lundi, mars 19, 2007

Psychanalyse des Elections et du Suffrage Universel 

Psychanalyse des Elections et du Suffrage Universel : 1ère partie

Christian nots


Les techniques étatiques de culpabilisation pro-électorale des masses civiques occidentales

Dans une sorte d’herméneutique cryptée du pouvoir politique contemporain, l'Etat dans sa forme autoritaire et gouvernementale " intégrale " la plus récente et dans sa versatilité anticonstitutionnelle la plus aboutie, commence ainsi à imposer aujourd’hui – subrepticement - à chaque citoyen une visibilité " totale " de son intimité privée et de son identité profonde.

Pour sur-légitimer ce glissement anti-civique dévoyant de leurs Institutions d’Etat (qui s'est amplifié massivement après la fin très récente de la Guerre Froide), les Etats néo-libéraux ont du recourir à des théories conspiratrices de la citoyenneté et à des interprétations policières et militaires de l'ancien Ordre Démocratique Intérieur des Républiques, sous les alibis opportuns de la crise " soixante-huitarde ", du nouveau fédéralisme européen (après avoir testé d'ailleurs longuement le personnalisme " maréchalesque " puis le personnalisme " post-maréchalesque " jusqu'à la fin des années 60, puis les différents présidentialismes « ploutocratiques » jusqu'à aujourd'hui) et tout récemment du terrorisme islamique international (d'ailleurs souvent… d'Etat ou lié très régulièrement et caricaturalement à des erreurs géopolitiques et géo-commerciales d'Etat).

Puis, à partir du début des années 70 (plus précisément après mai 68), les pouvoirs gouvernementaux, très inquiets face aux sursauts inattendus de conscientisation du peuple et d'insoumission de classe des techno-citoyens, ont dû forger soigneusement une nouvelle panoplie d'alibis manipulatoires qu'ils ont précautionneusement sur-généralisée projectivement à toutes les tranches de la population afin d'instiller une culpabilité minutieuse et indirectement, une " domestication républicaine étatico-sécurisante " sur l'ensemble des sociétés civiles.

Ces manipulations savantes ont permis ainsi d'activer une opinion populaire " coupable " beaucoup plus adaptée à la sérénité policière et paramilitaire des nouveaux Etats néo-libéraux de plus en plus pointilleux sur la domestication civique globale.

De surcroît, ces alibis ont aussi permis de forger, dans des conditions d'exception et/ou d'urgence artificiellement crées et contextuellement sur-dramatisées, la sur-complicité et la validation réactionnelle et inconsciente des députés et des juges en prescrivant les votes " automatiques " et " hypnagogiques " de nouvelles lois complètement " désamarrées " de la réalité sociétale et particulièrement autoritaires, antidémocratiques, voire anticonstitutionnelles (US Patriot Act* pour les USA, Perben II* pour la France, etc.).

Ou plus simplement, par exemple, pendant la récente guerre du Golfe, l'armée française (payée avec les Impôts des citoyens français) a été engagée sans consulter le Parlement - ce qui constitutionnellement est illégal (Article 35 de la Loi Constitutionnelle de la Vème République*, du 3 juin et du 4 octobre 1958)...

Ces alibis ubuesques, fabuleusement efficaces et toujours d'actualité, seront représentés par une suite de thèmes sur-généralisés, sur-médiatisés et sur-dramatisés que des médias d’Etat (ou des médias infiltrés par des journalistes furtivement étatisés à doubles soldes), des experts gouvernementaux (dans une Objectivité Scientifique d'Etat), des Commissions d'Etudes étatico-dépendantes (parlementaires, commissions interministérielles d'études, Think Tanks* d’Etat…) ou encore divers colloques incestueux étatico-professionnels et universitaires… vont planifier en moyenne tous les cinq ans.

Ainsi, entre le début des années 70 et le début du vingt et unième siècle, nous avons tous été étrillé respectivement - dans le cadre d’exacerbations médiatiques orchestrées " millimétriquement " par le gouvernement – par les pseudo-problématiques sociétales :

Du gauchisme subversif (tous les travailleurs et tous les étudiants sont des activistes révolutionnaires exfiltrés par les Kominterns de l'Internationale Communiste, de l'Internationale Socialiste, de l'Internationale Situationniste, de l'Internationale Ecologiste, de l'internationale Islamiste et bientôt - très certainement - de l'Internationale Jihadistes !),
Du crime organisé (tous les citoyens sont des receleurs, des artificiers terroristes, des électroniciens-espions, des vendeurs d'armes, des trafiquants de plutonium !),
des terroristes-dormants (des centaines de citoyens sont des espions dormants appartenant aux « Stay Behind* » et des « Stay-aheads » sino-soviétiques, prêts à agir logistiquement, méta-militairement et terroristiquement contre l'Etat !),
De la fraude fiscale et du blanchiment d'argent (il est très évident que tous les citoyens connaissent la combine " sensible " qui coûte en moyenne 500 dollars et qui consiste à monter, en domiciliation étrangère, une société-écran offshore [Clearstream !] d'exemption d'impôt et d'expatriation fiscale - ou encore, de nombreux citoyens fraudent et blanchissent " communément " de grandes quantités d'argent, notamment par l'interface institutionnelle du clearing financier international ! -),
De la problématique des sectes (plusieurs millions de citoyens appartiennent à des sectes non-maçonniques !),
Puis aujourd’hui, du Terrorisme Islamique International (ou plutôt quelques dizaines de Djihadistes manipulés et parrainés inconsciemment – et certainement quelquefois consciemment [Ben doit savoir cela ] - par le Département d‘Etat et la CIA*) – problématique hyper-médiatisée qui - accessoirement – permet de cacher les conséquences planétaires dramatiques des Recolonisations Néolibérales* en Amérique latine ou en Afrique (appelées somptuairement dans la Novlangue d’Etat* « Mondialisation ») et les préparatifs militaires caricaturaux et trop visibles d’une éventuelle troisième guerre mondiale [Etats-Unis contre Chine puis Etats-Unis contre Europe] – qui semble hautement probable pour la majorité des spécialistes du Renseignement et de la Défense (car les Etats-Unis Narcissique et Toute-Puissante n’accepteront logiquement jamais la position hyper-concurrentielle de la Chine après 2020*).

