mercredi, janvier 31, 2007

Activités du champ freudien à travers la France

PIPOL3 Paris 30 juin et 1er juillet 2007

3ème Rencontre européenne du Champ freudien

Bulletin de préparation à la rencontre



Date : 31 janvier 2007



ACF – AQUITANIA



Soirée de préparation à la Rencontre européenne du Champ freudien PIPOL3

Programme de Recherche International sur la Psychanalyse appliquée d'Orientation Lacanienne



Psychanalystes en prise directe sur le social



30 juin et 1er juillet 2007 à Paris



L'ORIENTATION PSYCHANALYTIQUE EN PSYCHIATRIE :

une prise directe avec le médico-social



Présentée par Catherine LACAZE-PAULE



Avec Carole DEWAMBRECHIES-LA SAGNA

Membre de la commission scientifique de PIPOL3



"Immense est l'attente que suscite l'orientation lacanienne chez ceux qui ont le goût de la clinique, le respect de l'autre et le souci de la différence". Judith Miller



LUNDI 5 FEVRIER 2007 à 21h.30

26, rue du Hâ, 33000 Bordeaux



Interviendront : Stéphanie Morel-Adam et Sylvain Macalli

membres de l'ACF-Aquitania



Renseignements : 05 58 74 43 11

Après-midi de préparation à Biarritz


24 Mars 2007

14h. à 18h.


Auditorium de la résidence Eugénie
54, rue de Madrid (plage Sud)

Errance, rejet, addiction...
Des dérives du sujet aux effets d'ancrage par l'orientation
psychanalytique au sein de l'institution.

Nous aurons le plaisir et l'honneur de recevoir

Judith Miller présidente du Champ freudien, et Luis Solano vice-président de
l'Ecole de la Cause freudienne.



Un repas est prévu pour ceux qui le
souhaitent.


Dès à présent parlez en à tous ceux "qui ont le goût de la clinique, le
respect de l'autre et le souci de la différence" selon la belle phrase de
Judith Miller.


Et aussi …


le 27 avril 2007

26, rue du Hâ à 21h.30
Une autre soirée de préparation à Bordeaux


"La consultation du CPCT: une réponse au malaise contemporain"

Date : 31 janvier 2007

Journée d'Etude de Ville Evrard

31 mars 2007



La troisième Journée d'Etude de Ville Evrard aura lieu le samedi 31 mars 2007, chapelle de Ville-Evrard, sous le titre :



"On n'est pas sérieux quand on a dix sept ans'"*



Les travaux se dérouleront sur le mode d'une conversation clinique : les textes sont adressés à l'avance aux participants; pas de généralités; l'exposition détaillée de chaque cas, un petit nombre de cas; et discussion des hypothèses, voire des impasses, hors des idées reçues.

Donc, deux cas le matin (dont l'un, présenté par un intervenant du CPCT de Paris et par un praticien de l'Unité de Consultation d'Aubervilliers); trois cas l'après midi.



Le nombre des places étant limité, il est conseillé de s'inscrire dès à présent :

Secrétariat du Dr Y.C. Stavy

Centre hospitalier du Clos Bénard

15, rue du Clos Bénard

93300 Aubervilliers



Joindre un chèque de 20 euros à l`ordre du Trésor Public, pour participations aux frais, (buffet inclus). Un numéro d'inscription sera adressé dès réception.



*A. Rimbaud, Automne, 1870

source : jl-morin@wanadoo.fr>

psychanalyse & Lois

Frans Tassigny
à lutecium-group
Autres options 07:23 (il y a 9 heures)
pour info
cordial
ft


A l'unanimité, le 25 janvier, le Sénat a voté à l'unanimité le retrait des deux amendements que M. Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avait fait voter, contre l'avis du gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 11 janvier. Ces amendements stipulaient que la formation des psychothérapeutes devrait être exclusivement confiée à l'université. La décision finale appartient à l'Assemblée nationale, après avis d'une commission mixte paritaire le 31 janvier. Ces amendements suscitent des protestations indignées chez les milliers de professionnels dûment formés et certifiés ainsi que chez les élèves - adultes de 35 à 50 ans - en cours de formation dans les instituts privés de psychothérapie.

Si une collaboration constructive est souhaitable entre les instituts privés et l'université, celle-ci n'est pas en mesure d'assumer pleinement la spécificité de ce métier. D'ailleurs, les psychologues ou psychiatres qui veulent acquérir une vraie compétence de psychothérapeutes se forment au moins quatre ans dans les instituts privés - que les amendements voudraient supprimer.

La volonté, légitime, de protéger les usagers de dérives sectaires ne prend pas en compte les règles rigoureuses de fonctionnement - déontologie, recrutement et formation, incluant la psychopathologie - que les organisations professionnelles se sont données depuis vingt-cinq ans.

Ce n'est pas en détruisant une profession en plein essor qu'on protégera la société ! On ne détruit pas les écoles de police parce qu'il existe quelques "ripoux". C'est très rarement chez les 7 000 psychothérapeutes certifiés qu'on trouve les charlatans, mais dans des groupes sectaires usurpateurs de termes ou de pseudo-techniques psychothérapeutiques. Certes, depuis la loi hélas très mal bâtie de 2004, et grâce aux vives réactions des professionnels, le législateur a abandonné l'idée que la psychothérapie n'était qu'un simple "outil" au service du psychiatre. Mais la tendance persistante à vouloir faire de la formation à la psychopathologie le critère exclusif de validation de la profession entraîne une quadruple erreur :

- celle de méconnaître la spécificité du métier, de ses exigences de formation et de sa visée essentielle : aider le sujet à construire son autonomie, ce qui est exactement le contraire de la visée des sectes, qui renforcent sa dépendance ;

- celle de confondre les perturbations psychiques graves qui en appellent aux compétences du psychiatre, et ce qu'il est accoutumé d'appeler les souffrances psychosociales - qui constituent l'essentiel des demandes d'aide ;

- celle, centrale, d'éloigner de ce métier les personnes qu'un parcours personnel et professionnel prédispose à son exercice. En effet, il s'agit pour la majorité non pas de jeunes élèves sortis d'un cursus universitaire en psychologie, mais de personnes entre 35 et 50 ans, exerçant des métiers d'aide sociale, sanitaire, éducative et autres, et qui se préparent à un "second métier" en suivant une formation spécifique de quatre à six années ;

- celle enfin de menacer la créativité même de la psychothérapie, qui risque d'en être profondément asséchée. Faut-il rappeler que la psychanalyse et la psychothérapie en général ont été créées et se sont développées hors de l'université ?

En cas d'adoption de ces deux amendements, l'imbroglio et le risque d'implosion pourraient atteindre leur plus haut degré. Faute de pouvoir valider avec sagesse un décret d'application péniblement négocié, le plus raisonnable serait de remettre à plus tard, après l'élection présidentielle, des décisions vitales pour les personnes et pour la société. En repartant d'une analyse plus sereinement mûrie.

Marie-Françoise Bonicel, Cyrille Cahen, Pierre Canouï, Alain Delourme, Charles Gellman, Edmond Marc, Max Pagès, Catherine Reverzy et Luc

--
Tassigny Frans
Sint Fransiscusstraat 25
8400 Ostende
BELGIQUE
0496 85 56 82

nv site : www.qwarkpsy.eur.st/

mardi, janvier 30, 2007

ECF

PIPOL3 Paris 30 juin et 1er juillet 2007

3ème Rencontre européenne du Champ freudien

Bulletin de préparation à la rencontre



Date : 30 Janvier 2007



Une soirée Pipol à l’ECF

SOURCE / jl-morin@wanadoo.fr

« Immense est l’attente que suscite l’orientation lacanienne chez ceux qui ont le goût de la clinique, le respect de l’autre et le souci de la différence.
La Rencontre PIPOL 3 cristallisera la réponse qu’y donnent actuellement l’ensemble du Champ freudien, ses Écoles comme ses réseaux, sous le titre Psychanalystes en prise directe sur le social, avec la contribution des CPCT et d’autres institutions de soins d’orientation lacanienne. »



PRESENTATION DE LA RENCONTRE PIPOL



L’ECF participe à la préparation de la Rencontre Pipol 3 lors d’une première soirée :

Le mercredi 7 février à 21 h 15 elle reçoit le CPCT précarité et le CPCT ado de la rue de Chabrol sur le thème : « De la consultation au traitement »

Le travail du CPCT précarité et celui du CPCT ado s’accomplissent en permanence « en prise directe avec le social ». La précarité frappe aujourd’hui les « prises » qu’utilise une personne pour se maintenir dans le social. La subjectivité de ces personnes peut s’avérer précaire, mais aussi leur usage de l image spéculaire voire leur place dans le discours.

Nous verrons comment « la prise directe sur le social » déplace les consultants du CPCT ado et aussi comment le CPCT offre un parcours clinique qui va de la consultation au traitement. Nous examinerons les continuités et les discontinuités qui existent entre la consultation et le traitement.

Le débat, animé par Fabien Grasser et Philippe La Sagna, suivra l’exposé des trois séquence cliniques :



I-CPCT ado :

« Un Autre délocalisé »

La rencontre d’un jeune consultant avec un analyste au CPCT ado est une rencontre avec un Autre délocalisé, plus agalma énigmatique que sujet supposé savoir. Un exemple clinique permettra de donner un aperçu de cette délocalisation.

