lundi, juillet 30, 2007

psychanalyse & Second Life


[http://slurl.com/secondlife/Blackmount/24/240/0]
Sigmund Freud a introduit la Peste en Amérique, nous l'introduirons en Second Life!

Le monde virtuel créé sur Internet a engendré un véritable marché.

De nombreux « habitants » y font des petits boulots, peu rémunérateurs.

Ils seraient une quinzaine, en France, à en vivre. Naomi Kraft a l'anatomie d'une Pamela Anderson.

Pour quelques centimes d'euro la minute, elle fait une passe. Pour quelques euros, elle accepte même la sodomie. Naomi Kraft n'est pas une femme comme les autres, d'ailleurs c'est peut-être un homme. Officiellement, elle n'existe pas. Elle n'est pas non plus payée en vraie monnaie. Bienvenue sur Second Life !

Un univers d'îles paradisiaques, de montagnes rose et bleu, de mer turquoise, d'immeubles, de boutiques et de restaurants ultradesign, de casinos…

ou est la psychanalyse dans tout cela ?

(FT)

Ma reponse (pardonnez mes fautes )

Non, je ne suis pas d'acord!

En ces termes là, alor tout l'Internet c'est seulement un bonne AFFAIRE
pour bien peu de gens.

En France, comme en Italie, Internet et maintenant Second Life sont
attaqués par la PRESSE, de gauche comme de droite, avec une MYOPIES qui
ne rend pas honneur à ces grands pays, OU il y a des gens qui pensent
de utiliser SL pour y mettre TOUT, l'Italie entière, la France
aussi… avec l'argent de la FIAT etc.

C'est une grande faute.

A Internet, comme à sa version actuelle, SL, en 3D, sont en train de
travailler milliers de gens de tout le monde, très sympathiques, très
bravos, et qui ont une très bonne formation culturelle.

Certainement, vous ne devez pas vous arrêter à la plupart de mauvaises
choses que vous voyez là, mais explorer, connaître, prendre contacte
avec les gens qui sont là.

C'est un bon terrain pour la psychanalyse, parce que y a-t-il un monde
de rêves, un monde fantastique, des fantaisies sur le future de
l'humanité, de la science, au plus haut level (par exemple en médecine
ou en biologie), un grand THÉÂTRE fait de milliers de jeu de role, qui
permet d'imaginer de utiliser cet ambiant aussi pour le psychodrame
(C'EST une ENSEMBLE, une SYMPHONIE de PSYCHODRAMES).

Et, pour finir, quevous faites-vous sur le WEB ? Vous presentez vos
idées, vos projects, vos liens, vos archives, votre culture.

Et alors pourquoi pas non en SL aussi?

La registration ne coûte RIEN. Vous devez simplement vous enregistrer
avec un nom et un prénom de fantaisie (ou les votres).



http://slurl.com/secondlife/Blackmount/24/240/0



http://groups.google.com/group/centro-mimir


--

8 commentaires:

de-serrey a dit…

bonjour,
on reçoit des news affligeantes : instrumentaliser Freud pour faire du business tout en faisant penser que c'est open. si j'ai bien compris, la passe est gratis ; le partenaire androgyne ...
pourquoi pas 1 3°vie dans l'omni potence ?
j'ai 2 articles :
1°) second life n'est pas philanthrope-
2)qu'est-ce qu'un skype philanthrope ?
où publier l'anti blackwell ?

de-serrey a dit…

Rassurez-vous, le réél reste vénal sur 1 »pseudo » 2° vie !

Passer sa journée à jouer (et à perdre) des Linden dollars au blackjack et au poker, c'est fini. Linden Lab, éditeur de l'univers virtuel Second Life, a annoncé, le 28 juillet, l'interdiction des jeux d'argent et la fermeture des casinos.