Puis tout récemment, nous avons assisté à la sur-médiatisation gouvernementale des nouveaux thèmes, extirpés du " Planisme Techno-Culturel Spécial d'Etat " qui supervise la " méga-rumeur sociétale pré-électorale, inter-électorale et pro-électorale ", de l'insécurité sociétale globale (routière, banlieusarde, régionaliste, insulaire…), de la délinquance non plus des jeunes (et c'est très novateur pour les conseillers " confidentiels " du gouvernements et pour les cabinets noirs du gouvernement - qui finalement sont assez créatifs -), mais de la population générale (pédophilie " généralisée ", maltraitance " nationale " des enfants [pour les « bébés », ça devrait venir médiatiquement bientôt !] et des personnes âgées, armement excessif de la population et notamment des… chasseurs !) ou, (comme en 2002) des pseudo-risques ridicules d'une soi-disante « renazification furtive de la France » orchestrée par une extrême droite subtilement stigmatisée comme sulfureuse… (et surtout présidentiable face à l'ancien roi !).

Ainsi, ces derniers thèmes très en vogue surtout dans les périodes pré-électorales, permettent de légitimer aux yeux d'une opinion publique largement confuse et culpabilisée (mais non coupable !), les agissements despotiques et musclés des institutions gouvernementales technocratiques contemporaines qui tendent vers l'Etat " maximal " (formes d'étatisme autoritaire pourtant historiquement déjà largement expérimentées), tout en hétéronomisant les citoyens viscéralement et moléculairement avec une multitude d'angoisses psychotiques prescrites par les nouveaux " Big-Fathers et Big-Brothers* étatiques occidentaux ", très " orwelliens " mais bien réels, actuellement communautaires, fédéraux et bientôt national-mondialistes.

Ces thèmes d’Etat (Cry Wolf Syndromes d’Etat* que nous traiterons dans le prochain article) permettent aussi, depuis quelques années, de criminaliser outrancièrement - par exemple - les excès de vitesse ou encore la possession de certaines catégories d'armes de chasse, de diluer sereinement les lois qui encadraient l'informatique administrative (triangulation des fichiers administratifs d’Etat, Data Mining d’Etat*, etc.), de transcender pro-étatiquement l'ancien respect constitutionnel et démocratique de l'intimité privée des citoyens (Perb…II, mise en place de dizaines de milliers de contrôles de terrain illégitimes et vexatoires de la CAF, de l’URSSAF, du Trésor public, des RG, de la DST, de la Gendarmerie, etc.) ou encore de matérialiser subrepticement le début du fichage génétique de toute la population des technocraties (Frenchéchelon*, Fichiers multiples et inter-connectés des administrations).

Il est d'ailleurs très, très amusant de constater que ces suspicions d'Etat, paranoïdes et sur-généralisées à tous les citoyens, correspondent exactement aux mêmes activités délictuelles et criminelles perpétrées par de nombreuses élites d’Etat des Etats-Unis d'Amérique et des Etats-Unis d'Europe (sectes politico-atlantistes d'Etat bien connues de type loge P2*, Gladio* ou OTS, trafics d'Etat de centrales nucléaires et d'armes atomiques avec de très nombreux pays étrangers [nos très belles ventes de centrales nucléaires françaises aux Iraniens couvert par le Très Secret Défense - qui font - contre toute attente - tant et tant de bruits aujourd’hui], terrorismes d'Etat [tuerie d’Auriol, Commando Delta en Algérie, etc.], criminalités d'Etat [nos magnifiques vedettes high-Tech vendues à Taïwan !], clearings transfrontaliers d'Etat* [les immenses, très secrètes et hors statut bancaire « chambres compensatoires* » ou les multiples, ultra-protégées et incompressibles « paradis offshore » d’Etat*), blanchiments d'argent d'Etat via les grandes entreprises " nationalisées " d'Etat ou via de nombreuses caisses de retraite, génocides d'Etat, collaborations « noires » d'Etat, auto-amnisties d'Etat, affairismes d'Etat, « Restitutions Extraordinaires d’Etat », tortures d'Etat, caisses noires et fonds secrets " défiscalisés " d'Etat, assassinats d'Etat, trafics d'Etat de très hautes technologies ultra-sensibles*…).

Dans une sorte de pseudo-légitimité sulfureuse et projective anti-citoyenne, le " soupçon civique généralisé " imprègne ainsi actuellement tout le champ sociétal. Dans de nombreuses technocraties pourtant trans-historiquement (re)connues pour leur respect " apparent " des droits de l'homme et pour leurs intentionnalités démocratiques de façade, chaque citoyen est devenu actuellement un suspect, un subversif à intentionnalité terroriste potentielle, un possible agent dormant du G.R.U., de la C.I.A. et aujourd’hui d’Al Qaida, complètement intégré à la société, voire même à la vie politique…

Nous ne sommes plus très loin ou nous sommes souvent déjà, pour de nombreux pays (pour nos copains " hyper-démocrates " des polices politiques européennes et pour nos amis militaires des " Services Action* " et des Services des « Opérations Homo* » anti-civiques, [je ne parle pas ici bien sûr de la France qui est devenue totalement, définitivement et visiblement une République aboutie et profondément démocratique !]), dans les dévoiements sulfureux de l'étatisme autoritaire dans ses formes les plus caricaturales.

D'ailleurs, n'oublions pas que ces formes absolutistes d'étatisme ont déjà existé récemment dans la plupart des grandes technocraties policières occidentales (période partiellement déhistoricisée du pétainisme, période amnésique de l'ère Adenauer, période angélisée du gaullisme, période scotomisée du maccarthysme pour les Etats-Unis, etc.) et dans certaines pré-démocraties européennes encore mal cicatrisées de leur récente historicité fasciste qui continuent à abuser de l'état d'urgence* [d’Etat] et de l'état d'exception* [d’Etat] (cas de l'Italie contemporaine jusqu'au milieu des années 90).