Dominique Miller présentera le CPCT ado avec Dominique Carpentier



II- CPCT précarité :

A) « L’abandon d’une œuvre »

Franc, 44 ans vient au CPCT - précarité adressé par une association qui accompagne des rmistes pour une éventuelle réinsertion professionnelle. Ce photographe de grand talent a pu faire carrière et vivre de son art durant un certain nombre d’années. Mais, il y a six ans, il a soudainement arrêté toute activité. Depuis, il vit dans une précarité de plus en plus importante.

La consultation et le traitement, toujours en cours, ont permis de repérer les coordonnées de ce qu’il appelle son “ blocage ” et d’entamer une ébauche d’un renversement de sa position subjective autour d’un signifiant majeur de son histoire, “ l’abandon ”.

La consultation sera présentée par Camilo Ramirez et le traitement par Marina Frangiadaki.



B) “ La femme splendide ”

Mme. Yvonne est “ rmiste propriétaire ”. Elle consulte au CPCT parce qu’elle souffre de ne pas arriver à “ tirer profit de ses nombreux talents ”. De la consultation, elle retient l’invitation à traiter en seize séances son identification au père.

Cependant, lors du premier entretien du traitement elle demande de l’aide afin de se fabriquer “ une féminité ”. Pour cela, cette patiente de 34 ans dispose des quelques pistes : le signifiant majeur “ splendide ”, le tango argentin et son “ bureau ” qu’elle traîne partout avec elle.

Au fil du traitement, toujours en cours, Mme Yvonne prélèvera des petits bouts afin de se construire un “ corps de femme ” qui lui permette de circuler dans le monde. D’autre part, elle commencera à tirer profit de ses talents.

Hugo Freda présentera la consultation, Daniela Fernandez le traitement.

lundi, janvier 29, 2007

article de J.J Moscovitz

PSYCHANALYSE ACTUELLE

(fondée en 1986 à Paris)

Association membre de l'Inter-Associatif Européen de Psychanalyse et de Convergencia Mouvement lacanien de psychanalyse freudienne



« le présent est un instant qui a eu de la chance »



Courrier - 2007

Comment penser un " réel " actuel qui serait celui de la guerre, qui existe, on le dit, guerre contre le Mal, Fatwa, anathème, vindicte lancée encore, sur un seul homme, sur un Etat aussi, guerre qui s’installe dans notre discours courant. Guerre des mots, des images. Images terribles, certes, cependant pas aussi terribles que la terreur sur le terrain des opérations, territoires et esprit, terreur qui est de toutes les guerres, certes, avec ceci de particulier qui concernerait un " savoir, des transmissions de malaises, de non-savoir, de violences qui ruissellent du fait même de savoir, de vouloir savoir, savoir difficile à nommer, touchant la filiation de telles violences…

Psychanalyse et religion, dit-on ici et là, laïcité, ajoute-t-on de façon à peine audible –voilée- alors que la psychanalyse, la laïcité, sont en train d’avoir leur cent ans révolus, en Europe en tous cas. Notre vieille et belle Europe, celle de Freud, européen de souche. La psychanalyse n’a pas de frontière géo-graphique, ni géo-politique… La limite n’est pas linguistique non plus, question d'inconscient s’entend ! Car lui, il invoque la coupure; du coté du lien social entre praticiens, la langue est la seule frontière à tenter de passer, à condition qu’il y ait quelque passeur… De cette fonction passeur, dans ce contexte de guerre qui résiste à être nommée, et bien, pour nous, cette fonction reste celle du texte de Freud accompagné de la lecture des textes et séminaires de Lacan, même si cela amène à nous en séparer sans cesse pour les retrouver toujours au rendez-vous. Fonction particulière prise en compte à Psychanalyse Actuelle dès son texte de position et de fondation en 1986, c’est ce particulier de la lettre qui reste à repérer car elle désigne, la lettre, les frayages, chemins tortueux, parfois limpides, que prend le refoulement.

Quel est ce moment particulier où nous sommes, qui construirait des frayages que nous aurions à nommer en leur particularité, leur furtivité, dont témoignerait la multiplication de réseaux associatifs de psychanalystes, en Europe, aux Amériques, en Chine, et, aujourd'hui, la naissance d un groupe arabophone de psychanalyse depuis le Maroc et la France, pour tenter de dire cet actuel, ce " réel" qui nous tient….

Que l’inconscient –voilà la coupure freudienne- soit le lieu d’un meurtre psychique nous fait percevoir, dans la vie du fantasme et de la pulsion, le rapport du sujet au nouage du symbolique à ce réel qui résiste si souvent à notre insu.

Et dés lors qu’en Europe nazifiée le meurtre de masse a eu lieu, que d’autres se prépareraient à travers le globe, comment aujourd’hui le sujet se fait-il entendre? Comment être enfant, cinéaste, spectateur, psychanalyste ? Questions auxquelles ont trait bon nombre des activités de Psychanalyse Actuelle …

J-J.Moscovitz

Rencontre du Champ Freudien

PIPOL3 Paris 30 juin et 1er juillet 2007

3ème Rencontre européenne du Champ freudien

Bulletin de préparation à la rencontre




Date : 27 janvier 2007



L'exposition organisée par l'ECF à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Freud, fermera le jeudi 8 février avec une conférence de

Serge Cottet

Freud et l'actualité

du malaise dans la civilisation



à 18h. dans la Salle XI, contiguë à l’exposition,

Maison de l’UNESCO,
7 Place Fontenoy – 75007 Paris

Le Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale

Paris, le vendredi 26 janvier 2007

Le Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale vous fait part de ses dernières actualités.


Colloque régional de Lille

Comment sortir de la maltraitance ?

Le vendredi 4 mai 2007. Pour en savoir plus, cf. http://www.psychafamille.com/Congres/index.asp


Changement d¹adresse

Nous vous informons du changement d¹adresse du collège de psychanalyse groupale et familiale :

CPGF44, rue Danton94270 Le Kremlin BicêtreTél. 01 46 72 21 55Fax 01 46 72 17 24

Comité d'organisation du site Internet du CPGF

jeudi, janvier 25, 2007

activtés du carnet psy

Objet : le Carnet/PSY


Paris, le mardi 23 janvier 2007
La librairie LIPSY, les éditions ALBIN MICHEL et la revue le Carnet/PSY,

vous invitent à rencontrer le dimanche 11 février 2007 à 10h30 à la librairie LIPSY



Roland GORI, co-auteur avec Pierre LE COZ, de l’ouvrage :



L’Empire des coachs, une nouvelle forme de contrôle social



LIBRAIRIE LIPSY ­ 15, rue Monge ­ 75005 Paris ­ Tél : 01 43 54 71 05

www.lipsy-lib.fr



CYBERSCOPIE le Carnet/PSY

www.carnetpsy.com/Cyberscopies



Salutations cordiales,





L'équipe de la revue Le Carnet/PSY
8 avenue J.-B. Clément
92100 Boulogne (France)
Tél. (33) 1 46 04 74 35

Fax (33) 1 46 04 74 00

psychanalyse & politique

Séminaire


Animé par Michel Lapeyre / Bernadette Sauret / Alain Belkarmi/ Rémi Brassié / Isabelle Espérou / Philippe Gatto



Chers amis et chers collègues,

Le vendredi 26 janvier 2007


Création

Psychanalyse

Politique

Le vendredi 26 janvier 2007


Création

Psychanalyse

Politique

Nous écouterons Elisabeth Aragon



La poesie est une de mes repirations de vie ,elle m'accompagne depuis l'enfance, s'est faite plus pressante à mes 17/18 ans en même temps que la découverte de chanteurs poètes comme Léo Férré, Jacques Bertin...Il ya eu un cheminement qui m'a fait vouloir me donner à être moins dans l'ombre, oser la publication, une vraie bataille infinie... Donc trois livres,des publications en revues, essentielles comme "encres-vives","Déchareg","lieux d'être","comme en poesie"...quelques lectures...

Ce vendredi je voudrais donc vous parler de ce qui me fait être en Poesie, donner un peu vie à tous ces mots voyageurs... En évoquant aussi Férré, Bertin...J'amènerai peut être de quoi écouter aussi...je vous proposerai aussi des lectures...En maudissant ma timidité!

Autres informations en cliquant ici





Pour les toulousains, un co-voiturage est possible.Il suffit pour cela de contacter Michel Lapeyre.



Le séminaire débutera à 21h

A l'UDAF (à confirmer)

13 rue des cordeliers à ALBI







Contacts

Michel Lapeyre 05 61 80 14 61 - Rémi Brassié 06 16 01 65 01 – espace-cpp@wanadoo.fr

Liste de discussion

seminaire-cpp-subscribe@yahoogroupes.fr / pour vous inscrire à la lettre d'information : cpp@fr.st

Site Internet

http://perso.orange.fr/espace-cpp/

Quelques affinités

L'athanor nous signale un spectacle susceptible de nous intéresser: LE NOM DE LES CHOSES - PRELIMINAIRES de Valérie Deronzier une conférence spectacle sur la sexualité le jeudi 25 janvier 2007 à 20h30 au Théâtre de la Croix Blanche plus d'infos en cliquant ici

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L'association de Psychanalyse Jaques Lacan vient de mettre en ligne son site : http://www.apjl.org.