La société californienne se met ainsi en conformité avec la loi américaine, qui interdit les jeux d'argent en ligne. Et ce, même si les millions d'utlisateurs de Second Life ne résident pas tous aux Etats-Unis. Linden Lab menace même de dénoncer aux autorités les contrevenants ou de leur interdire l'accès au site.
PÉTITIONS OU JEUX CLANDESTINS
Cette décision a été assez mal accueillie par les usagers de Second Life, où les jeux d'argent constituent une activité florissante. Sur les forums ou les blogs consacrés à cet univers virtuel, certains proposent de s'adresser directement au Congrès américain. D'autres suggèrent de déménager les serveurs informatiques du jeu dans une zone non soumise à la loi américaine. Quant aux propriétaires de casinos virtuels, ils s'inquiètent pour leur avenir : les uns organisent des pétitions au sein de Second Life, d'autres promettent de "résister" en organisant des jeux clandestins. Mais ils pourraient être facilement détectés par Linden Lab, qui contrôle les flux financiers de l'univers virtuel.
Outre cet épineux dossier, Linden Lab doit gérer celui des activités à caractère sexuel dans son monde virtuel. Les pratiques trop explicites et extrêmes l'obligent à revoir constamment sa politique d'accès aux différentes tranches d'âge, en fonction des nombreuses législations internationales.
Le Monde.fr, avec AFP

Anti business
Il y a cinq ans, Niklas Zennström, jeune ingénieur suédois vivant entre Stockholm et Amsterdam, était un inventeur fauché, presque aux abois. Il campait dans un meublé sous-loué à un vague copain et tenait ses réunions de travail dans le restaurant végétarien le moins cher de son quartier. Il survivait surtout grâce au salaire de son épouse Catherine, une Française. Aujourd'hui, Niklas, 41 ans, vit à Londres, où il mène une vie de grand patron, après avoir vendu une start-up pour 2,6 milliards de dollars. Entre-temps, il a déclenché trois révolutions, dans le show-business, les médias et les télécoms, et s'apprête à récidiver.