Objectifs étatiques liés à la transformation du traditionnel citoyen-borderline en citoyen schizophrène

L'ordre asymbolique civique généralisé ou plutôt le chaos symbolique des citoyens, prescrit par les Etats pour pérenniser exponentiellement leur sur-puissance contemporaine énigmatique, est donc le lubrifiant principal des mécanismes civiques inconscients les plus sulfureux qui garantit une opinion publique facilement orientable, une suggestivité pré- et inter-électorale facilement dirigeable, une intensité " consommatoire " et " fiscale " constante, une immuabilité professionnelle généralisée, une " chaotisation " conjugale et filiale rassurante, une intentionnalité guerrière, criminelle et coloniale toujours opérationnelle…

Ce chaos symbolique des citoyens lubrifie aussi d'autres mécanismes civiques inconscients beaucoup plus pervers, en neutralisant notamment les pulsions révolutionnaires (non violentes - bien sûr !), les pulsions militantes, les pulsions syndicales et les pulsions contre-étatiques des citoyens.

En fait, le citoyen qui n'adhère pas à ces normes médiatiques, cognitives, symboliques et neurochimiques d'Etat, prend le risque de perdre ses reconnaissances sociétales et institutionnelles d'Etat (reconnaissance " normopathique " par la bienveillante " assurance-maladie ", par les bienveillantes institutions d'Etat d'aide sociale, par les bienveillantes institutions d'Etat de formation, par les bienveillantes institutions policières d'Etat de la " bonne citoyenneté "…) en se laissant identifier comme déformaté ou insuffisamment normalisé (cas des professions non-encadrées par l'Etat, cas des pratiques culturelles et informationnelles non-contrôlées par l'Etat, cas des couples non-mariés par l'Etat, cas des systèmes religieux non-reconnus par l'Etat, cas des formes de commerce non-acceptés par l'Etat, cas des systèmes de contre-pouvoirs novateurs non-reconnus par l'Etat…).

Ainsi, en toute transparence et en toute légalité, les Etats et de nombreuses institutions incestueuses péri- ou para-étatiques ont depuis peu " sur-drogué " et " sur-usiné " littéralement l'appareil psychique des citoyens sans aucun contrôle démocratique et surtout, sans aucune limite éthique. Ces dispositifs étatiques d'inhibition et de prothétisation de la subjectivité via les altérations de la parole, du lien social, de la communication symbolique, de la neurophysiologie, de la culture (…) correspondent, dans nos sociétés, aux prothèses ou plutôt aux onanismes identitaires numériques, aux onanismes identitaires télévisuels, aux onanismes identitaires " ludo-numériques " (dont nos enfants sont très friands !), aux onanismes identitaires patriotiques et guerriers (banalisés tout au long du XXème siècle et sûrement tout au long du XXIème siècle), aux onanismes identitaires herméneutiques (les religions d'Etat ou encore le courant psychanalytique d'Etat tel que le lacanisme dans sa forme universitaire contemporaine, heureusement restrictivement franco-française…), aux onanismes identitaires psychotropiques, alcooliques, néo-addictifs (les sports par procuration…), etc.

Toutes ces prothèses qui usinent " manipulatoirement " et à notre insu notre sensibilité et notre relief identitaire, sont en train de transformer les technocraties en " aliénocraties " cognitives où les citoyens auront de moins en moins la possibilité d'ordonner et d'actualiser leurs reliefs symboliques et pulsionnels.

Ainsi, le fin du fin du contrôle totalitaire par le politique de la sphère intime des citoyens correspond à ce nouveau contrôle invisible de leur vie symbolique, dans une sorte de viol cognitif indolore et multi-topique.

Pour parodier créativement Hannah Arendt, on peut poser cette nouvelle définition de l'hyper-politisme ou plutôt de l'hyper-étatisme contemporain : " La raison d'être de l'hyper-étatisme contemporain des grandes fédérations occidentales est l'asservissement cognitif définitif des citoyens et son champ d'expérience est la déshumanisation avancée de la société ". Après cela, on ne peut plus se demander naïvement où et quand va s'installer définitivement cette citoyenneté psychotique républicaine de type méta-patriotique, néo-fédéraliste et hyper-guerrier…

Cette nouvelle forme de guerre à l'intérieur du Self des citoyens est donc une véritable guerre cognitive anti-civique de nature médiatique, neurochimique, synaptique et pulsionnelle qui, au-delà du bouclage quasi-terminé de sa forme occidentalisée, est en train de prendre une forme mondialisée. Ainsi, nous savions que, depuis quelques millénaires et jusqu'à nos jours, l'histoire de l'(in)humanité s'est systématiquement confondue avec l'histoire de la guerre ; mais - avec ce nouveau type de guerre -, nous assistons là, réellement, au début de la fin de la civilisation car l'identité symbolique du peuple avec ses humeurs et ses affects commence - pour la première fois dans l'histoire de l'humanité - à être usinée massivement et mondialement par ces nouvelles techniques de dépersonnalisation de masse orchestrées essentiellement par les deux grandes fédérations césaristes américaine et européenne [qui dérivent sulfureusement vers l’hyper-politique intra-fédéral et le méta-gouvernemental planétaire] via la mondialisation :

de leurs taux de change* [opportunément flottants ! Comme – par exemple - pour la pseudo-parité imposée peso argentin/dollars US* ou peso mexicain/dollars US*],
de leurs taux d’intérêts* [qui font opportunément la gigue ! Comme en 78/79 lors de la hausse brutale et volontairement ligaturante des taux d’intérêts des crédits de la Banque Mondiale* – et ses 5 filiales - par la Réserve Fédérale Américaine* accordés aux 100 pays pauvres et très endettés du Tiers-monde*],
de leurs crédits,
de leurs Plans d’Ajustement Structurel imposés par le philanthrope FMI* (renommés en urgence – censure rampante oblige – FRPC* c’est-à-dire Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance*),
de leurs ventes d’armes*,
de leurs ventes de centrales nucléaires*,
de leurs services secrets,
de leurs apartheids pharmaceutiques*,
de leurs surveillances numérique et électronique planétaires*,
de leurs guerres coloniales*,
de leurs débarquements coloniaux*,
de leurs camps de concentration*,
de leurs sites noirs* et de leurs centres de tortures*,
de leurs exécutions extra-judiciaires*,
de leurs disparitions « Nuit et Brouillard* »,
de leurs « Restitutions Extraordinaires* » et de leurs enlèvements internationaux supra-légaux*,
de leurs méga-institutions d’intrusions transnationales*,
de leur projet de Gouvernance planétaire Occidentalisée* [en Novlangue d’Empire ou d’Etat] et de « Gouvernement Mondial Pro-occidental* »,
etc.

