mardi, décembre 19, 2006

Activités & parutions du quatrième groupe

Paris, Mercredi 17 janvier 2007
Conférence

« Freud et l'humour »
Jean-Pierre KAMIENIAK

Paris, Samedi 3 et dimanche 4 février 2007

Journée scientifique

Contrôle, supervision, analyse quatrième
Samedi 3 février 9h Accueil 9h30 Ouverture des journées par René Péran, président du Quatrième Groupe. Introduction par Jean-Jacques Barreau 10h Jean-Paul Valabrega (IVème Groupe) 10h30 Discussion 11h Pause 11h30 Jean-Luc Donnet (Société Psychanalytique de Paris) 12h Discussion 12h30 Déjeuner libre 14h30 André Beetschen (Association Psychanalytique de France) 15h Discussion 15h30 Patrick Guyomard (Société de Psychanalyse Freudienne) 16h Discussion 16h30 Pause 17h Alain Vanier (Espace Analytique) 17h30 Discussion 18h Cocktail Dimanche 4 février 9h30 Accueil 10h Nathalie Zaltzman (IVème Groupe) 10h30 Pause 11h Table ronde et discussion avec A. Beetschen (APF), J.-L. Donnet (SPP), P. Guyomard (SPF), J.-P. Valabrega (IVème Groupe), A. Vanier (Espace Analytique) et N. Zaltzman (IVème Groupe) 12h30 Clôture des journées



Introduction à la technique psychanalytique Payot, 2006 252 pages

Dans les années 1920, Sandor Ferenczi et Otto Rank notaient qu'il existait un nombre considérable d'articles et de livres portant sur la théorie psychanalytique, mais que les textes consacrés à la technique étaient rares. La situation, aujourd'hui, n'a guère évolué et les débats actuels autour de la question de la guérison ont cruellement mis en lumière ce manque. Voici pour la première fois résumés et commentés les écrits techniques les plus importants des psychanalystes. Au programme : les articles techniques de Freud lui-même, bien sûr, mais aussi l'approche de Rank et Ferenczi, les contributions d'Edward Glover en Angleterre, Jacques Lacan en France, Heinrich Racker en Argentine, Ralph Greenson aux Etats-Unis, et, pour finir, les nouveaux champs d'application et l'évolution de la pratique psychanalytique.

les nouveautés de psyapsy

Psyapsy.org passe la seconde vitessePortail communautaire des psychologues, psyapsy.org s'est doté des tous derniers outils du web 2.0.

Le site possède un nouveau module permettant à qui le souhaite d'afficher quelques informations sur sa pratique et son parcours. La réalisation en a été grandement facilitée grace que travail réalisé en commun sur le forum et sur le wiki.

Une comumnauté de psychologuesJe vous laisse découvrir première version de l'outil communautaire qui vient d'être mis en ligne. Il vous suffit de cliquer sur le lien " communauté " une fois que vous vous êtes connecté sur le site.
Vous pouvez renseigner votre profil de la manière qui vous semble la plus juste. Si des champs manquent, n'hésitez pas à le faire savoir et d'une façon générale, faites remonter vos avis sur le forum afin que l'outil soit affiné.
Les versions suivantes seront développées à partir de vos remarques. L'intérêt d'un tel module est de pouvoir présenter, accéder et créer rapidement des informations. Par exemple, un étudiant pourra facilement rechercher - et je l'espère - trouver un lieu de stage, ou un psychologue trouver un collégue qui utilise tel outil afin d'échanger avec lui...Les Trois jours avec... continuentLa formule commence à être au point, et les Trois jours avec... seront poursuivis au cours de l'année 2007 avec les même règles : une envie de rencontre, que l'on aura mise au travail avec un texte sur le site, une invitation, une discussion pendant trois jours. Jusqu'à présent, les Trois jours avec... ont eu lieu avec des psychologues ou des psychanalystes, mais rien n'empêche d'inviter un avocat, un artiste, un groupe...D'autres modalités d'utilisation du forum sont en cours : eClinique, groupe de travail en ligne est pour l'instant en phase expérimentale et nous verrons ensemble les enseignements à en tirer. Regards croisés sera développé au cours de l'année 2007 avec une formule qui sera, je l'espère, intéressante pour tousDes partenariats ont été développés avec des éditeurs.
Tous les mois, un livre sera mis en avant. Le titre sera annoncé a l'avance et l'ouvra envoyé à un membre de psyapsy.org qui en aura fait la demande afin qu'il puisse en écrire un commentaire à publier sur le site.
Des partenariats sont en cours de développement avec des organisateurs de colloques et de journées scientifiques.
Les membres qui en feront la demande pourront y participer et en rendront compte sur le site.Psyapsy.org diffusera un podcast audio qui permettra d'écouter ou de réécouter des émissions interessant la profession.
Le principe reste le même que pour toutes les activités de psyapsy.org : chacun participe, s'investit, au gré de son désir, en proposant des fichiers ou en signalant les émissions intéressantes.
Enfin, du travail en commun sortira très prochainement eRorschach, programme d'aide à la cotation du Rorschach. Nous mettrons bientôt en chantier eTAT, sur le même principe.

