, de même, dans le monde moderne dominé par la puissance symbolique du langage, il ne peut qu'accepter d'être immergé dans un discours qui le met face à son désir : celui initié par la conception freudienne de l'inconscient.
Cet enseignement, qui prétendait dépasser l'engagement révolutionnaire en faveur d'un tout autre idéal de liberté, fondée sur un accès presque janséniste à la vérité de soi et du désir, fut jugé tellement subversif par l'autorité académique que Robert Flacelière, directeur de l'Ecole normale supérieure, décida, malgré l'opposition ferme de Jacques Derrida, d'expulser Lacan de la salle Dussane, où l'avait accueilli Althusser six ans plus tôt.
A travers cette décision absurde, contestée à l'époque par une bonne partie de l'intelligentsia française, la psychanalyse en tant que telle était visée comme l'est Freud aujourd'hui, redevenu l'objet de toutes les haines.
LE SÉMINAIRE. Livre XVI. D'un Autre à l'autre (1968-1969) de Jacques Lacan. Etabli par Jacques-Alain Miller, Le Seuil, 393 p., prix n.c.
Signalons aussi la première livraison de la revue Langage et inconscient. Et : Erik Porge, Transmettre la clinique psychanalytique. Freud, Lacan aujourd'hui, Eres. Rodolphe Adam, Lacan et Kierkegaard, PUF. Gabriel Bergougnioux, Lacan débarbouillé, Max Milo.
Elisabeth Roudinesco
Article paru dans l'édition du 24.02.06

Topologie du transfert

Topologie du transfert
erratum
mon séminaire aura lieu le mercredi 15 mars 2006
Topologie du transfert

Lacan nous a transmis un certain nombre d’écritures de la psychose :
- le schéma I, en tout premier lieu, c'est-à-dire une hyperbole.
Et, dans « Le Sinthome » une rafale d’écritures contradictoires :
- le trèfle
- le trèfle avec un croisement raté
- le nœud borroméen avec un croisement raté, soit : un enlacement plus un rond trivial.

Ces différents modèles ont au moins le mérite de ne pas nous figer dans une seule représentation. Elles nous oblige à nous questionner sur ce qu’ils ont en commun et au-delà, sur ce qu’on appelle finalement psychose. Malheureusement, ces modèles, Lacan les a établis à partir de la lecture d’ouvrages : Schreber, Joyce. On ne peut pas dire que, depuis Marguerite, il nous ait livré quelque chose de sa pratique en ce domaine.
C’est donc à partir de ma pratique que je tenterai de trouver une orientation dans ce paquet de nœuds. Je tenterai d’analyser mon rapport à :
- une femme qui n’avait plus d’image du corps, et l’a retrouvée sous la forme d’un démon venu la posséder…et dont elle voudrait se débarrasser (à nouveau ?) car elle se rend compte qu’il s’agit de son père.
- un homme qui entend des voix que l’autre n’entend pas (j’emprunte la formule à Michel Guibal), et qui ne les entend plus… que chuchoter après avoir parlé de son père.
- Un autre homme persécuté par les portes qui claquent dans son immeuble.

Ces diversités s’inscrivent-elles dans la diversité proposée par Lacan ? ou toutes se ramènent-elles à une seule écriture qui serait la bonne, les autres étant des essais de Lacan, comme des brouillons à oublier ?

Chez Richard Abibon, 60-64 rue Emériau, Tour Panorama, entrée sud 23ème, appartement 04- 75015 Paris, Métro Charles Michels, à 21h, le 3ème mercredi de chaque mois, d’octobre à juin. Renseignements 06 84 75 94 06

Richard ABIBON 60-64 rue EmériauTour Panorama 23004 75 015 PARIS 01 45 75 15 2206 84 75 94 06 ******@wanadoo.frremplacer les étoile par "abibonrichard" http://perso.wanadoo.fr/topologie/