Le cycle de l'histoire est donc bien en train de passer d'une suite ininterrompue de guerres, à un arrêt brutal de la subjectivité consciente des peuples par implosion cognitive progressive, mondialisée et furtive de l'ensemble des citoyens de la planète en ce début de XXIème siècle.

Cette crise civique de l'identité symbolique est historiquement complètement monstrueuse, bien au-delà des abjections " banales " de l'histoire de l'hominisation, avec le développement dans de nombreux pays de cette nouvelle forme de société méta-fasciste ou méta-totalitaire où les citoyens sont activement dépersonnalisés, décérébrés et politiquement déresponsabilisés afin de les rendre pro-étatiquement, pro-impérialement et surtout pro-électoralement complètement opérationnels.

En conséquence, les concepts traditionnels de l'ancien paysage démocratique républicain (la citoyenneté, l'ordre public, la santé publique, la liberté de conscience, les libertés individuelles, la puissance de l'Etat, le système électoral de la République, la Constitution, le Suffrage Universel…) sont en train de devenir (et le sont déjà pour de nombreux pays technocratiques) complètement obsolètes, voire ineptes.

Finalement, ces nouvelles hétéronomies assistées des citoyens, en virtualisant " indolorement " leur conscience de Soi, en allégeant artificiellement le poids de leurs responsabilités sociétales et en les verrouillant furtivement dans une apathie républicaine et dans un apragmatisme démocratique extrême, permettent de pré-identifier de nouvelles formes de sociétés totalement " stables ", non plus pilotées par des " nucléocrates " et par des " énarques ", mais pilotées par des " neurocrates " et par des " schizocrates ".

Elles vont devenir certainement à terme, à la fois le terminus politique de l'histoire et en même temps l'apogée post-étatique et néo-impériale de la dé-civilisation technocratique. On peut même envisager aujourd'hui pro-activement – uniquement pour les chercheurs non-étatisés des sciences humaines -, par anticipation créatrice, de nouvelles topologies de recherche dans la philosophie politique, dans les sciences sociales, dans les sciences politiques mais aussi bien sûr, dans les sciences militaires (devenues " extrêmement " importantes au XXème siècle…) qui auraient pour lieu et pour objet les origines et la fin de la conscience symbolique et humaniste des citoyens et des peuples…

Les Etats modernes, en limitant savamment et furtivement la conscientisation et l'actualisation du Self de chaque citoyen, ont ainsi inventé une nouvelle forme de neutralisation invisible et très performante des contre-pouvoirs civiques. Ils ont bien compris que, moins les citoyens sont propriétaires de leur identité symbolique, de leur corps, de leur cognition et de leur socialité, plus le pouvoir politique est puissant par coercition charismatique et par confusion symbolico-identitaire sur le peuple.

L' " Etat-pseudo-providence " des années 80 avec ses protections sociales, avec ses leurres " assistanciels ", avec ses menottes " assurancielles " et avec ses " psychotropisations " socio-anesthésiantes de masse s'est transformé en « Etat-ingérence* » et en « Etat Intrusif* » , scellé sur de nouveaux centres de gravité néo-totalitaires, panoptiques, furtifs et incestueux, épaulé par une panoplie d'institutions hyper-sécuritaires, pseudo-informationnelles et pseudo-culturelles et pérennisé par des praxis " schizocratiques " de plus en plus socio-dépersonnalisantes et démocidaires.

La plupart des soi-disantes grandes démocraties fédérales occidentales actuelles, la plupart des républiques dites « constitutionnelles » et la plupart des méga-technocraties sur-militarisées contemporaines telles que l’Europe ou les Etats-Unis, en structurant et en stimulant ouvertement ces processus de « désubjectivation » civique de masse, peuvent donc être qualifiées - en tant que systèmes hyper-étatiques et hyper-politiques – de méta-fascistes et de méta-totalitaires.

En œuvrant pour de telles politiques de « désubjectivation avancée » des citoyens, ces Etats ont inventé une nouvelle praxis totalitaire résolument efficace et particulièrement furtive grâce à ces nouvelles formes de sujétion civile extrêmement novatrices, secrètement despotiques et totalement invisibles !

Aux anciennes sujétions historiques impériales puis étatiques qui étaient essentiellement extérieures (qui bien sûr sont toujours opérationnelles), s'est donc ajouté tout récemment ce nouveau train de sujétions méta-impériales où le citoyen occidental est aliéné à l'intérieur même de ses représentations mentales corporelles, cognitives et socio-politiques les plus importantes – mais aussi les plus archaïques (désir de sécurisation, désir de reconnaissance, désir d’agression, etc.).

Accessoirement, ces nouvelles formes étatiques et post-étatiques de sujétion cognitive collective par virtualisation identitaire, par " psychotropisations " multiples et par technologisations psychiques, permettent notamment de transcender définitivement l'indépassable problématique scientifique de " la butée chimique et moléculaire " des neurotransmetteurs qui empêchait de " reformater " définitivement, dans une sorte de " Solution Finale Cognitive ", les représentations mentales des citoyens.

En usinant directement et industriellement les représentations mentales des citoyens, elles permettent donc aux Etats technocratiques, grâce à l'appui incestueux des scientifiques, d'accéder à un nouveau type de drogues quasi-parfaites et non identifiables comme telles, qui ont les avantages pro-impériaux de contourner la barrière des neurotransmetteurs, d'être totalement furtives, d'être sans effets secondaires identifiables et de cibler directement, indolorement, furtivement et polytopiquement l'identité profonde des citoyens sur un large spectre étatique, modulable à volonté.
Ces méta-drogues provoquent ainsi de nouvelles formes " terminales ", jusqu'alors inconnues, d'accoutumance invisible et d'assuétude silencieuse par " schizophrénisation " de la personnalité des citoyens en les incitant à s'auto-assujettir en boucle dans de merveilleuses conduites d'addictions médiatiques, numériques, électroniques, pseudo-sportives, pornographiques, pseudo-ludiques et chimiques, sans réelle conscience de leur intentionnalité auto-destructrice ou souvent avec une pseudo-conscience de leur pseudo-intentionnalité évolutive…

Au total, nous assistons tous, béats et obséquieux, aux abolitions subreptices de notre vie privée, de nos libertés civiques et de notre virginité cognitive. Nous apprécions même, de plus en plus, notre nouvelle renaissance impériale de citoyens-psychotiques républicains en citoyens-schizophrènes fédéraux, sur-usinés " psychotropiquement ", médiatiquement et pédagogiquement. De plus, nous devenons ainsi extrêmement fiers de collaborer électoralement, fiscalement, colonialement et pré-martialement à ces nouveaux méga-Etats fédéraux.