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Le musée d'art sauvage propose une soirée de musique improvisée : LE MUSEE D'ART SAUVAGE (TRIO) EN FORMATION QUATUOR Ça se passera dans un endroit plein de pianos : certains ont une jambe cassée, d'autres une entorse au foie, d'autres encore une bronchyolite. Il y aura un contrebassiste tendance (Pascal Buzzino), un batteur up-to-date (Guy Bayssac), un guitariste trendy (Rémi Brassié) et une pianiste-chanteuse (Claire Mialhe)... et on sait pas ce que ça va faire. Venez ! A L'ATELIER DES PIANOPHILES 81 RUE CHAUSSAS A TOULOUSE LE SAMEDI 3 FEVRIER 2007 à 20H30

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Un pavé dans le jazz présente : VINCENT COURTOIS violoncelle & JEANNE ADDED violoncelle, voix en concert le DIMANCHE 4 février 2007 à 18h30 au THEATRE DU VENT DES SIGNES 6 impasse de Varsovie à Toulouse. Réservation au 05 61 42 10 70. Plus d'infos en cliquant ici

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"C'est à la fois si léger, si discret, alors que c'est tout": Le dernier ouvrage d'Anne-Marie Viala est paru en septembre 2005, avec un propos liminaire de Charles Juliet. Vous pouvez vous le procurer auprès de l'amicale du lycée Bellevue à Albi pour la somme de 10€. Pour plus d'informations, envoyez un message ici.

lundi, janvier 22, 2007

Serge Ginger

Serge Ginger : "Votre psy n'est pas votre ami"

Psychologue et psychothérapeute, Secrétaire général de la Fédération française de psychothérapie et psychanalyse (FF2P), Serge Ginger vous guide dans la vaste nébuleuse des psys. Retrouvez ses conseils pour trouver le praticien qu'il vous faut.




Pourquoi consulter un psy ?

Il faut aller voir un psy lorsque l'on ne se sent pas bien dans sa peau. Si l'on est déprimé, malheureux, si l'on rumine ses soucis, alors on est en dépression : c'est le moment de consulter. De même, en cas d'anxiété importante (peur, crises de panique, agoraphobie, etc.), ou à la suite de conflits professionnels ou conjugaux, le soutien d'un psy est vivement recommandé. Enfin, traumatismes (agression, viol, accident), insomnies, troubles du comportement alimentaire et maladies mentales sont autant de bonnes raisons d'être suivi par un professionnel.
Il y a également un phénomène de mode. On voit un psy pour un oui ou pour un non...
Effectivement. Aujourd'hui, on va voir un psy comme on va chez le dentiste : en prévention ! Et ce n'est pas plus mal. C'est comme une voiture que l'on emmène en révision, sans attendre la panne. Dans ce cas-là, il n'y a pas forcément besoin d'une longue thérapie, quelques séances peuvent suffire

Comment savoir si l'on a besoin d'un psychiatre, d'un psychanalyste, d'un psychothérapeute ou d'un psychologue ?

Si vous souffrez de troubles graves (délires, hallucinations, etc.), si vous avez perdu contact avec la réalité, si vous êtes en profonde dépression à tel point que vous ne vous levez plus pour aller travailler, mieux vaut consulter un psychiatre. Il vous prescrira des médicaments et vous apportera en plus, le cas échéant et en fonction de sa formation, une aide psychothérapeutique. Pour surmonter les difficultés de l'existence du type divorce, deuil, solitude, difficultés conjugales ou sexuelles, troubles alimentaires, chômage, etc., adressez-vous à un psychothérapeute. On consulte un psychologue non pas pour un traitement, mais surtout pour faire des examens, des tests, établir un bilan pour s'orienter sur le plan professionnel par exemple. Enfin, la psychanalyse s'adresse à des personnes curieuses, plutôt en bonne santé, qui souhaitent avant tout comprendre leur fonctionnement psychique.
Comment trouver un psy ?
Ne faites surtout pas confiance aux Pages Jaunes ! Il s'agit d'un service commercial : les psy payent pour y figurer. Adressez-vous plutôt à une association professionnelle. Par exemple, la Fédération française de psychothérapie et de psychanalyse dispose d'un annuaire rassemblant 1 200 spécialistes. L'annuaire du Syndicat national des praticiens en psychothérapie vous fournira également les coordonnées de psychothérapeutes régulièrement contrôlés et ayant suivi une formation de quatre années minimum. Vous pouvez également vous fier au bouche-à-oreille et suivre les conseils de vos amis, de votre médecin ou pharmacien. Sachez néanmoins que l'on ne tombe pas forcément sur le bon psy du premier coup. Comme pour une robe ou un appartement, il est parfois nécessaire d'en essayer deux ou trois avant de trouver celui qui vous convient.
Quelles questions faut-il poser lors du premier entretien ?
Demandez-lui quelles méthodes il pratique, s'il appartient à une association professionnelle et s'il adhère à un code de déontologie ; interrogez-le également sur ses tarifs. S'il refuse de répondre à certaines de ces questions, méfiez-vous !
A quoi reconnaît-on un bon psy ?
C'est quelque chose de très subjectif ! On a trouvé un bon psy pour soi lorsque, dès la première séance, on se sent bien avec lui et qu'on a envie de revenir. Si vous avez l'impression qu'il vous a comprise, s'il se montre chaleureux et empathique, mais cependant réservé, au lieu de rester dans une écoute passive et froide, ce psy vous convient.
Quel type de relation s'établit entre le psy et le patient ?
Une relation professionnelle. Il n'est pas question que votre psy devienne votre ami. C'est quelqu'un en qui vous avez confiance, qui conserve une certaine distance avec vous sans pour autant se montrer froid. Soit votre psy vous donne quelques conseils lors des consultations, soit il se positionne dans une écoute active, c'est-à-dire qu'il vous "tient par la main", vous guide dans votre réflexion pour aller plus loin. Au cours de la thérapie, vous rencontrerez des moments difficiles, vous serez parfois déboussolée ou en pleurs. C'est normal. Persévérez, ne quittez pas votre thérapeute au moindre problème !
Quel est le rôle de l'argent dans cette relation ?
L'argent ne doit pas être au centre de la relation. Bien sûr, on doit payer son psy, car c'est son métier et il doit gagner sa vie. Mais s'il ne pense qu'à ça, c'est un mauvais thérapeute. En moyenne, les tarifs s'échelonnent de 40 à 75 euros la séance de 45 minutes, en moyenne. Cela dépend du quartier, de la méthode pratiquée, de la notoriété du psy. Un thérapeute dont les honoraires sont inférieurs à 40 euros, c'est louche. Toutefois, si le patient rencontre des problèmes d'argent, le psy peut consentir un prix spécial.
Quelle est la durée d'une thérapie ?

Une séance dure 30 minutes au minimum. En deçà, ce n'est généralement pas très sérieux. En moyenne, il faut compter 45 minutes. Lorsque cela dépasse une heure, c'est trop long. Les consultations doivent avoir lieu, si possible, chaque semaine, à jour et heure fixes. Quant à la durée générale de la thérapie, elle varie le plus souvent de six mois à trois ans. En cas de problème aigu, tel qu'un traumatisme suite à un accident ou une agression, quelques séances peuvent suffire, si l'on fait appel à une méthode adaptée.


EN SAVOIR PLUS

"Psychothérapie - 100 réponses pour en finir avec les idées reçues", Dunod, 273 pages, 19,50 euros Consulter les libraires
L'efficacité de la psychanalyse est de plus en plus remise en cause. Pourquoi ?
De nouvelles méthodes thérapeutiques ont fait leur apparition depuis les années 1970, et se sont révélées efficaces, plus rapides et moins chères que la psychanalyse pour soigner certains troubles. Mais il faut savoir que l'objectif de la psychanalyse n'est pas, en premier lieu, la guérison, mais une meilleure connaissance de soi. Si dans les pays anglo-saxons la psychanalyse n'a plus le vent en poupe, elle est restée très à la mode en France. Globalement, ses détracteurs lui reprochent d'être longue, coûteuse, et d'impliquer un bon niveau intellectuel de verbalisation. C'est une pratique surtout réservée à une élite aisée.

Y a-t-il des nouveautés en matière de législation ?
La loi votée en août 2004 qui réglemente la profession de psychothérapeute n'est toujours pas appliquée. Selon ce texte, seuls les spécialistes qui figureront au registre national des psychothérapeutes auront droit au titre. Le décret est en cours d'arbitrage

En savoir plus Le site de la Fédération française de psychothérapie et psychanalyse
Sommaire du dossier

La Culture du narcissisme

La Culture du narcissisme

La vie américaine à un âge de déclin des espérances De Christopher Lasch

La Culture du narcissisme, Christopher Lasch, Editions Climats, Analyse :Publiée dans la collection Sisyphe dirigée par Jean-Claude Michéa, l'infatigable propagateur français des ouvrages de Lasch (cf Impasse Adam Smith), La Culture du narcissisme, parue en 1979 aux Etats-Unis et pratiquement tombée depuis dans l'oubli en France, demeure d'une perspicacité redoutable.