Hiver 2002. Niklas Zennström vient d'investir toutes ses économies dans la création de Kazaa, un système révolutionnaire de partage de musique sur Internet, gratuit et construit sur le modèle peer-to-peer, entièrement décentralisé et quasi indestructible. Pour cela, il a réuni via Internet une équipe internationale de programmeurs, qui veulent être payés, au moins de temps en temps.
Kazaa, adopté en quelques mois par des centaines de millions d'internautes, a changé pour toujours la façon dont les jeunes du monde entier découvrent et écoutent leur musique, mais cela ne rapporte à Niklas que des ennuis. Naïvement, il était allé à Hollywood dans l'espoir de signer des accords avec les majors de la musique, qui, croyait-il, seraient séduites par ce mode de distribution planétaire, d'une puissance et d'une efficacité inégalables. Pour toute réponse, une cinquantaine de multinationales du show-business l'avaient traîné en justice pour violation de copyright et piratage. Avec le recul, Niklas comprend son erreur : "Kazaa est arrivé trop tôt, les patrons des maisons de disques n'avaient rien compris, ils pensaient pouvoir tuer Internet."
Niklas réussit à se débarrasser de Kazaa en catastrophe, en le vendant à une femme d'affaires australienne, et se lance aussitôt dans une aventure encore plus ambitieuse : créer sur Internet un système de téléphonie mondial gratuit, toujours sur le modèle du peer-to-peer, où chaque utilisateur est à la fois émetteur, récepteur et relais. Il baptise sa nouvelle invention "Skype", monte une start-up au Luxembourg, installe des bureaux à Londres et rassemble une équipe de programmeurs en Estonie, où il a travaillé dans sa jeunesse.
Skype apparaît sur Internet dès août 2003, et, à nouveau, le succès est immédiat. Cette fois, l'invention de Niklas arrive au bon moment, la déréglementation des télécoms est en cours. En quelques semaines, des millions d'internautes téléchargent le logiciel gratuit permettant de téléphoner, toujours gratuitement, vers un autre ordinateur n'importe où dans le monde, sans limite de temps. Pour appeler un téléphone ordinaire, il faut payer, mais les tarifs sont dérisoires comparés à ceux des compagnies classiques.
Pourtant, dès 2005, la situation se complique, car les géants américains Google, Yahoo et MSN se lancent à leur tour dans la téléphonie gratuite. Niklas comprend que, pour les affronter, il devra s'allier à une grosse entreprise. Il a l'embarras du choix, car tous les investisseurs rêvent de s'offrir Skype. Il finit par choisir l'Américain eBay, leader mondial des ventes aux enchères sur Internet : "Au début, je n'étais pas chaud, se souvient Niklas, mais ils m'ont promis que Skype continuerait à exister en tant que société autonome et que je resterais directeur général. Et puis ils m'ont proposé 2,6 milliards de dollars cash, pour une société qui avait deux ans. Une somme étonnante, comment refuser ?"
A l'été 2007, près de 200 millions d'internautes utilisent Skype régulièrement. La société emploie plus de 500 personnes et a ouvert des bureaux aux Etats-Unis et en Asie. Au premier trimestre, elle a produit un chiffre d'affaires de 80 millions de dollars et vient de commencer à dégager des bénéfices. Niklas affirme qu'il n'a pas changé depuis la période héroïque, et on est tenté de le croire. Malgré sa haute stature et ses larges épaules, il a gardé une allure d'enfant sage. Installé dans les bureaux de Skype, qui occupent deux étages d'un bel immeuble dans le centre de Londres, il parle avec simplicité : "Je travaille dur, je voyage trop, mais je suis un homme heureux. L'argent n'est pas l'essentiel - d'ailleurs Catherine et moi ne faisons pas de dépenses extravagantes. Tous les midis, je mange la même petite salade de poulet dans son emballage plastique."
L'idée de prendre sa retraite pour jouir de sa fortune ne l'a même pas effleuré : "Je fais le plus beau métier du monde, j'imagine des choses extraordinaires et je leur donne vie. En fait, c'est une activité totale, qui me définit en tant qu'homme. Tous mes projets sont des défis complexes, stimulants au plan intellectuel. Ce qui me rend heureux, c'est de changer le statu quo. D'ailleurs, j'ai réinvesti mon argent dans de nouveaux projets innovants."
Pendant son temps libre, Niklas vient de lancer Joost, un système mariant la télévision et Internet. Egalement fondé sur le principe du peer-to-peer, Joost permet de regarder gratuitement des programmes de télévision sur son PC, n'importe où, n'importe quand. Niklas et ses associés sont retournés à Hollywood pour négocier des accords de distribution avec les majors, et cette fois ils ont été reçus à bras ouverts : "Les producteurs de télévision ont vu comment l'industrie du disque a failli se ruiner en essayant de lutter contre Internet et ont décidé de ne pas faire la même erreur." Niklas a aussi retenu la leçon de l'affaire Kazaa : les internautes ne pourront pas se servir de son système pour distribuer des copies pirates. Joost a déjà signé des contrats avec Viacom, CBS et Warner, et ce n'est qu'un début. Le paiement des droits sera financé par la publicité : Joost est déjà en contact avec de gros annonceurs comme Nike ou Coca-Cola.
Comme cela ne suffit pas à son bonheur, Niklas participe au développement de Fon, une société espagnole qui a créé une communauté internationale d'utilisateurs de Wi-Fi (Internet sans fil). Fon permet notamment à ses membres de se connecter gratuitement quand ils sont loin de chez eux : "J'avais eu la même idée, affirme Niklas, mais je n'ai pas eu le temps de la mettre en pratique. Alors quand j'ai vu que les Espagnols l'avaient fait, j'ai eu envie de les aider." En fait, Niklas imagine déjà une fusion entre Skype et Fon, qui permettrait de créer un réseau de téléphonie mobile planétaire, entièrement gratuit.
Yves Eudes

Loin de la transparence du loft & autres comedies ….

Anonyme a dit…

Pourquoi Second Life n’est pas une déviance mais un nouveau lieu de socialisation et peut-être une bonne issue à l’individualisme concurrentiel ?

Lorsque nous avons diffusé les résultats de la première étude menée par Repères auprès des résidents de Second Life, de nombreux commentaires ont porté sur un trop grand optimisme, une illusion, une dérive masquée ou encore une stupidité de vue de penser un nouvel avenir avec Second Life. Or, les résidents ne se sont pas trompés sur la portée de Second Life :

Ils ont perçu Second life comme la plus grande communauté jamais créée. Elle continue de progresser de façon exponentielle (il n'y avait que 800 000 résidents au moment de l'étude, il y en a aujourd'hui plus de 3 millions). Est-ce le fait d’une envie massive et planétaire de s’échapper de la réalité ? Est-ce le dévoilement d’une nature humaine qui fonctionne sur le seul principe de plaisir et trouve là le lieu de la jouissance ?