La deuxième partie de ce texte sera publié en Avril 2007. Elles concernera notamment les manipulations médiatiques anté-électorales de l’Etat (Cry Wolf Syndromes d’Etat, Syndromes médiatiques de Damoclès, etc.).



Extrait de « Terreurs médiatiques d'Etat ». Terreurs insécuritaires, Terreurs anti-terroristes, Cry Wolf Syndroms, Syndrome de Damoclès…, Chapitre VI, Christian Nots, A paraître en 2008.



[*] Même si les sites « sensibles » (militaires, méta-informatifs, contenant accidentellement des méta-informations matricielles, géo-stratégiques, etc.) sur Internet sont dé-référencés volontairement (ainsi que leurs mots-clés), le sigle * indique des mots-clés tangentiels importants – souvent peu ou non connus des internautes – qui permettent l’accès à l’infosphère la plus raffinée ou à des méta-données stratégiques relativement peu ou pas diffusées – évitant ainsi à l’internaute les très difficiles triangulations méta-cognitives et/ou quantiques qu’il ne maîtrise normalement pas.

source : catherine.toillon@orange.fr

samedi, mars 17, 2007

Hypnose Eriksonienne

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous présenter une Vidéo d'une démonstration d'induction hypnotique ainsi que le stage que j'organise avec
Stephen Brooks



du 17 au 20 Mai 2007 l' Espace Vinci, 25 rue des Jeuneurs 75002 Paris



Application Pratique de l'Hypnothérapie Ericksonienne Indirecte Avancée



(vous trouverez toutes les infos ainsi que la vidéo en cliquant sur ce lien)



J'ai demandé à Stephen, un des premiers à avoir introduit l'Hypnose Ericksonienne en Angleterre et qui fut en contact régulier avec Milton Erickson, de venir pour une formation avancée car j'ai eu de nombreux feedbacks très positifs sur ses compétences tant en terme de pratique que de pédagogie.



Le stage s'appuie sur de réelles sessions d'hypnothérapie en direct dont la vidéo est ensuite analysée par Stephen. En outre, lors de la session elle-même, il interagit avec son sujet et également avec le groupe.

Peu de gens savent et osent proposer ce niveau de formation.

Ensuite des apports spécifiques sont proposés lors d'exercices de pratique en sous-groupes.

Je viens de mettre en ligne une vidéo de 15 minutes du début d'une séance de travail de Stephen Brooks avec ses commentaires en texte ce qui vous permet de suivre l'analyse des différentes étapes de son intervention.
Cela vous donne une idée assez précise de ce que nous ferons lors de la formation.

Cette formation a pour but d'enrichir considérablement la pratique de tous ceux, psychothérapeutes, coachs, etc.. qui utilisent l'hypnose de manière formelle ou informelle dans leur pratique.



Le nombre de places est limité et elle est réservée aux titulaires d'un Certificat de Praticien en Hypnose Ericksonienne et aux titulaires d'autres diplômes ou certificats (par exemple: diplômes des Instituts Milton Erickson, etc..) Une bonne formation en Hypnose Ericksonienne peut également être prise en compte.

Merci d'informer vos amis ou collègues qui pourraient être concernés



Au plaisir de vous retrouver ou de vous rencontrer lors de cette session,




Josick Guermeur

mardi, mars 13, 2007

Atelier d'écriture de E.Bing

Comme dans un atelier d’écriture habituel, le travail se fait autour de propositions, destinées à provoquer l’écriture et y trouver peut-être désir et plaisir. Lorsque les textes sont écrits, ils sont lus et commentés, dans un esprit de travail et de bienveillance, au delà de la critique et du jugement. Il s’agit en effet d’atelier, c’est à dire de se mettre au travail sur l’écrit et le texte !
Ainsi toute personne se sentant quelque désir d’écrire peut participer à un atelier d’écriture.

Il n’est pas nécessaire de connaître l’auteur pour participer à l’un de ces ateliers. Ce peut être là l’occasion de la découverte d’un travail littéraire particulier, servant de point d’accroche au déclenchement de l’écriture.

Le WE autour de l’écriture de Maurice Blanchot est ouvert à tous.

Dans ce courrier :



Week-End autour d’une écriture – Maurice Blanchot 24/25 mars 2007 – Il reste encore quelques places !!! -



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Atelier d’écriture – Paris 15e
WE autour d’une écriture
Maurice Blanchot
24/25 mars 2007




Le travail théorique et critique de Maurice Blanchot nous permettra d’avancer vers ce qu’est le “cœur malin de tout récit”, autrement dit de travailler sur les questions centrales de la création littéraire : ce qui bat, ce qui pulse dans un texte, parfois peut-être son étrangeté ou son mystère, parfois ce que l’on découvre in fine du récit et qui fait basculer l’ensemble, petite révolution universelle. Ce qui souvent vient au centre de notre travail d’écriture est la question de l’ellipse, c’est à dire là où se situerait le sens, le combat, la parole du texte. C’est à un travail autour de cette question que ce week-end d’écriture s’organise, question à quoi est confrontée toute personne qui écrit.

Il est souvent écrit, à l’entrée d’un livre de Blanchot, ces quelques mots : “Maurice Blanchot, romancier et critique. Sa vie est entièrement vouée à la littérature et au silence qui lui est propre.”
C'est du côté de la subtilité, de l'approche sensible de la question du neutre, au centre du texte comme un au-delà de l'être, que le travail s'orientera. À partir de ses fictions comme de ses textes théoriques, nous tenterons d'initier un cheminement d'écriture qui pourra laisser sa part, peut-être, à l'inavouable, à l’amitié, au silence, au secret.