Christopher Lasch le premier y analyse en effet ce moment historique dont les Etats-Unis ont été le laboratoire -comme bien souvent, à savoir le capitalisme libéral-libertaire.

L'ouvrage, dont l'ambition ne peut être résumée ici, prend appui sur les nombreuses modifications culturelles et psychologiques qu'ont connues les Etats-Unis au XXè siècle, dans le cadre général de la modernisation du capitalisme. Ainsi de la décadence du système éducatif, de l'idéologie de l'indifférenciation sexuelle, de la prise en charge progressive par L'Etat d'un nombre croissant de fonctions familiales ou encore de l'écrasement de toutes les figures du père.Puisant ses nombreux exemples dans le contexte historique et intellectuel des Etats-Unis -ce qui peut dérouter le lecteur-, Lasch éclaire ainsi d'une lumière éclatante l'architecture intellectuelle dominante : celle du progressisme de Gauche. L'exemple américain, par sa radicalité (communautarisme, invasion des théories "thérapeutiques", existence d'un radicalisme politique précurseur (féminisme, droit des minorités, etc.), foi absolue dans le marché comme modèle régulateur, etc.), loin d'éloigner le lecteur européen, illustre au contraire par comparaison les évolutions actuellement à l'oeuvre en Europe, dans lesquelles nous nous débattons dans la plus grande confusion.La Culture du narcissisme, écrit il y a presque 25 ans, et comme le rappelle Jean-Claude Michéa dans sa préface à l'ouvrage Pour en finir avec le XXIè siècle, a su éviter les écueils du style en se défiant de l'idéologie du Progrès : "Comment se fait-il que des gens sérieux continuent encore à croire au Progrès alors que les évidences les plus massives auraient dû, une fois pour toutes, les conduire à abandonner cette idée ?" (Le Seul et vrai Paradis, Christopher Lasch).Lasch, dont l'originalité vient précisément de son doute absolu dans l'idée de Progrès et dans son intuition que Gauche et Droite se rejoignent dans sa célébration, montre ainsi dans un passage particulièrement éclairant et dérangeant que Sade aurait perçu par avance toutes les implications morales et culturelles du développement du capitalisme : "Sade imaginait une utopie sexuelle où chacun avait le droit de posséder n'importe qui ; des êtres humains, réduits à leurs organes sexuels, deviennent alors rigoureusement anonymes et interchangeables. Sa société idéale réaffirmait ainsi le principe capitaliste selon lequel hommes et femmes ne sont, en dernière analyse, que des objets d'échange.

Elle incorporait également et poussait jusqu'à une surprenante et nouvelle conclusion la découverte de Hobbes, qui affirmait que la destruction du paternalisme et la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché avaient balayé les dernières restrictions à la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celle-ci. Dans l'état d'anarchie qui en résultait, le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fut le premier à le comprendre - un plaisir qui se confond avec le viol, le meurtre et l'agression sans freins. Dans une société qui réduirait la raison à un simple calcul, celle-ci ne saurait imposer aucune limite à la poursuite du plaisir, ni à la satisfaction immédiate de n'importe quel désir, aussi pervers, fou, criminel, ou simplement immoral qu'il fût.

En effet, comment condamner le crime ou la cruauté, sinon à partir de normes ou de critères qui trouvent leurs origines dans la religion, la compassion ou dans une conception de la raison qui rejette des pratiques purement instrumentales ? Or, aucune de ces formes de pensée ou de sentiment n'a de place logique dans une société fondée sur la production de marchandises."Par ses prolongements multiples, La Culture du narcissisme est ainsi à découvrir, plus de 20 ans après sa parution.

Adorno & L.Binswanger, Aby Warburg

Suite à la lecture du "Monde Diplo" de janvier, surtout de son éditorial, je me permets de prendre mes distances à l'égard de l'article de Ramonet à la "une".

En effet, point de victimisation que ce soit de la presse officielle ou parallèle, on a les articles que l'on mérite dans un collectif, pas question de pleurnicher sur internet qui remet tout en question à la faveur des riches, pas question d'accuser la presse gratuite et d'en déduire des abonnements pourraient nous aider à combattre ces fléaux, non absolument pas.
Le DIPLO se reposesur ses lauriers et ce mois-ci semblr choisir LES ARTICLES DE LEUR PUBLICATION en fonction de leurs besoins, alors ils agissent par opposition capital-altermondialisme etc...ne faites pas de même pour vos écrits en psychanalyse qui demandent un soutient financier, pas question de béquilles, de tout ce qui peut vous féodaliser à pour finir d'écrire des articles pour ceux qui vous paient.

Je suis un véritable bénévole qui demande 45 euros pour un blog pa AN pour un blog et si on me les refuse cela n'a aucune importance, je n'insiste pas, il y a tellement de bon textes que je peut toujours choisir sans privilégier les mêmes.Ceux ci sont originaux proviennent de petits groupes et éditeurs indépendants . Ceux ci n'auront pas de prix. Ceux-ci auront contribué à l'élaboration de leur collectif, de mon côté je mets l'accent sur la parole et son espace donné à des analysants en cure qui ont besoin de cette ouverture de" ce questionnement " toujours perpétuel que l'Analyste ne peut recevoir....

C'est le créneau d'un dialogue public. c'est le créneau de nouvelles interrogations qui déboucheront peut-être un jour sur une procédure d'analyse sur le net ou tout du moins d'une ébauche qui je l'espère passionnera les aventuriers de la liberté de penser....d'écrire, de consulter.
voici de précieuses précisions :

Etudes sur la personnalité autoritaire
de t.Adorno traduit de l'anglais par Hélène Frappat Allia, 436 pages 25 Euros

sans ommetre

LA GUERISON INFINIE
Histoire clinique ' Aby Warburg de L.Binswanger traduit de l'italien et de l'allemand par M.Rueff & M.RenouardBibliothèque Rivages 318 p 23 euros
sans omettre pour préciser l'article de R.P Droit :
"le rituel du Serpent par Aby Warburg :
http://www.uhb.fr/alc/grac/emprise/warburg/rituel.html

bonne lecture


cordial
ft

Adorno & histoire de la psychanalyse

Rendre disponible en traduction les contributions d'Adorno aux Etudes sur la personnalité autoritaire (publiées aux Etats-Unis en 1950), c'est plus que mettre entre les mains du public français un des « classiques » de la sociologie. C'est surtout lui proposer des outils, certains surannés, d'autres toujours utiles, pour résoudre une énigme : la transformation d'une société démocratique en son contraire, le « fascisme ». Car ni le contexte socio-économique ni l'audace d'un groupe de militants politiques décidés à conquérir le pouvoir, ne suffisent à l'expliquer.

Tout cela dans le dernier "Monde des livres" de ce jeudi passé sans omettre un article de Roger-Pol droit consacré à l"histoire dont la psychanalyse dont voici un petit résumé :

L'homme est très agité. Les infirmiers, pour ranger ses affaires, doivent lui prendre de force les clés de ses valises. Il tente de s'enfuir, se disant victime d'une erreur judiciaire. Car il ignore être en clinique et se croit en prison. Le faire manger n'est pas commode : il est convaincu que ses aliments ont été empoisonnés. Du sperme, du sang ou de la morve y auraient été incorporés. La viande devient souvent la chair de ses enfants. De temps à autre, il se jette sur une infirmière pour l'étrangler. Pour les médecins, c'est presque la routine. Le dossier psychiatrique pourrait même paraître banal : fantasmes de persécution, rituels obsédants, propos incohérents, accès de violence.

bien sur bien plus de précisions sur mes blog avec eventuellement votre collaboration...

cordial
ft

jeudi, janvier 18, 2007

Activités du Champ Freudien

PIPOL3 Paris 30 juin et 1er juillet 2007
3ème Rencontre européenne du Champ freudien
Bulletin de préparation à la rencontre

Date : 18 janvier 2007

Projection exceptionnelle à la Cinémathèque française : ELVIRE JOUVET 40BENOIT JACQUOT1986 - 63’Avec Philippe Clévenot, Maria de Medeiros, Eric Vigner et Vincent VallierEn 1986, Brigitte Jaques crée la pièce Elvire Jouvet 40 d'après les Sept leçons de Louis Jouvet, données en 1940 au Conservatoire National de Paris. Benoît Jacquot nous offre le film de ce spectacle.SéanceDimanche 21 Janvier 2007 - 16h30 - SALLE HENRI LANGLOISSéance suivie d’un débat avec Benoit Jacquot et Brigitte Jaques-WajemanTarifs cinémaEntrée : 6 €Tarif réduit : 5 €- de 12 ans : 3 €Forfait Atout Prix : 4 €Libre Pass : accès libreTarifs réduits pour : - Moins de 26 ans- Demandeurs d'emploi- Rmistes- Plus de 60 ansAccès La Cinémathèque française51, rue de Bercy75012 PARISMétro Bercy - Lignes 6 et 14Bus n°24, n°62, n°87En voiture, A4, sortie Pont de BercyParkings 77, rue de Bercy (Hôtel Mercure) ; 8, boulevard de Bercy.


