mardi, janvier 16, 2007

LE REGARD QUI BAT . . . Le cinéaste et son œuvre

L’œuvre, pas plus que le regard, ne se consomme. Qu’est-ce qui, dans une œuvre, regarde chaque spectateur, et le captive ? Le cinéaste fait œuvre à mettre le regard en scène. Le regard est au cœur de l’œuvre, et non pas extérieur à elle. C’est en l’y déposant que l’artiste, faisant événement, nous donne notre réel à voir.

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat, c’est un dimanche par mois la projection d’un film suivie d’ un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…

Organisation : Barbara Didier, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Véronique Haguenauer, Catherine Erman, Nabile Farès, Vannina Micheli-Rechtman, Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou et d’autres…

Renseignements : regardquibat@free.fr Site : Le Regard Qui Bat Contact pour l’organisation de projections : http://www.tm-prod.com/index.html
Cinéma
ESCURIAL PANORAMA
11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS
Dimanche 28 Janvier 2007 à 10 h 30
Projection du film
Lettre à ma sœur
2006
film inédit en France
De Habiba Djahnine
Projection suivie d’un débat avec Habiba Djahnine
Débat animé par : M. Landau, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…
AVANT PROPOS AU DEBAT:
Exil et deuil : mort d’une sœur, la Kabylie, violence actuelle. Transmission et images : silences de femmes, société traditionnelle, cris de combats féministes.


LE SYNOPSIS
Le 15 février 1995, à Tizi Ouzou, Nabila Djahnine, présidente de l’association Thighri N’tmetout, tombait sous les balles d’un groupe armé. Depuis quelques années déjà, les islamistes s’en prenaient aux femmes, les obligeant, sous peine de mort, à porter le hidjab ou à abandonner leur travail. C’était, cependant, la première fois qu’une militante féministe payait de sa vie le prix d’une révolte radicale contre un ordre que le courant religieux entendait renforcer de nouvelles servitudes.
Comme celle d’autres Algériens, la mort de Nabila Djahnine demeure une interrogation. Lettre à ma sœur, réalisé par Habiba Djahnine, est un long arrêt sur cette question, encore béante aujourd’hui: pourquoi? Pourquoi elle?
Lettre à ma sœur se veut un récit dépouillé de l’Algérie actuelle, adressé à la défunte, la réponse en images à une lettre…
Habiba Djahnine est revenue sur les lieux où se sont passés les derniers mois de la vie de sa sœur: la ville de Tizi Ouzou, où elle travaillait, et les villages de Grande Kabylie.

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