À partir de romans tels que Thomas l’obscur, en passant par les récits tels que La folie du jour et les écrits du livre avenir, de L’espace littéraire, de L’entretien infini jusqu’à des textes fragmentaires comme ceux de L’écriture du désastre, nous travaillerons autour de la vibration particulière qu’a l’écriture de Blanchot.




Ce week-end s’adresse à toute personne concernée par l’écriture et désirant explorer les pistes ouvertes par les textes de cet auteur.

Le WE a lieu à Paris dans le 15e arrondissement, M° La-Motte-Piquet Grenelle.
10 rue Alasseur – RdC.
75015 PARIS

Contact : Emmanuel Bing – 01 64 07 75 57

Le samedi de 14h à 20h
Le dimanche de 10h à 17h
Coût : 120€ le week-end



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L'atelier d'écriture, à l'instar de l'atelier d'artiste, est un lieu où se fomente la création.


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Lors de ces WE le travail et les propositions sont centrées autour de l’écriture, des recherches et des découvertes d’un auteur, de façon à faire émerger les questions auxquelles il a répondu à sa manière particulière, de ce que l’on peut entendre du grain particulier de sa voix, de ce qu’elle évoque et émeut, et là où elle nous pousse plus justement à écrire, dans cette confrontation, de notre voix propre, loin des pastiches inutiles et des scolaires “à la manière de”.

D’autres stages et dates sur le site http://www.atelier-bing.com

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Emmanuel Bing
La grange aux dîmes
1 rue du 11 novembre
77540 Voinsles
01 64 07 75 57
http://www.scytale.fr
http://www.atelier-bing.com

jeudi, mars 08, 2007

le "monde des livres"

Entretien Sylviane Agacinski : "Le progrès, même lent, est irréversible"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-880484@51-857120,0.html

Point de vue Etre égales au milieu des égaux, par Arlette Farge
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-880494@51-857120,0.html

Essai Michel Schneider : vers une société désexualisée ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-880493@51-857120,0.html

Histoire Gabrielle Houbre : filles légères et "insoumises"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-880484@51-857120,0.html

Wojciech Kuczok : cette maladie qui mène à la folie

Après avoir lu "L'aumône d'Adam", la première nouvelle de ce recueil, il faut faire une pause le temps d'écouter le 3e Prélude de Frédéric Chopin opus 28, après "Les danses d'un candide", le numéro 15 et après la nouvelle-titre, c'est le numéro 4 en mi mineur qu'il faut entendre, le plus désespéré, celui-là même qui fut joué à l'orgue de la Madeleine en 1849, lors des obsèques du musicien. Wojciech Kuczok avait même envisagé au départ d'"illustrer" par un récit chacun des Préludes du musicien. Ce jeune auteur né en 1972, qui s'est fait connaître comme un poète d'avant-garde avant de se tourner vers le cinéma et le roman, entretient avec le romantisme polonais des rapports ambigus.



S'il n'est pas le dernier à pourfendre cet esprit national centré sur la notion de nation martyre, qui sert actuellement à justifier les pires dérives, il se réfère constamment à une sorte de néo-romantisme, à une "littérature languissante" qui s'oppose au modèle dominant, qu'il qualifie d'"émotivité des casernes".

Dans "Horizon fantôme", l'amour n'est pas seulement une passion romantique, il est une maladie qui mène à la folie. C'est un homme qui s'efforce de cacher à sa femme la gravité du mal dont elle est atteinte alors qu'elle-même ne poursuit qu'un seul but, éviter qu'il ne découvre qu'ils sont morts tous les deux. C'est un psychanalyste qui témoigne de sa gratitude au patient qui l'a assassiné, c'est une femme qui, à la suite d'un accident cérébral, s'imagine avoir un fils parti en Suède, à qui elle écrit régulièrement. Les personnages de Kuczok forment un cortège dansant de fantômes, une sarabande tantôt grotesque, tantôt tragique.

Quand il était poète débutant, Wojciech Kuczok se rappelle avoir déclamé ses vers sous un chapiteau, accroché à un trapèze. S'il juge aujourd'hui puériles ces acrobaties, il n'en reste pas moins convaincu que chaque grand moment historique provoque une rupture dans les formes d'expression et entraîne la recherche de voies inédites. En ces temps de "gouvernance de masse grossière et vulgaire", ses nouvelles centrées sur des destins individuels et jouant fortement sur l'empathie sont une façon d'exprimer une sensibilité, de revendiquer l'héritage du romantisme en focalisant l'attention sur quelques rêveurs fragiles ou inadaptés qui s'efforcent par tous les moyens d'échapper au quotidien.


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HORIZON FANTÔME (Widmokrag) de Wojciech Kuczok. Traduit du polonais par Laurence Dyèvre. Ed. de L'Olivier, 160 p., 18 €.

Gérard Meudal

mardi, mars 06, 2007

Activités du centre Etienne Marcel

De l’agir à la représentation A l’Adolescence


vendredi 23 mars 2007
A.S.I.E.M.
6 rue Albert Lapparent – 75007 PARIS

En proie à une pulsionnalité nouvelle dont il ne sait que faire, l’adolescent se heurte à la radicalité du désir de l’Autre, à la méconnaissance du sien.
Les représentations anciennes sont caduques quand l’adolescent se heurte à la butée du sexuel. A la condition d’en passer par les signifiants de la castration, seul l’acte lui permettrait de se « tirer d’affaire » alors que le recours aux conduites agies est risqué.
Dans la cure aussi, l’acting out est une forme d’exhibition dans le transfert qu’il conviendra plus tard d’interpréter.
L’adolescent n’a pas d’autre choix que d’inverser le mouvement habituel qui va de la représentation à l’agir.

De l’agir à la représentation, il y a alors place pour une nouvelle élaboration qui contribuera à la subjectivation en cours.

C’est à partir de leur pratique clinique avec les adolescents qu’analystes et psychothérapeutes aborderont la problémati-que de l’agir dans ses rapports à la représentation.

BULLETIN D’INSCRIPTION

Nom ……………………………………………………………………..

Prénom ……………………………………………………………………..

Adresse ………………………………………………………………... ….

….. ……………………………………………………………….

Profession
……………………………………………………. ……………..