Date : 18 janvier 2007


Inauguration des nouveaux locaux du CRT de Nonette

L’inauguration des nouveaux locaux du CRT de Nonette (Centre de Recherche et de Traitement), qui a eu lieu le mercredi 12 janvier dernier me conduit à faire quelques remarques. Tout d’abord c’est un bonheur pour les sujets qui y sont accueillis. C’est un bonheur pour les personnels qui vont trouver de meilleures conditions pour leur travail difficile. Pour les membres de l’Association de Gestion du CTRN (AGCTRN) que préside Jacques Borie ce bonheur est l’aboutissement de dix années de luttes multiples où le désir décidé de quelques uns a souvent été le seul capital sur lequel compter avec l’assurance du soutien de nombreuses amitiés dans le Champ freudien d’abord, mais aussi de la contribution de nombreux partenaires institutionnels, associatifs ou autres tels l’ADAPEI du Puy-de-Dôme, Sésame Autisme, les services de psychiatrie hospitalière de Clermont, « Les dauphins sportifs » club du Sport adapté, les Sœurs optimistes, le Rotary club et bien d’autres.

Deux leçons que je souhaite souligner. La première leçon est clinique. C’est le fruit de l’expérience menée depuis plus de trente années avec l’ensemble des intervenants qui a servi de base pour la concertation avec les architectes responsables du projet. A la sensibilité bien connue des sujets psychotiques à l’intrusion des voix et des regards ont répondu dans l’architecture des bâtiments les nombreuses possibilités de s’en séparer ou de s’en isoler. Pas de hiérarchie apparente mais des lieux de vie distincts des lieux de formations ou d’occupation, une école, un bâtiment central non directif mais agora. Beaucoup de couleurs, des angles pas toujours droits, des lieux où se cacher, bref rien de totalitaire mais la possibilité d’usages singuliers, imprévus, vivants de l’espace. La grâce a voulu que les sujets que nous accueillons adoptent spontanément ces locaux.
La seconde leçon est politique.
En sachant mener la conversation avec le Maître de notre époque qui connaît davantage le chiffre que les idéaux, l’Association de Gestion du CTR de Nonette (AGCTRN) a su préserver non seulement l’orientation psychanalytique du travail à Nonette, mais encore, répondre aux questions de notre temps, en donnant une nouvelle pertinence au partenariat entre les pouvoirs publics responsables de l’intérêt général et le secteur associatif porteur de projets particuliers sans intéressement financier. Cette expérience de dialogue durant cette période de dix ans a permis de mener à son terme un projet à une époque où nous menace clairement la marchandisation du secteur sanitaire et social comme de tous les autres domaines de l’activité humaine.

Je reprendrai les termes de conclusion du discours de Jacques Borie lorsqu’il invitait tous les esprits ouverts et généreux, à se considérer ici chez eux : « Je voudrais pour terminer dire à vous tous, plus exactement à chacun de vous, que cette maison est désormais ouverte à tous ceux qui veulent savoir comment nous travaillons ; chacun peut savoir ce que nous faisons, souvent dans la difficulté mais aussi parfois dans la joie, celle de la trouvaille partagée, du sourire pour accueillir ldu poing qui se transforme en main tendue, du hurlement qui se module en appel.»


Jean-Robert Rabanel.

Date : 18 janvier 2007



Monsieur Accoyer a cru jeudi 11 avril 2007, dans un dernier soubresaut de passion, pouvoir court-circuiter le gouvernement et le décret d’application, résultant de longues discussions de l’article 52, sur lequel le Sénat allait statuer. Nous apprenons que les sénateurs unanimes ont eu, ce mercredi 17 janvier 2007, la sagesse de refuser ce décret bis de Mr Accoyer. (Judith Miller)
Date : 18 janvier 2007



L’École de la Cause Freudienne organise, sous les auspices de l’Unesco et avec la participation des Délégations Permanentes des Républiques d’Argentine et d’Autriche, à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de Sigmund Freud, l’exposition:
“Are you a doctor, sir?”
Collection de Philippe Helaers
Commissaire de l’exposition: Gérard Wajcman
assisté de Isabelle de Visscher-Lemaître

L’exposition sera ouverte au public du 22 janvier au 8 février 2007 inclus, du lundi au vendredi, de 9 heures à 18 heures.Important: la Maison de l’Unesco est fermée le samedi et le dimanche.En voici l’adresse:
Maison de l’UNESCO (Foyer de la Salle X) 7, place de Fontenoy, 75007 PARISMétro: La Motte-Picquet Grenelle


source :

De :
Jean-Loup MORIN
Envoyé :
jeudi 18 janvier 2007 6:33:41
À :
"Pipol 3"

Un colloque du CILA

H I S T O R I Q U E

Le CILA est une association universitaire créée en 1995 par Annie BIRRAUX, psychiatre, psychanalyste, professeur des Universités, afin d'élargir au plan international les perspectives de formation, d'information et de recherches en psychopathologie et psychanalyse dans le champ de l'adolescence.

Ce projet est né au sein de l'Unité de Recherches sur l'Adolescence (URA), créée par Philippe Gutton à l'Université Paris 7 Denis Diderot.

O B J E C T I F S

Favoriser et fédérer les échanges internationaux sur le thème de l'adolescence.
Développer une perspective pluri-disciplinaire :
Santé mentale, psychanalyse, médecine, histoire, sociologie, anthropologie, sciences de l'éducation.
Permettre le développement :
De formations nationales et internationales
De recherches dans les champs psychopathologiques, psychodynamique, pharmacologique, comportemental, cognitif.
De diffusion d'informations : revues, publications d'ouvrages, organisations à caractère scientifique (colloques, journées de travail).
Suivre l'évolution de la "représentation" sociale de l'adolescent, selon les époques, les lieux, les médias.
Confronter les expériences et théorisations spécifiques à chaque pays et chaque culture, sur les registres institutionnels, théoriques (psychopathologie, psychanalyse..) ou de recherches.
Si la question des drogues à l’adolescence est très présente sur la place publique, celle de l’alcool est quasiment un tabou. Dans notre pays, la consommation d’alcool (particulièrement chez les jeunes), étant une question difficile à soulever pour des raisons culturelles, on observe un grave décalage entre sa prise en compte et son importance. Les chiffres sont pourtant éloquents, notamment en ce qui concerne la part de l’alcool dans les accidents de la route chez les jeunes, (première cause de mortalité dans cette tranche d’âge), ainsi que les chiffres des urgences hospitalières qui récupèrent des ados en état d’ivresse grave.
Les arguments commerciaux et la publicité aidant, l’alcool gagne aujourd’hui du terrain sur la plupart des produits toxiques plébiscités par les jeunes. Les adolescents consomment de l’alcool de plus en plus tôt, de préférence en bande, plutôt en association avec d’autres produits toxiques, et les garçons sont plus concernés que les filles. Il ne s’agit plus de constater certains excès, mais de prendre en compte la généralisation et la banalisation du phénomène dans un contexte culturel où l’alcool est trop rarement associé à la dangerosité.


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Renseignements et inscriptions :
Valérie DISCOUR
Boîte A 5
8 rue des Portes Blanches
75018 PARIS
01.42.23.44.12.
e-mail : v.discour@wanadoo.fr

Comité d’organisation :
Patrice HUERRE, François MARTY
Valérie DISCOUR, Faroudja HOCINI

ALCOOL ET ADOLESCENCE

Colloque organisé par le Collège International de l'Adolescence et le Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie (Paris V)
Avec le concours de la MILDT,
du GEMA et de l’ISAPP
Vendredi 9 mars 2007
Espace Reuilly
21, rue Hénard
75012 PARIS

