lundi, novembre 27, 2006

publications psychanalytiques

Madame, Monsieur,

Les Éditions In Press ont le plaisir de vous adresser la Lettre d¹information automne 2006 à laquelle vous êtes abonnée(e).
Vous la trouverez en pièce jointe.
Rappel des principaux titres :Parutions septembre 2006

Les conduites à risque.
Au regard de la psychanalyse, sous la direction de François Duparc et Christian Vasseur
Femmes infertiles.
Image de soi et désir d¹enfant, Cristina Maggioni, préface de Serge Moscovici Parutions octobre 2006

Émile Benveniste : l¹invention du discours,
Gérard Dessons

Temps et psychothérapie, sous la direction de Luc Michel et Jean-Nicolas Despland

Amour, haine et tyrannie dans la famille, sous la direction de Gérard Decherf, Anne-Marie Blanchard et Élisabeth Darchis

Émotion et cognition. Quand l¹émotion parle à la cognition, sous la direction de Nathalie Blanc, avec Arielle Syssau et Denis Brouillet

Le concept de représentation en psychologie, sous la direction de Nathalie Blanc

Pour une psychologie politique française, sous la direction d¹Alexandre Dorna \nCrises et violences politiques, sous la direction d¹Alexandre Dorna et de José Manuel Sabucedo

Les conjugaisons du transfert, Le Divan familial n°17, sous la direction d¹Anne Loncan

Regards sur le rêve, Libres cahiers pour la psychanalyse n°14, sous la direction de Catherine Chabert et Jean-Claude Rolland

La Cité Biblique, Une lecture politique de la Bible, Pardès, sous la direction de Shmuel Trigano

Jean Guillaumin, sous la direction d¹Henri Vermorel et Jean-Baptiste Guillaumin
Parutions novembre 2006

Cas difficiles : quels traitements inventer ?, sous la direction de Maya Garboua, Hélène Marty-Lavauzelle et Bernard Touati

Meilleurs sentiments, Les Editions In Press\nwww.inpress.fr

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Messages

création psychanalyse politique

SéminaireAnimé par Michel Lapeyre / Bernadette Sauret / Alain Belkarmi/ Rémi Brassié / Isabelle Espérou / Philippe Gatto


Chers amis et chers collègues,
Le vendredi 24 novembre 2006

Création
Psychanalyse
Politique


Nous écouterons Vincent Lacotte et le collectif Odessa (photographies)

Pour la nouvelle édition du Mois de l’Image, Alain Lourenço et l’Agence Créat’Im invitent à l’Athanor le collectif de photographes toulousains Odessa.Depuis 2002, date de sa création, le collectif de photographes Odessa croise ses regards et fait dialoguer entre elles les individualités qui le composent. Voué à maintenir intactes les identités photographiques de chacun, ce collectif a fait de l’échange et de la confrontation ce qui le lie au monde. Installé à Toulouse mais résolument tourné vers l’ailleurs et ses territoires multiples, Odessa propose un témoignage photographique soucieux de sa modernité. Contre toute tendance établie comme traditionnelle, le monde et l’espace même du collectif sont des terrains de jeux où chacun exprime ce qu’il est, ce qu’il cherche, ce qu’il vit. Cinq photographes, cinq auteurs, cinq électrons libres. Les pratiques (photojournalisme, reportages, mode), les genres, les styles sont divers, le souci est commun : encourager la créativité, ouvrir des zones de sens et d’interprétations où la contradiction et le décalage ne sont pas mal venus. Une combinaison fertile aussi pour les détours comme inviter parfois des plasticiens, des vidéastes à s’associer à leur travail. Forts de cette curiosité et de cette ouverture tous azimuts, les photographes d’Odessa parlent le langage de ceux qui prennent le temps de regarder le monde vivre. Le collectif Odessa est composé de Polo Garat, Vincent Lacotte, Ulrich Lebeuf, Jérôme Navarre et Guillaume Rivière.
[texte repris du site de l'Athanor]
Visitez leur site : http://www.odessaphotographies.com

Pour les toulousains, un co-voiturage est possible.Il suffit pour cela de contacter Michel Lapeyre.