C’est omettre une donnée fondamentale sur l’humain à savoir qu’il est un être social, biologiquement social. Il ne peut exister, se développer, s’équilibrer sans l’autre.
Si l’individualisme est apparu avec la fin des autorités, la perte de la notion d’autorité a éliminé avec elle le lien social, ce lien qui transcende l’individu dans une humanité et qui fait sens au-delà des individualités. Cette perte du lien a engendré un climat de défiance générale et une désorientation. La rencontre est devenue craintive parce qu’il n’existe plus les codes stricts de communication et de comportement qui cadraient et conduisaient la relation. La forme relationnelle d’aujourd’hui paraît alors paradoxale et radicale : la rencontre est intense, dans une sorte d’urgence (enfin je peux étancher ma soif de l’autre), puis la rupture est brutale (il ne faudrait pas que l’autre empiète sur mon espace personnel et identitaire qui est mon seul fondement, référent aujourd’hui). Il y a donc bien un besoin vivace de relation et une recherche de celle-ci mais tout en préservant son individualité. C’est très clairement la nouvelle tentative des communicants en ligne et il ne faut pas y voir un ersatz relationnel mais une nouvelle forme de communication et d’approche tout aussi réelle et authentique, mais qui intègre les nouveaux paramètres : respect et expression de l’individualité la plus personnelle, accès à l’identité multiple de soi et de l’autre au-delà des codes sociaux établis. Certes, il s’exerce une modulation permanente du lien dans un jeu de proximité-distance à volonté. C’est un jeu bien connu chez l’enfant, il ne doit cependant pas être pris ici comme une seule immaturité de l’individu lui-même mais comme une réalité relationnelle à redéfinir et dans laquelle mieux se situer.
Second life peut en ce sens être considérée comme une vitrine vivante d’une nouvelle socialisation en cours, sans structure pyramidale, avec un nouveau type de lien, une nouvelle présence à soi et à l'autre . Affaire passionnante à suivre…

Les résidents ont ensuite présenté Second Life comme une progression de l’humanité. Là encore la formule semble provocatrice mais à y regarder de près il y a bien une évolution qui s’annonce.

Vouloir opposer le réel et le virtuel est une erreur et Second Life le démontre. Le virtuel fait partie du réel, le virtuel n’est qu’une technologie parmi tant d’autres qui ont accompagné le développement de l’humain et de la société. Etant donné la passerelle avec des éléments de la Real Life (monnaie, communication), Second Life n’est pas un système fermé comme dans un jeu classique mais bien une extension du réel avec de nouveaux potentiels : on peut considérer Second Life comme le nouveau web en 3D, plus humanisé, plus créatif et participatif. Second Life fait partie de ces technologies qui ont déclenché ou soutenu les bonds dans le tissu social humain. Second Life très clairement permet et accompagne une nouvelle configuration individualité-société : exploration et expression de soi, expérimentation et dépassement de soi, échanges horizontaux sans hiérarchies et communication sans frontières, fin des cloisonnements, des statuts figés et des binaires privé/public, supérieur/inférieur mais expression des multiples, micro-économies, création et co-création. Non seulement Second Life offre un nouveau cadre, un nouveau contenant mais révèle à quel point cela engendre des métamorphoses en terme de contenu et d'organisation entre individus. Le mouvement est déjà en marche en Real Life avec le Web 2.0, et n’ira qu’en s’amplifiant puisqu'il vient résoudre la nouvelle équation qu'a engendrée l'individualisme ou l'hyperindividualisme.

ouvrages intéressants :

Serge TISSERON, sylvain MISSONNIER, Michael STORA, 2006, L'enfant au risque du virtuel, Dunod
Thierry MAILLET, 2006, Génération Participation, MM2 Editions
Gilles LIPOVETSKY,2006, Le bonheur paradoxal, Gallimard
François de SINGLY, 2005, L'individualisme est un humanisme, éditions de l'aube
André LEROI-GOURHAN, 1964, Le geste et la parole, Albin Michel Sciences