P R O G R A M M E

8h30 : Accueil des participants
9h OUVERTURE DU COLLOQUE :
Didier JAYLE, président de la MILDT
Patrice HUERRE, psychiatre des hôpitaux, vice-président du CILA et François MARTY, psychologue, psychanalyste, professeur des universités, Paris V, président du CILA.
9h30 Aspects EPIDEMIOLOGIQUES ET PSYCHOLOGIQUES
Marie CHOQUET, épidémiologiste, INSERM, Paris.
Félix NAVARRO, médecin conseiller, rectorat de Toulouse.
Pr Annie BIRRAUX, psychiatre, professeur de psychologie clinique et psychopathologie, fondatrice du CILA.
10h30 Pause
11h15 ASPECTS PSYCHOPATHOLOGIQUES ET COMPORTEMENTAUX
François MARTY
Pr Michel REYNAUD, professeur de psychiatrie, hôpital Paul Brousse, Villejuif.
Jean-Pascal ASSAILLY, psychologue chercheur à l’INRETS
Présentation des résultats d’une recherche « adolescence et alcool », CILA - Laboratoire de psychologie clinique et psychopathologie de l’université Paris V : Valérie DISCOUR – Alexandre PEYRE.
12h 30 Repas libre
14h ASPECTS CONTEXTUELS
Socio-économiques :
Viviane MAHLER, journaliste
Marie LE FOURN, psychologue, anthropologue, Tours.
Familiaux :
Serge HEFEZ, psychiatre, thérapeute familial, Paris.
15h30-16h Pause
16h- 17h30 PRISES EN CHARGE
Georges PICHEROT, pédiatre, CHU Nantes.
Hélène LIDA-PULIK et Nicole VACHER-NEILL, psychiatres, Clinique Médico-Universitaire Georges Heuyer.
17h30 Conclusion
François Marty
Remise des actes autour de quelques notes de jazz.
BULLETIN D'INSCRIPTION
A retourner à Valérie DISCOUR
Boîte A 5 , 8 rue des Portes Blanches
75018 - PARIS
Attention ! : nombre de places limité
ALCOOL ET ADOLESCENCE
r M. r Mme r Melle
Titre : r Docteur r Professeur r Autre :
Nom : Prénom :
Activité : Établissement :
Secteur : r Education r Justice rSanté r Social
r Autre :
Email (merci d'écrire avec soin) :
Adresse r Domicile r Professionnelle
Rue
Code Postal Ville Pays
Pour vous joindre en cas de problème : Tél :
INSCRIPTION (comprenant la remise des actes du colloque)
r Individuelle : 80 €
r 5 individuelles groupées (5 bulletins un seul envoi) : 320 €
r Etudiant r Chômeur : 40 € (avec justificatif)
r Formation continue : 1 inscription : 120 €
5 personnes : 550 €
L'inscription n'est prise en compte qu'accompagnée
de son règlement à l’ordre du CILA
N° de Formation Permanente CILA : 11 75 30 17 575

mardi, janvier 16, 2007

multi site psy

Sonécrit

Description : Psychanalyse et création artistique.Présentation :Conférences et Séminaires en vidéos, audios, écrits.Langues : anglais, espagnol, français, portugaishttp://www.sonecrit.com

Site de Colette Mauri
Description: Créations chorégraphiques ;Langue: Françaiswww.artesmovendi.net

Description: Danse- improvisation, médiations artistiques et thérapie;Langue:Françaiswww.artesmovendi.net/dansetherapie

Site de France Schott-Billmann
Description : site de danse-thérapieLangue : français http://perso.club-internet.fr/fsbill/

Site de Dominique Bertrand
Description : site de musicothérapieLangue : françaishttp://www.trouveurdor.com
Site de l'institution psychanalytique "Après-coup"

Description : membres et programmeLangue : anglaishttp://www.apres-coup.org
Site de l'institution psychanalytique "Corpo freudiano"

Description : membres et programmeLangue : espagnolhttp://www.corpofreudiano.com.br/
Site de la tribune francophone de la psychanalyse "L'Effet Freudien"

Description : API l’Effet Freudien est une association loi 1901 créée en 1994. Elle est un espace de rencontres interdisciplinaires dont l'objet commun est le discours de l'inconscient tel que le découvre Freud.Langue : françaishttp://www.effet-freudien.com/

LE TEMPS DES VICTIMES de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière

Après le "temps des assassins", annoncé dans Les Illuminations de Rimbaud, voici Le Temps des victimes, analysé par la psychanalyste Caroline Eliacheff et l'avocat Daniel Soulez Larivière. Les deux auteurs ont croisé leur expérience et leurs compétences pour essayer de comprendre ce phénomène : l'omniprésence des victimes dans la société d'aujourd'hui. Mme Eliacheff et Me Soulez Larivière n'hésitent pas à employer un discours critique pour dénoncer "la face sombre du mouvement victimaire".


Les victimes font régulièrement l'ouverture des journaux télévisés. On s'indigne sur leur sort, leur manque de reconnaissance, on salue leur courage : "La victime, distinguée par les médias, se retrouve à la "une", à l'instar des champions ou des vedettes de cinéma. Soudain célèbre, elle sort de la masse par son malheur, brillant de toute son innocence", écrivent les auteurs. Les associations qui les représentent sont de plus en plus sollicitées et écoutées. Elles ont même eu, de façon éphémère sous le gouvernement Raffarin, un secrétaire d'Etat attitré. Le statut de victime devient suffisamment enviable pour que les hommes politiques le revendiquent. Ainsi, dans l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy pose en victime, mais Dominique de Villepin se présente aussi, comme la plupart des personnalités mises en cause par la presse dans une "affaire", en victime d'un lynchage médiatique.

C'est à partir des années 1980 que les victimes ont acquis un statut. Robert Badinter crée un bureau de la protection des victimes au ministère de la justice. Les premières associations apparaissent. Mais, aussi, "la prise en charge psychologique des victimes et de leur entourage se généralise", alors qu'elle était réservée aux périodes de conflits. La notion de victime est reconnue en 1985 par l'ONU.

Pour Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière, la montée en puissance des victimes est une conséquence des progrès de la démocratie et de la montée des individualismes. Ils décèlent son origine dans l'Amérique des années 1960 et 1970, dans le discours des féministes sur les femmes victimes des hommes et dans l'impact de la guerre perdue du Vietnam.

Au niveau international, cela conduira à la mise en place d'instances de jugement internationales, qui sont "un des effets positifs du courant victimaire". Le regard est nettement plus critique sur les conséquences sur la société et la justice françaises. Dans l'entreprise, les diverses lois sur la discrimination ont une conséquence pour les auteurs : "Les victimes ont remplacé les syndicats. L'action collective se dissout au profit d'une action victimaire, qui semble conduire directement chez le psy en cas d'échec devant la première porte bien signalée, à savoir celle du juge."

C'est bien cette "place des victimes sur la scène pénale" qui pose problème aux auteurs. La spécificité française fait que le procès pénal semble le mieux à même d'assurer la réparation. Il importe d'obtenir la condamnation publique du coupable, qui seule est censée permettre aux victimes de faire leur deuil : "C'est sur la scène pénale et non civile que le procès produit un effet cathartique." Alors qu'aux Etats-Unis les accidents et les grandes catastrophes sont traités au civil quand les dommages et intérêts - nettement plus importants qu'en France - ne sont pas directement négociés entre les associations de victimes et les entreprises concernées.

Selon les auteurs, les juges ont laissé les recours des parties civiles se développer, car cela leur a permis de développer leur pouvoir. Mais le balancier est allé trop loin : "Les victimes exercent sur les juges une quasi-menace, beaucoup plus explicite encore que celle des politiques jadis sur les juridictions d'exception."

LE TEMPS DES VICTIMES de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière. Albin Michel, 296 p., 20 €.

colloque psychanalyse

I N S I S T A N C E
ART - PSYCHANALYSE - POLITIQUE
Colloque

Paris - 27 janvier 2007 - La Sorbonne - salle Louis LIARD
Matin
9h30 Alain Didier-WeillLa Psychanalyse et le Droit naturel
10h00 Pascale Champagne et Jean NoëlSocrate ou quand le philosophe commence par le « je ne sais pas »

11h00 Jean CharmoilleLe siècle de Voltaire, Mozart, Casanova et l’ombre des Lumières
Après-midi

14h30 Salon de la Marquise du Deffand avec la Marquise, Julie de Lespinasse, Jean-Jacques Rousseau et Condorcet

16h00 La Convention Nationale fait le procès de S. Freud avec Condorcet, Danton, Fouché, Olympe de Gouges, l’Abbé Grégoire, Hébert, Marat, Marie-Antoinette, Théroigne de Méricourt, Robespierre, Mme Rolland, le Marquis de Sade, Saint-Just
La Sorbonne, Salle Louis LIARD17 rue de la Sorbonne - 75005 ParisAccès métro et bus: stations St Michel, Cluny, Les Écoles

Avec la participation de : Gérard Albisson, Fabienne Ankaoua, Frédéric Bieth, A.M. Augustina Bourrelly, Florence Camoin, Jean Charmoille, Cécile Chavel, Alain Didier-Weill, Anna Feissel-Leibovici, Philippe Kreijbich, Paolo Lollo, Michel Malandrin, Paola Mieli, Mitchélée, Jean Noël, Frédéric de Rivoyre, Michel Rossignol

Renseignements : Danielle CHARMOILLE : tél. : 06 62 41 10 60 http://www.insistance.asso.fr

La psychanalyse, les Lumières et l’esprit révolutionnaireSamedi 27 janvier 2007FORMULAIRE D'INSCRIPTIONà renvoyer à :Danielle Charmoille5, rue Vicq-d'Azir75010 ParisM., Mme, Mlle : ..................................................Adresse : ....................................................................................................................Code postal : .....................................................Ville : ..............................................................Tél.: ................................................................email : .............................................................
Inscription individuelle 50 €Etudiant 15 €Formation permanente 250 €Libeller le chèque à l'ordre d'InsistanceAttestation de présence et facture sont délivrées sur placeRenseignements et InscriptionsDanielle CHARMOILLE : tél. : 06 62 41 10 60

LE REGARD QUI BAT . . . Le cinéaste et son œuvre

L’œuvre, pas plus que le regard, ne se consomme. Qu’est-ce qui, dans une œuvre, regarde chaque spectateur, et le captive ? Le cinéaste fait œuvre à mettre le regard en scène. Le regard est au cœur de l’œuvre, et non pas extérieur à elle. C’est en l’y déposant que l’artiste, faisant événement, nous donne notre réel à voir.