Le séminaire débutera à 20h30 (le bar de l'athanor peut vous accueillir dès 20h00)
A l'Athanor
Place de l'amitié entre les peuples à ALBI





Contacts

Michel Lapeyre 05 61 80 14 61 - Rémi Brassié 06 16 01 65 01 –

espace-cpp@wanadoo.fr

Liste de discussion

seminaire-cpp-subscribe@yahoogroupes.fr / pour vous inscrire à la lettre d'information : cpp@fr.st

Site Internet

www.cpp.fr.st

Colloque : cent cinquante ans de décensure

PENTA éditions

1er Colloque, 10 décembre 2006

8h30-18h30

150 ans de décensure

Avec la collaboration de : B’NAI B’RITH Europe, et Unité de recherche en psychogenèse et psychopathologie de l’université Paris 13
1856 – 2006.
Ce cent-cinquantième anniversaire est celui d’un bouleversement profond dans l’inconscient collectif. Des évènements, qui ont changés notre vision du monde et de l’homme, se rapportent à la naissance de trois géants: un homme et deux oeuvres. L’homme est Sigmund Freud. Les oeuvres sont: Les fleurs du mal, dont Charles Baudelaire
signe le contrat en décembre, et Madame Bovary, de Gustave Flaubert publié en feuilleton à l’automne 1856. Ce triptyque culturel révolutionne les trois axes majeurs d’un carrefour civilisateur : l’axe du moi, l’axe des conventions poétiques, l’axe, enfin, des principes romanesques. Ces trois mouvements concentriques et hasardeux de l’histoir humaine se sont retrouvés la même année pour subvertir la question de la censure et révolutionner les rapports de l’homme avec ses voûtes sexuelles, esthétiques et éthiques.

Nous tenterons, à la faveur de ce cent-cinquantième anniversaire d’une histoire de la décensure, de la réinterroger par des entrées multiples et croisées : psychanalytiques, littéraires, philosophiques, sociologiques…dans une (re)lecture polyphonique.


Hôtel d’Aubusson
33, rue Dauphine
75006 Paris
Tél. : 33 (0)1 43 29 43 43
 Métro Odéon
Lieu Tarifs • 50 euro en pré-inscription
(60 euro sur place)
• 30 euro pour les étudiants en pré-inscription
(35 euro sur place)
Inscriptions Chèque à l’ordre de Penta éditions.
PENTA éditions
59, rue Saint-André des-Arts
75006 Paris
Penta.editions@wanadoo.fr

Tél./Fax : 33 (0)1 43 25 77 61

Esthétique
Littérature
Psychanalyse
Philosophie
Malaises actuels

En co-édition avec
Interviendront : Eric Bidaud, Tony Brachet, Abram Coen, Henri Cohen-Solal, Guy Dana, Daniel Doublier, André Jacob, Max Kohn, Alexis Lacroix, Laurie Laufer,Céline Masson, Laurence Mazza-Poutet, Jean-Jacques Moscowitz, Claude Obadia, Daniel Oppenheim, Gérard Rabinovitch, Daniel Sibony, Jacques Tarnéro,
Cosimo Trono, Michel Gad. WolkowiczDe Profundis Clamavi, Auguste Rodin, avec l’aimable autorisation du musée Rodin pour Penta éditions

le rendez-vous psy...

J’ai le tournis. Je me sens lessivé, lavé du cerveau.

Comme à chaque fois que je vois un nouveau psy.
Que lui dire ?
Je ne sais pas par où commencer, comment exprimer ce que j’ai au fond de moi. Je déteste ça. J’appréhende comme un fou ces entretiens. Je me sens tellement misérable devant cet inconnu, à déballer ma vie, mes angoisses, à exprimer à haute voix des expériences douloureuses.

De temps en temps, je suis obligé de détourner le regard, je sens les larmes monter… Moi qui ne pleure jamais, je me sens abandonné, mis à nu sur une table de torture sans savoir ce que l’on va me faire. Je pense à la crise, comme un besoin. C’est une des conséquences négatives de ces entretiens. Les crises post-psy.
Et ça n’a pas raté. Une après chacun des rendez-vous.
Pourquoi continuer ? J’étais justement chez mon ancien psychiatre ce matin, pour lui dire que je ne croyais pas aux thérapies que je suis.
Il a réussi à me convaincre de continuer ma psychanalyse, et d’essayer avec une autre psy (le rdv de l’après-midi que je souhaitais annuler) vu qu’il habite trop loin de chez moi maintenant. Mais je n’ai toujours pas la réponse à ma question sur laquelle il s’est embrouillé : d'accord, la psychanalyse a pour but d’identifier les peurs et leurs causes. Mais une fois identifiées, ça changera quoi ?
Personne ne peut me répondre.