Anonyme a dit…

l'homme castré a inventé Second Life
Tout est parti d'un mail de Christophe, "Et toi ?"... "et moi quoi ?" "Va donc voir sur mon blog" ... sondage "avez-vous testé Second Life ?"
Encore ce machin ! La moutarde me monte. Autant les jeux de rôles peuvent être intéressants, autant Second Life me déplait pour toutes sortes de raison : aliénation, associalisation, autisme, fuite dans un monde peuplés de z'éros et de putes, pardon "escorts". Sans compter que l'image est moche comme tout.
Môsieur Resse a rejoint avec humour quelques unes de mes pensées ici, puisque dans Second Life, on retrouve son banquier, Madame Royal, des manifs, Nike, sa bagnole et sa concierge.... nouvel espace de pub et de tests produits in virtuo auprès de joueurs (sont-ce encore des joueurs) exploités ou exploitant cet "univers".

Mais passons sur les symptômes et attachons-nous plutôt au mal lui-même.
L'idée même de Second Life et de tous les univers virtuels qui vont rapidement prendre sa relève (voir Grandeur et Décadence de Second Life), ne pouvait germer que dans un cerveau baignant dans un environnement puritain.
Je m'explique...

Au début était l'Amérique... Les fondamentaux de cette jeune nation ont été fortement influencés par les puritains, chassés d'Angleterre dans les années au 17ème siècle avec la restauration de la monarchie par Charles II.
Les plus célèbres de ces migrations sont celle des Pilgrim Fathers du Mayflower en 1620 et celle de la Baie de Massachusetts en 1629. Les Quakers de William Penn en 1691 en sont un autre avatar. Arrivés sur ces terres vierges pour pratiquer librement leur religion, ils ont établi, outre-Atlantique, des communautés régies par la loi de Dieu telle qu'ils l'entendaient.
Ainsi naquirent, dans la Nouvelle Angleterre, des États puritains, d'esprit austère et républicain, qui seront à l'origine de l'indépendance américaine au XVIIIe siècle et qui ont profondément marqué jusqu'à nos jours la mentalité des États-Unis.

Cette mentalité se distingue notamment par :
- la séparation entre l'humain ("ordonné" par la loi divine) et la nature ("désorganisée" et hostile)
- la paranoïa ("nous sommes assiégés") et la peur du pêché sous toutes ses formes conduisant inévitablement au démon (prohibition, ligues de pudeur, abstinence sexuelle)
- l'ostracisme envers les non-white american protestants (KKK, ségrégations)
- l'isolationisme et le complexe de supériorité ("nous sommes le peuple élu")
- la consécration de l'entreprise et la protection de la propriété privée, arme au poing, s'il le faut.
Le puritanisme se distingue par les chasses aux sorcières, dont un exemple célèbre est l'affaire des Sorcières de Salem .

Tout ce qui est naturel : le corps, la nature, l'amour, le sexe, le plaisir, est d'essence satanique, le diable étant toujours en vogue chez les fondamentalistes.

Il est intéressant d'observer la politique américaine en matière de gestion des parcs naturels par exemple : de grands espaces ont été délimités et très soigneusement réglementés, d'où ont été chassées les populations autochtones rurales (dans les Appalaches, notamment).
La nature "sauvage", "Wilderness", ne saurait cohabiter avec l'homme et inversement.
Elle est un parc d'attraction comme un autre : "une zone naturelle est, par opposition avec les zones où les communautés humaines et leurs activités dominent le paysage, un lieu intouché par l'homme, où l'homme est un visiteur qui n'est pas destiné à rester." (source Wilderness Act).

Ou le tollé soulevé par une femme allaitant son bébé en couverture de BabyTalk l'an dernier !

L'homme artificiel, désorienté, coupé de ses sources et devenu étranger à sa nature humaine, frustré dans ses pulsions sexuelles, incapable de jouissance, harcelé par le qu'en dira-t'on, humilié par ses échecs(*), l'homme castré a inventé Second Life.

Dans Second Life, l'homme se re-crée : mot intéressant que "récréation" n'est-ce pas ?
Il s'exhibe, il copule sans crainte de s'engager, d'attraper un virus ou des enfants.
Son égo, sa jouissance, ses instincts trouvent enfin un champ d'expression illimité.
Cet "état de conscience modifié", comme lors de la prise de LSD induit une "redescente" dans la vraie vie forcément décevante.