Participation aux frais

Inscription individuelle ………………………… 50 €
Etudiants (jusqu’à 25 ans) …………………….. 10 €
Formation permanente………………………….90 €

Bulletin à renvoyer avec votre chèque établi à l’ordre :
« Association du Centre Etienne Marcel »

C.M.P.P. CENTRE ETIENNE MARCEL
10, rue du Sentier
75002 PARIS

Comité Scientifique Didier LAURU
François MARTY
Florence MELESE
Jean-François SOLAL

Organisation Annie- Georges FAUBERT
Fabienne EVENO

Renseignements et inscriptions
 01 42 33 21 52
ou
cmpp.emarcel@noos.

9h-PULSIONS ET REPRESENTATIONS

Discutant
Christian HOFFMANN
Psychanalyste
Professeur des Universités Poitiers

L’agir Adolescent
Didier LAURU
Psychiatre Psychanalyste

La pensée en acte
François MARTY
Psychologue-Psychanalyste
Professeur des Universités PARIS V

***************
PAUSE
***************

11h- LA VIOLENCE DANS LA CURE : AGIR POUR REPRESENTER

« Quoi, effrayé par un tir à blanc ? »
Hamlet, III, 2
Jean-François SOLAL
Psychiatre-Psychanalyste

Fugue en do (Ado) majeur
Nadia BUJOR
Psychologue – Psychanalyste

14h - CLINIQUE DE L’AGIR


Discutant
Annie BIRRAUX
Psychanalyste – Professeur des Universités Paris VII


L’incestualité dans la famille
Brigitte LARROCHE
Psychologue - Psychanalyste
Françoise DEBENEDETTI
Psychologue – Psychanalyste


« Tais-toi ou je t’abandonne sur le bord du chemin» - histoire d’une fente……. labiale
Sophie CROMPHOUT
Psychologue – Psychanalyste


« Ça me soulage »
Aude D’ARGENLIEU
Psychologue – Psychanalyste


17h - Clôture

mail : cmpp.emarcel@noos.fr

Hélène L'Heuillet, La psychanalyse est un humanisme

À propos de "La psychanalyse est un humanisme", d'Hélène L'Heuillet
Marc Nacht - 28/10/2006

À propos de "La psychanalyse est un humanisme", d'Hélène L'Heuillet
Il est devenu rare aujourd'hui d'affirmer sans détour comme d'aimer sans réserve.

L'ouvrage d'Hélène l'Heuillet est un de ces bienfaits. La psychanalyse est un humanisme (1) projette une lumineuse clarté sur les ombres dont un certain livre noir aurait bien voulu entourer la psychanalyse, à la satisfaction d'un nihilisme renaissant où la mort du sujet se chante sur la gamme du scientisme.

C'est avec une précision et une ampleur de pensée remarquables qu'Hélène L'Heuillet parvient dans ce volume, de dimension pourtant modeste, à rendre compte du bien-fondé thérapeutique de la démarche psychanalytique et du réel humanisme de cette dernière. En effet, le travail d'analyse y est montré comme ce qui, s'il dénoue des aliénations familiales et sociales, ne cesse de s'opposer aux déconstructions objectivantes de la situation humaine. Le mythe d'une psychanalyse réductrice, qui serait tout entière bornée aux satisfactions de désirs pris comme besoins, notamment sexuels, tout aussi bien que par une conception refermée de la fonction symbolique réduite aux déterminations d'un structuralisme globalisant, se trouve défait dans cet exposé. Lacan y retrouve sa juste position, celle qui démystifie l'aliénation culturelle au père imaginaire pour introduire l'humain dans l'ordre du langage et de la lettre où s'inscrit la singularité de son existence désirante.

Sous la plume d'Hélène L'Heuillet se précisent avec acuité les différences entre l'abord psychanalytique des phénomènes cliniques et sociaux et ce qui fait discours aujourd'hui. Tels les TTC, dont les repères trop immédiats font que "certains généralistes passent à côté d'une affection organique" alors "qu'au contraire, un psychanalyste (...) peut entendre où le discours du sujet n'est pas cohérent avec le symptôme psychique, et isole dans ce "trou" , le physiologique". Ou encore cette note qui, par un fulgurant raccourci effectué à partir de Totem et tabou, fait entendre le rejet du projet de Constitution européenne en mai 2005 comme l'expression "d'un refus de la relation entre frères non médiée par un père".

"Que le sujet d'aujourd'hui ne soit plus celui de Freud, ni même plus exactement celui de Lacan" prend en compte les "évènements de la cité, qui constituent littéralement le contexte du sujet". C'est ce sujet, que la nouvelle économie de marché rend "sans domicile fixe", faisant de lui un "homme sans gravité" comme l'analyse Charles Melman, souvent évoqué dans cet essai, auquel la psychanalyse peut permettre d'accéder par le langage au "seul abri durable où il puisse se loger". Si la question prend aujourd'hui l'ampleur que nous savons, elle n'est pas nouvelle pour autant, et Hélène L'Heuillet nous rappelle opportunément que Tocqueville voyait en cette "mobilité", aujourd'hui vibrionnaire, "un trait de structure de l'époque démocratique, et un effet de la passion égalitaire" . La tradition n'offre plus au sujet l'enveloppe symbolique qui lui permettait de s'assumer ; loin d'être le "gardien nostalgique de la société patriarcale", dont le même Tocqueville notait déjà l'altération, la psychanalyse est la seule discipline qui permette une subjectivation, c'est-à-dire, l'occupation d'une place ordonnant les perceptions et les affects de manière vivante.

C'est toujours de cette place du sujet dont il sera question quant aux positions de la psychanalyse concernant la procréation artificielle ou l'adoption d'enfants par des couples homosexuels. La psychanalyse n'a pas à énoncer la loi, ni à se transformer en Comité d'éthique, mais à bien marquer qu'aucune autorisation ne saurait se substituer à l'écoute du désir singulier du sujet en ces matières, désir qui n'est pas forcément en adéquation avec les possibilités que la société et la science lui offrent.

Cet humanisme, celui d'une subjectivation de la pensée, respectueuse de la "faillibilité humaine" comme chez Pétrarque, est l'héritage de la psychanalyse. Nous pouvons remercier Hélène L'Heuillet de nous le rappeler avec force dans ce brillant essai.