Les Jardiniers de la folie

Voilà un très bon livre pour démystifier le monde de la psychiatrie, des maladies mentales, des psychiatres et leurs diverses orientations, des psychothérapies, des médications diverses et des différentes idéologies traversant le milieu.Paru en 1988, le livre a suscité pas mal de réactions de divers horizons, plutôt courroucées du côté psychanalytique, plutôt positives du côté patients.
Il faut dire que Zarifian n'hésite pas à dire les choses telles qu'elles sont, sans oublier une touche d'humour : p55 "Le débile rural est devenu pathologique avec la disparition de certains emplois d'intérêt communal".p70 "... On a pu dire : "Le névrosé est celui qui frabrique des châteaux en Espagne, le psychotique est celui qui les habite et le psychiatre... celui qui en perçoit les loyers."p192 " ... les psychothérapies individuelles... les psychothérapies de couple ... les psychothérapies institutionnelles... Il existe, en dehors de ces grandes distinctions, une foule de "psychothérapies", souvent d'inspiration californienne, qui sont plus proches du folklore que de l'aide psychologique et qui sont une façon comme une autre de passer son temps et de dépenser son argent."p237.

"A partir de la théorie psychanalytique et de son honnête application sur le divan, une idéologie psychanalytique totalitaire s'est développée. Lacan n'a pas été pour rien dans ce phénomène fondamentalement parisien à son origine. C'est lui qui fascinait des salles hétérogènes composées d'éternels étudiants, de vieilles hystériques et de minettes désoeuvrées, tous fanatiques et béats, ayant perdu - s'ils l'avaient jamais possédé - l'ombre de tout esprit critique."Bref, ça y va gaiement, à tel point que l'ouvrage est régulièrement cité par les journalistes de Charlie Hebdo. Quant à moi je trouve qu'il ferait une parfaite introduction à la psychiatrie si d'aventure l'un ou l'autre blanc-bec du CNDK me demandait de brosser un portrait de la profession lors de ces journées d'information pour rhétoriciens !!!
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Althusser au théâtre

Après Le Caïman, qui fit les beaux soirs du Théâtre Montparnasse l'hiver dernier, revoici à la scène le philosophe marxiste le plus célèbre des années 1960-1970, un professeur remarquable et un homme généreux, Louis Althusser.

Ce n'est pourtant pas seulement de cette célébrité-là qu'il est question actuellement, mais de ce fait divers stupéfiant qui mit fin à sa carrière et d'une certaine façon à sa vie : le 16 novembre 1980, Althusser étranglait sa femme, Hélène, dans un coup de folie. Il devait être interné puis bénéficier d'un non-lieu avant de mourir dix ans plus tard, le 22 octobre 1990.


Après Claude Rich, c'est le comédien Vincent Bady qui, avec Althusser, solo, s'empare à plein corps du personnage. Il ne s'agit plus d'une pièce de théâtre, mais d'extraits de cette autobiographie sidérante, L'avenir dure longtemps (coéd. Stock/Imec, 1992, rééd. octobre 2006, Stock), qu'Althusser a rédigée en grande partie parce que, en vertu du non-lieu dont il a bénéficié, il n'a pas eu à comparaître "et si j'avais eu à comparaître, j'aurais eu à répondre. Ce livre est cette réponse à laquelle, autrement, j'aurais été astreint".

Pas question pour Vincent Bady de faire semblant de s'identifier au philosophe : c'est en comédien qu'il aborde l'oeuvre, qu'il en dit les mots, qu'il en joue les situations. Un comédien virtuose pour un rôle à multiples facettes. Il use de sa voix, de son visage, d'un corps lourd, pour composer tour à tour un meurtrier affolé, un enseignant passionné, un sportif content de lui, un prisonnier de guerre plutôt passif, un intellectuel marxiste, un jeune homme désespéré par un phimosis persistant, un fiancé heureux d'en finir avec la solitude suivi d'un homme à femmes prompt à la dépression, ou encore un fou prostré, un fou pervers, un fou sans illusions.
Et tout cela sans autre incohérence que celle de la pensée, vertigineuse. Une pensée certes agaçante de tant de surmoi et de tant de distance vis-à-vis de sa victime, mais fascinante de lucidité. Et le fait divers devient tragédie.

Althusser, solo d'après "L'avenir dure longtemps" de Louis Althusser, de Guy Naigeon et Vincent Bady, avec Vincent Bady. Théâtre du Lucernaire. 53, rue Notre-Dame-des-Champs. Paris-6e. Mo Notre-Dame-des-Champs ou Vavin. Du mardi au samedi à 20 h 30. Jusqu'au 9 décembre. Tél. : 01-45-44-57-34. www.lucernaire.fr. Durée : 1 heure. De 10 € à 30 €.