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat, c’est un dimanche par mois la projection d’un film suivie d’ un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…

Organisation : Barbara Didier, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Véronique Haguenauer, Catherine Erman, Nabile Farès, Vannina Micheli-Rechtman, Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou et d’autres…

Renseignements : regardquibat@free.fr Site : Le Regard Qui Bat Contact pour l’organisation de projections : http://www.tm-prod.com/index.html
Cinéma
ESCURIAL PANORAMA
11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS
Dimanche 28 Janvier 2007 à 10 h 30
Projection du film
Lettre à ma sœur
2006
film inédit en France
De Habiba Djahnine
Projection suivie d’un débat avec Habiba Djahnine
Débat animé par : M. Landau, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…
AVANT PROPOS AU DEBAT:
Exil et deuil : mort d’une sœur, la Kabylie, violence actuelle. Transmission et images : silences de femmes, société traditionnelle, cris de combats féministes.


LE SYNOPSIS
Le 15 février 1995, à Tizi Ouzou, Nabila Djahnine, présidente de l’association Thighri N’tmetout, tombait sous les balles d’un groupe armé. Depuis quelques années déjà, les islamistes s’en prenaient aux femmes, les obligeant, sous peine de mort, à porter le hidjab ou à abandonner leur travail. C’était, cependant, la première fois qu’une militante féministe payait de sa vie le prix d’une révolte radicale contre un ordre que le courant religieux entendait renforcer de nouvelles servitudes.
Comme celle d’autres Algériens, la mort de Nabila Djahnine demeure une interrogation. Lettre à ma sœur, réalisé par Habiba Djahnine, est un long arrêt sur cette question, encore béante aujourd’hui: pourquoi? Pourquoi elle?
Lettre à ma sœur se veut un récit dépouillé de l’Algérie actuelle, adressé à la défunte, la réponse en images à une lettre…
Habiba Djahnine est revenue sur les lieux où se sont passés les derniers mois de la vie de sa sœur: la ville de Tizi Ouzou, où elle travaillait, et les villages de Grande Kabylie.

lundi, janvier 15, 2007

extrait d'un entretient avec J.Rouaud

TDC : Vous parlez de figure du père. Quelles relations entretenez-vous avec la psychanalyse ?
J. R. Je me méfie de l’usage galvaudé que l’on fait des termes psychanalytiques. Mais je n’ignore pas pour autant l’importance de l’inconscient dans l’imaginaire. Je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas. L’individu est un être souffrant et que cette souffrance soit à rechercher dans ses origines n’est pas contestable. L’apport fondamental de la psychanalyse est la découverte de l’inconscient. Il est évident que l’acte créateur se nourrit de l’inconscient de son auteur mais il ne faut pas croire qu’on écrit sous l’emprise d’une pulsion, comme sous la dictée ; l’écriture est un acte maîtrisé. Ceci est vrai même pour Les Champs d’honneur. Sa forme poétique est absolument consciente ; je n’ai jamais autant travaillé la phrase dans un mot à mot laborieux, même si j’en ignorais le sens caché au moment de l’écriture.

PROFIL
Jean Rouaud
En 1990, il est vendeur de journaux dans un kiosque à Paris quand il reçoit le prix Goncourt pour Les Champs d’honneur. Il est aussi l’auteur d’une pièce de théâtre, Les Très Riches Heures et de quelques chansons pour Gréco et Hallyday, entre autres. Aujourd’hui l’écrivain, retourné vivre à Campbon, berceau familial sis en Loire-Atlantique, y est devenu un acteur culturel actif.

Bernard Accoyer relance le débat sur la formation des psychothérapeutes

La question de la formation des psychothérapeutes suscite une nouvelle fois la querelle. Sur l'initiative du président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et contre l'avis du gouvernement, les députés ont voté, jeudi 11 janvier, dans le cadre d'un projet de loi sur le médicament, deux amendements visant à rendre obligatoire une formation universitaire exclusive pour les professionnels pratiquant la psychothérapie. Ces nouvelles dispositions entrent en contradiction avec les décrets préparés par le gouvernement, qui ouvrent la formation des psychothérapeutes à l'Université mais aussi à des organismes privés, agréés par l'Etat.

A l'origine de l'article 52 de la loi du 9 août 2004, qui réglemente l'usage du titre de psychothérapeute, M. Accoyer réclame depuis la traduction réglementaire de ce texte. Après avoir réuni à plusieurs reprises, courant 2006, l'ensemble des organisations de psy, et revu plusieurs fois sa copie, le ministère de la santé est parvenu, fin décembre, à une version définitive de projet de décret. Selon ce texte, qui devrait prochainement être transmis au Conseil d'Etat, les psychiatres, psychologues et psychanalystes pourront pratiquer de droit la psychothérapie. Les autres professionnels qui utilisent aujourd'hui le titre de psychothérapeute devront suivre une formation théorique de 400 heures en psychopathologie clinique, suivie d'un stage pratique de 5 mois. Cette formation sera dispensée par l'Université ou par des organismes privés agréés par l'Etat.


"AUTOPROCLAMÉS"


Décidée après un ultime arbitrage du premier ministre, Dominique de Villepin, la mention des organismes privés de psychothérapie a mis le feu aux poudres. Contacté par Le Monde, Bernard Accoyer estime qu'il s'agit "d'un compromis passé avec des gens, autoproclamés psychothérapeutes, qui ne sont que des charlatans". "Je demande que la formation des psychothérapeutes soit garantie par l'Etat et ne soit confiée qu'à l'Université, dit-il. C'est le seul moyen d'assurer la sécurité des patients."

Son initiative, qui satisfait les psychologues mais mécontente les organisations de psychothérapeutes, agace aussi le ministère, qui tentera de s'y opposer lors de son examen au Sénat, le 24 janvier. "Nous étions parvenus à un texte d'équilibre, respectueux de la diversité des approches, estime l'entourage de Xavier Bertrand. Au lieu d'accélérer l'adoption des décrets, ce vote pourrait les compromettre."

"La dernière version des décrets du gouvernement était opportuniste, mais le coup de force de Bernard Accoyer revient à produire une fausse sécurité, en s'abritant derrière l'Université, analyse pour sa part Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse (Suerpp). Cela met par terre le travail de concertation mené avec les professionnels depuis deux ans."

Cécile Prieur
Article paru dans l'édition du 14.01.07.

vendredi, janvier 12, 2007

Robert Stoller : le fantasme mis en actes

Robert Stoller : le fantasme mis en actes


Né à New York en 1925, Robert Stoller, psychiatre et psychanalyste, créa sur la Côte ouest, en 1954, la Gender Identity Research Clinic, véritable laboratoire de recherche sur la sexualité humaine. C'est là qu'il conceptualisa pour la première fois la notion de gender (genre) pour désigner le sentiment de l'identité sexuelle, par opposition au sexe, qui définit l'organisation anatomique de la différence entre le masculin et le féminin. De là naîtront les études contemporaines sur le genre (gender studies).

Pendant des années, il fut le seul clinicien à s'intéresser à toutes les formes de sexualité dites perverses, aberrantes, transgressives ou criminelles (fétichisme, sado-masochisme, échangisme, transvestisme, exhibitionnisme, coprophilie, pédophilie, meurtres rituels, etc.), mais aussi aux transsexuels, considérés par la médecine mentale comme des sortes de monstres. En 1968, il publia à ce sujet un ouvrage admirable, devenu un classique, Recherches sur l'identité sexuelle (Gallimard, 1978), dans lequel, à travers de très nombreux récits de cas, il revisitait toute la théorie freudienne de la sexualité pour désigner clairement le transsexualisme comme un trouble de l'identité sexuelle caractérisé par la conviction inébranlable d'un sujet d'appartenir au sexe opposé. Tout en montrant que ce trouble était purement psychique, Stoller ne s'opposait pas à l'idée du recours à la chirurgie. Mais surtout, au lieu de juger ou de classer, avec la froide objectivité d'un prétendu idéal de la science, il parlait de la souffrance des transsexuels, de leur vécu, de leur subjectivité. Aussi bien inversait-il radicalement le regard que la clinique avait porté sur eux depuis des lustres.


"RACE MAUDITE"


C'est dans cette perspective qu'il commença à s'intéresser à la question de la perversion. Le terme portait en lui tout l'héritage ancien attaché à la notion de perversité : détourner, détruire, inverser la loi, jouir du mal, haïr les autres et soi-même. Depuis les grands travaux de la sexologie de la fin du XIXe siècle, les psychiatres avaient pris l'habitude - relayés par les psychanalystes - de considérer l'homosexualité comme la pire des perversions, du fait même qu'elle portait atteinte à l'ordre procréatif sans se manifester visiblement par des actes barbares. Appartenant à une "race maudite", l'homosexuel devait donc être soigné à défaut d'être traité comme un criminel.