Yves Ferroul en réponse avec "sujet "toc"

Wainrib, médecin qui a tout oublié de ses études scientifiques (les pages Débats du Monde du 6 décembre), est très représentatif de la façon d'agir des psychanalystes : non pas réfléchir et argumenter, en comparant deux méthodes thérapeutiques, mais insulter ceux qui proposent de soigner en dehors de la psychanalyse, les caricaturer en "adversaires" - pourquoi pas des alliés pour le bien des patients ? -, les présenter comme de connivence ainsi que des malfaiteurs ("notre équipe" !), dans le but d'agir brutalement ("association musclée"), sans respect des personnes ("raboter sauvagement").


Et que penser de la liste horrifique des mots techniques complaisamment énumérés ("capsulotomie antérieure, etc.") sinon qu'elle vise à effrayer, alors que ce sont les termes techniques de l'anatomie cérébrale, banals pour les spécialistes (mais un psychiatre analyste s'est-il donné la peine de connaître le cerveau ?).
Faut-il préférer à ce vocabulaire le langage si humain de la psychanalyse, comme cette explication de l'innocente crampe musculaire entraînant le vaginisme par l'inénarrable Françoise Dolto : "Chez les vaginiques, on retrouve toujours le fantasme précoce du viol éviscérateur par la mère, alors que la petite fille... désire le viol trucidant par le père" (Sexualité féminine : libido, érotisme et frigidité, chapitre III) ? Voilà qui doit sûrement aider une jeune femme dans la "reconnaissance profonde de son être" et lui permettre des rapports sexuels épanouissants ! Tout cela serait simplement comique s'il n'y avait pas en jeu la souffrance de centaines de milliers de patients en France, et celle de leur famille. D'ailleurs, depuis 1900, il n'y a aucun article, dans toute la littérature mondiale, apportant la preuve qu'une méthode psychanalytique ait guéri quiconque. Alors que des milliers de Français ont une vie équilibrée après une prise en charge comportementale, avec ou sans médicaments. Car la prise de médicaments n'est pas une preuve d'échec de la thérapie comportementale ! Elle est, pour un vrai scientifique, la prise en compte d'une réalité objective, complémentaire de l'action comportementale : à la base du trouble obsessionnel il y a une pathologie cérébrale que certains produits peuvent affaiblir ou éliminer.
Il n'y a que les psychanalystes pour refuser cette dualité et croire qu'un être humain est ému, se souvient, raisonne, etc. avec une pensée éthérée, sans support organique : comme si le mauvais état de marche du cerveau n'avait aucun impact sur le comportement ! Les comportementalistes sont des scientifiques. Ils ne cherchent pas à "prendre le pouvoir", ils proposent une thérapie, fruit de leur recherche théorique et appliquée, afin de mieux soigner les patients. Ils ne veulent pas faire la guerre aux psychanalystes en particulier. Ils agissent comme ont toujours agi les scientifiques : on propose une nouvelle théorie, on en tire les conséquences pratiques. Si ces conséquences sont plus intéressantes que celles des théories précédentes, on adopte la théorie jusqu'à nouvel examen. Sinon, on cherche dans une autre direction.
La confrontation scientifique n'est pas une guerre, et les adversaires d'une nouvelle théorie contribuent par leurs critiques à son élaboration ou à son élimination. Il n'y a que la psychanalyse qui, depuis Freud, crie au loup à chaque fois que l'on propose une autre explication des faits psychiques que la sienne : pour la première fois dans l'histoire de l'humanité une connaissance serait définitive, et tout ce que l'on a découvert après sa proclamation ne la concernerait pas !
Pour finir, je suppose que le docteur Wainrib est respectueux de ses patients et les informe, avant toute prise en charge, qu'il est en totale contradiction avec son code de déontologie, qui lui impose d'assurer des soins "fondés sur les données acquises de la science" (titre II, article 32), mais qu'il agit ainsi par conviction profonde. Curieusement, des tribunaux américains ont condamné à de lourdes amendes des psychiatres ayant traité par psychanalyse et qui n'ont pas pu apporter la preuve du fondement scientifique de cette thérapie.
Je conseillerais bien volontiers aux patients des médecins pratiquant la psychanalyse de leur intenter des procès pour faute professionnelle, les juges français n'étant a priori pas plus émus que les Américains par les convictions profondes dans ces circonstances. Et peut-être que par l'argent on fera redescendre sur terre les psychanalystes, qui en ont décollé depuis plus d'un siècle.
Yves Ferroul, médecin, est maître de conférences à l'université de Lille.

pour info voici la réaction des lecteurs du "Monde"
http://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0,36-846928,0.html