Notes :

(1) Hélène L'Heuillet, La psychanalyse est un humanisme, Nouveau collège de philosophie, éd. Grasset, Paris, 2006

lundi, mars 05, 2007

psychanalyse "humaniste"

il y a peu j'ai proposé aux colistiers la fondation d'un web-zine d'orientation" humaniste", cela à fait tiquer certains voici donc la voie que je souhaite lui donner et vous propose un article pour l'illustrer. j'ai bien dit illustrer car la pensée psychanlytique est en mouvement et il faut sans cesse réactualiser ce qui fut l'héritage de nos pairs.
cordial
frans tassigny



Erich Fromm, le penseur et le psychanalyste (1900-1980)

voici donc un extrait significatif :

L'humanisme de Fromm se fonde sur sa croyance et sa compétence en psychanalyse, en vertu de cette connaissance, que l'inconscient de l'humain est l'expression en lui de l'humain " total ", universel et de toute l'humanité. L'humain étant un être social, sans nulle réalité en dehors d'une société, c'est sa société qui décide des facultés qu'elle va favoriser en lui, par exemple à travers les traditions culturelles. " Les besoins de la société sont transformés en besoins personnels et finissent par constituer le caractère de la société, la personnalité de base de tout individu. " (" Humanism and Psychoanalysis " in Contemporary Psychoanalysis, vol. 1, 1964, p.27.) L'esprit d'une société dont l'humain est membre influe fortement sur le développement de sa personnalité. Il favorise certaines facultés présentes dans l'inconscient, les fait émerger à la conscience, jusqu'à ce que l'individu s'identifie à elles. Mais à l'inverse, les facultés et dispositions allant à l'encontre des modèles culturels d'une société, sont aussi souvent refoulées et déniées. De là vient que " notre conscience représente essentiellement la société et la culture dans laquelle nous vivons, tandis que notre inconscient représente l'homme universel au sein de chacun de nous. " (L'humain au cœur, p.128).

suite sur : http://www.psychanalyse-in-situ.fr/boite_a/fromm.html

Dominique Terrazzoni

psychanalyse & médecine

Vous pouver vous exprimer comme psychanalyste sur un site médical :

voici comme exemple :

http://www.congres-medical.com/modules.php?name=3c01_News&op=page_article&sid=167
suivi de :

http://www.congres-medical.com/modules.php?name=3c01_News&op=page_article&sid=168

il faut s'incrire sur le site : http://www.congres-medical.com/index.php

ps ils demandent également si possible une photo pour illustrer vos textes.
leur mail : info@congres-medical.com

cordial
ft

dimanche, mars 04, 2007

la lettre de Squiggle

Pour librement associer psychanalyse et grand public.


Bonjour,

Voici les principales contributions dernièrement mises en ligne :
# Dans la rubrique Questions/Réponses :

o Qui est "auteur" en psychanalyse ? par Jacques Nassif.

o La psychanalyse est-elle une science ? par Gabrielle Rubin


# Dans la rubrique Squiggle, rebonds et méditations :

o Freud vu par neuf sculpteurs contemporains

o Une nouvelle figure de la peur par Thierry Najman (paru dans l'Humanité le 21 octobre 2006)

o Disparitions: Halte à l’alerte par Vincent Magos et Françoise Petitot (paru dans Le Soir le 26 janvier 2007 et dans Libération le 8 février 2007).

# Varia :

o Le moteur de recherche de Squiggle vous permet d'effectuer une recherche dans près de 150 sites psychanalytiques francophones repris dans nos liens.

o Suggestion: faire également un petit tour du côté du fort intéressant site Psychanalyse du suicide quotidien .



Très cordialement, au mois prochain,
Squiggle.



Le comité éditorial de Squiggle rassemble Hervé Bridy (Genève), Judith Dupont (Paris), Jean Florence (Bruxelles), Karel Lambers (Leuven), Vincent Magos (Bruxelles), Francis Martens (Bruxelles), David Sahyoun (Beyrouth), Dominique Scarfone (Montréal) et Susann Wolff (Bruxelles)

vendredi, mars 02, 2007

Résilience & complexe de Di

Vous trouverez dans le dernier"Le Monde des livres" un article vous présentant la "résilience" de Serge tisseron, celui-ci est maintenant édité aux PUF, par ailleurs voyez également l'article important qu'il consacre dans le "Monde Diplomatique" :
http://monpsychanalyste.blogspot.com/2007_02_01_archive.html#3129856682595772881

Connaissez-vous DAI SIJIE l'auteur de "le complexe de Di", je la cite : Je leur raconterai la théorie de Freud, surtout sa quintessence, le complexe d'Oedipe et on s'amusera à voir comment ils hurleront de surprise en secouant leur têtes basanées"(gallimard), il y a également de nombreux revois à Lacan en voici une résumé.

Résumé du livre

Après un long exil en France où il a découvert la psychanalyse, le jeune Muo retourne en Chine. Il décide de partir à la recherche de sa fiancée, emprisonnée pour avoir montré des photographies interdites. Il devra, pour la retrouver, gagner la confiance de l'intraitable juge Di. Dans une Chine qu'il ne reconnaît pas, la science de Freud se heurte au matérialisme maoïste encore tenace. La quête de l'insouciant Muo prend tour à tour des allures inquiétantes puis comiques.

je souhaite discuter de cet ouvrage.

cordialement

frans tassigny



--
Tassigny Frans
Sint Fransiscusstraat 25
8400 Ostende
BELGIQUE
0496 85 56 82

nv site : www.qwarkpsy.eur.st/

jeudi, mars 01, 2007

psychanalyse.lu vous propose...

Nous venons de mettre à jour le site pour le mois de mars 2007.

(lien sur le titre ndrl)

Nouveaux textes en ligne :

Joël Bernat, « « Bibliographie générale relative au cours I (2003-2004) : « Une histoire des théories sur la sexualité (de l’antiquité grecque au XIXe siècle) »

Pierre-Henri Castel, « Freud sans malaise ? »

Raymond Leroux, « La méconnaissance selon Bernat »


N'hésitez pas à nous faire parvenir vos remarques, observations ou critiques.

Pour tout autre renseignement, commentaire ou suggestion, vous pouvez nous contacter aux adresses suivantes :

jbernat@psychanalyse.lu tsimonelli@psychanalyse.lu