Au moment où Stoller publie son livre sur la perversion, les homosexuels américains ont entamé une lutte contre la psychiatrie afin d'être déclassifiés du catalogue des perversions. Et du coup, la question se pose de savoir ce qu'est la perversion et qui peut être désigné comme pervers. Au lieu de proposer un nouveau catalogue des comportements, Stoller démontre que la perversion existe bien en tant que structure spécifiquement humaine et que le monde animal en est exclu, n'en déplaise aux primatologues qui s'évertuent à qualifier de pervers un chimpanzé léchant une chaussure ou aux sexologues libertaires qui prétendent qu'aucun acte sexuel n'est pervers et qu'en conséquence la perversion n'existe pas.

Selon Stoller, la perversion n'est pas repérable dans des pratiques sexuelles déviantes, abjectes ou destructrices. Et encore moins dans l'homosexualité qui n'en est pas une en tant que telle. Forme érotique de la haine, elle serait plutôt un fantasme mis en acte et destiné à transformer en vengeance et en triomphe un ancien traumatisme infantile. Elle est donc induite par une éducation, souvent inconsciente, qui transforme un sujet en objet fétichisé et déshumanisé. Aussi bien la victime peut-elle alors devenir à son tour un bourreau.

Mais Stoller va plus loin. Il considère, à la suite de Freud, que la perversion est nécessaire à la société. D'une part parce qu'elle permet de distinguer la norme et la pathologie, le bien et le mal, la loi et l'inversion de la loi. De l'autre, parce que les pervers peuvent, par la sublimation, se découvrir autres que ce qu'ils croyaient être, ou encore devenir de grands créateurs

On comprend alors pourquoi Stoller portait sur les psychanalystes de son époque un regard d'une férocité inouïe : "Le psychanalyste s'adonne au discours sur la morale comme l'ivrogne à la boisson. Je n'ai nullement l'intention de me joindre à ces augustes censeurs du comportement sexuel qui se chargent de dire si la liberté sexuelle est bonne ou mauvaise pour la société ou qui se prononcent sur les lois et la façon dont elles devraient être appliquées pour garantir notre ordre moral."


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LA PERVERSION. Forme érotique de la haine (Perversion : The Erotic Form of Hatred) de Robert Stoller. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Couturier, Payot, "Petite bibliothèque", 298 p., 9 €.
Signalons aussi le numéro 74 de la revue Cliniques méditerranéennes : "Trans-sexualité, déformation, déchirement", coordonné par Claire Nahon (nov. 2006, éd. Erès, 25 €).


Elisabeth Roudinesco

mercredi, janvier 10, 2007

Dépression chez les survivants d’Auschwitz

Dépression chez les survivants d’Auschwitz : le poids du passé




Soixante ans après la libération du camp d’Auschwitz, les survivants de l’Holocauste offrent l’occasion d’étudier l’impact, lors du vieillissement, d’un traumatisme survenu au jeune âge et notamment l’interaction entre dépression et syndrome de stress post traumatique.

Une équipe a ainsi comparé 36 survivants consécutifs âgés en moyenne de 79 ans, parmi lesquels 20 (56 %) avaient une dépression majeure caractérisée et 16 % n’étaient pas dépressifs à 18 patients dépressifs qui n’avaient pas été déportés et âgés en moyenne de 84 ans. Neufs variables médicales et sociales ont été examinées.

Par rapport au groupe témoin, les survivants dépressifs étaient significativement plus âgés, avaient plus souvent un syndrome de stress post traumatique et un sentiment de culpabilité, leurs scores aux tests de Beck Anxiety Inventory (BAI) et Brief Psychiatric Rating Scale (BPRS) étaient plus élevées et ils avaient plus souvent des difficultés sociales. Comparé aux survivants non dépressifs les survivants dépressifs souffraient plus souvent de stress post traumatique et de sentiments de culpabilité, ils avaient de moins bons résultats au test d’Hamilton au BAI et au BPRS et davantage de problèmes sociaux.
Les survivants non dépressifs souffraient davantage de syndromes de stress post traumatiques que les témoins mais avaient de meilleurs résultats au test d’Hamilton et au BPRS.

Les prévalences de la dépression et du syndrome de stress post traumatique sont donc très élevées parmi les survivants de l’Holocauste, lesquels, en cas de dépression ont un état psychologique moins bon et davantage de problèmes sociaux que les témoins dépressifs et souffrent davantage de syndromes de stress post traumatique que les survivants non dépressifs.



Dr Bruno Vialatte


Trappler B et Coll. : “Impact of Early Lifetime Trauma in Later Life: Depression Among Holocaust Survivors 60 Years After the Liberation of Auschwitz” Am J Geriatr Psychiatry 2007 : 15 : 79-83

Un blog dédié à J.Clavreul

Samedi 13 janvier 2007 : hommage à J. Clavreul

par clavreuljean @ 2007-01-09 - 12:44:46

À la mémoire de Jean Clavreul

Jean Clavreul est décédé le 28 octobre 2006 dans le train qui l’amenait de Paris en Italie où l’attendait Colette, sa compagne, voyage insolite pour celui dont le métier était de faire voyager les autres. Un livre d’or est mis à disposition de celles et ceux qui désirent témoigner.

Jean Clavreul a d’abord occupé une place éminente à l’Ecole Freudienne de Paris, E.F.P. jusqu’à sa dissolution, puis dans le monde des psychanalystes : par ses prises de position critiques, la pénétration de ses intuitions cliniques, et la hardiesse de ses prises de position théoriques. A 83 ans, porté par une passion toujours aussi vive pour cette psychanalyse à laquelle il avait consacré sa vie, il recevait ses patients toujours avec la même vigilance, la même humanité, le même respect, élaborant dans le même élan une œuvre apparentée à celles des plus grands.

Colloque De l'agir à la representation à l'adolescence

Colloque du C.M.P.P.

De l’agir à

la représentation

à l’adolescence

vendredi 23 mars 2007

De l’agir à la représentation

A l’Adolescence

En proie à une pulsionnalité nouvelle dont

il ne sait que faire, l’adolescent se heurte à la

radicalité du désir de l’Autre, à la

méconnaissance du sien.

Les

représentations

anciennes

sont

caduques quand l’adolescent se heurte à la

butée du sexuel. A la condition d’en passer

par les signifiants de la castration, seul l’acte

lui permettrait de se « tirer d’affaire » alors

que le recours aux conduites agies est risqué.

Dans la cure aussi, l’acting out est une

forme d’exhibition dans le transfert qu’il

conviendra plus tard d’interpréter.

L’adolescent n’a pas d’autre choix que

d’inverser le mouvement habituel qui va de

la représentation à l’agir.

De l’agir à la représentation, il y a alors

place pour une nouvelle élaboration qui

contribuera à la subjectivation en cours.

C’est à partir de leur pratique clinique

avec

les

adolescents

qu’analystes

et

psychothérapeutes aborderont la problémati-

que de l’agir dans ses rapports à la

représentation


A.S.I.E.M.

6 rue Albert Lapparent – 75007 PARIS


INTRODUCTION

Professeur Pierre CORNILLOT

Président de l’Association du Centre Etienne Marcel

9h-PULSIONS ET REPRESENTATIONS

Discutant

Christian HOFFMANN

Psychanalyste

Professeur des Universités Poitiers

L’agir Adolescent

Didier LAURU

Psychiatre Psychanalyste

La pensée en acte

François MARTY

Psychologue-Psychanalyste

Professeur des Universités PARIS V

***************

PAUSE

***************

11h- LA VIOLENCE DANS LA CURE :

AGIR POUR REPRESENTER

« Quoi, effrayé par un tir à blanc ? »

Hamlet, III, 2

Jean-François SOLAL

Psychiatre-Psychanalyste

Fugue en do (Ado) majeur

Nadia BUJOR

Psychologue – Psychanalyste

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PAUSE DEJEUNER

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14h - CLINIQUE DE L’AGIR

Discutant

Annie BIRRAUX

Psychanalyste – Professeur des Universités Paris VII


L’incestualité dans la famille

Brigitte LARROCHE

Psychologue - Psychanalyste

Françoise DEBENEDETTI

Psychologue – Psychanalyste

« Tais-toi ou je t’abandonne sur le bord du

chemin» - histoire d’une fente……. labiale

Sophie CROMPHOUT

Psychologue – Psychanalyste

« Ça me soulage »

Aude D’ARGENLIEU

Psychologue – Psychanalyste

17h - Clôture

BULLETIN D’INSCRIPTION

Nom ……………………………………………………………

………..

Prénom ………………………………………………………

……………..

Adresse ………………………………………………………

………... ….

….. ……………………………………………………………….

Profession

……………………………………………………. ……………..

Participation aux frais

Inscription individuelle ………………………… 50 €

Etudiants (jusqu’à 25 ans) …………………….. 10 €

Formation permanente………………………….90 €

Bulletin à renvoyer avec votre chèque établi à l’ordre :

« Association du Centre Etienne Marcel »

C.M.P.P. CENTRE ETIENNE MARCEL

10, rue du Sentier

75002 PARIS

Comité Scientifique Didier LAURU

François MARTY

Florence MELESE

Jean-François SOLAL

Organisation Annie- Georges FAUBERT

Fabienne EVENO

Renseignements et inscriptions

01 42 33 21 52(

ou

cmpp.emarcel@noos.fr