Second Life, ancêtre de tous les systèmes qui vont très certainement lui succéder, aux raffinements technologiques insoupçonnés, préfigure-t'il

> L'extinction de l'espèce humaine ?
> Une mutation de l'espèce en créatures sédentaires, solitaires et alliénées, branchées en permanence sur leur interface de "haute réalité" ?
et «redouter qu'en 2020, nos machines soient devenues vraiment intelligentes et surtout capables d'évoluer rapidement. Au point de finir par nous traiter comme de simples animaux domestiques» (Paul Saffo, directeur de l'Institute for The Future, Palo Alto)
> Ou, a contrario, un monde définitivement pacifié : les conflits, guerres, génocides, terrorismes, réglements de comptes et vendettas s'exprimant désormais dans le monde virtuel ?

Qu'en pensez-vous ?

"... il nous reste encore notre liberté intérieure, cet espace intérieur dans lequel les hommes peuvent échapper à la contrainte extérieure et se sentir libre. C'est encore le seul endroit où la pensée humaine demeure cachée à tous les regards, à l'observation des autres hommes, sauf à notre propre introspection."
Antoine Bootoine

> Cela se nomme le libre-arbitre, rempart majeur contre les Second Life et autres. Représente-t'il une menace pour ces systèmes savants et invasif, et à ce titre, est-il "programmé" de le "débrancher" à terme ?







Mes remerciements à :
Echo.levillage.org et Antoine Bootoine
Michel K Titareff
Fred Cavazza
Clio.fr

Pour rigoler un peu

Anonyme a dit…

Le corps modelé



Si le soleil et la chaleur ne sont pas encore au rendez-vous, l'été est bien dans les kiosques. La revue Cerveau & Psycho consacre son dossier du numéro 22 de juillet-août 2007 au corps et à ses avatars.
Sous le titre "Le corps modelé" six articles abordent les questions de bronzage, piercing et autres tatouages, la médecine esthétique, les régimes, le sport, l'image du corps et le schéma corporel.
Avoir le teint clair a longtemps été le signe d'une distinction, montrant que l'on n'était pas assujetti aux travaux des champs ; aujourd'hui, avoir une peau bronzée est devenu la norme, le raffinement étant de l'obtenir sans soleil. Les peintures corporelles, les tatouages et scarifications, qui signaient autrefois l'appartenance de l'individu à un groupe ont, dans leur version actuelle, dans ce remodelage du corps selon son désir, plus à voir avec une érotisation du corps propre, révèlent une jonction entre identité corporelle et image du corps problématique, et un désir de maîtrise tyrannique.

Rappelons à cette occasion la parution en 2006 du troisième tome de l'excellente Histoire du corps publiée sous la direction d'Alain Corbin.

Dans ce même numéro de Cerveau & Psycho, vous trouverez également un article sur le logiciel de jeu Second Life, caractérisé comme étant le "doudou des adultes", monde virtuel tenant lieu d'espace transitionnel (au sens de Winnicott), à condition que le joueur ait renoncé à son fantasme d'omnipotence. Second Life comme symptôme de notre difficulté actuelle à entrer en relation avec la réalité ?

Un dossier intéressant sur l'engouement suscité par les jeux vidéos (dont Second Life) est disponible sur le site de la Bibliothèque Municipale de Lyon sous le titre Wow ! 7 millions d'avatars.

Anonyme a dit…

http://perso.orange.fr/virole/COGNI/psyvirt.pdf

Anonyme a dit…

Google, notre nouveau Prométhée ?
Je vous propose une vidéo d'anticipation assez intéressante sur l'évolution des médias. Partant des évolutions actuelles, elle nous emmène jusqu'en 2050, époque ou Google sera devenu Prometeus (Prométhée), portail vers des univers virtuels plus proche de la réalité que la réalité elle-même.

Pourquoi ce nom de Prometeus ? Après une recherche rapide, il s'agit d'une référence à la psychanalyse qui parle du complexe de Promethée pour désigner une recherche perpétuelle de la connaissance. Il existe également de nombreux liens entre Prométhée et la religion chrétienne, notamment sur le sujet de l'incarnation et du péché originel. La seule chose qui m'étonne c'est qu'à la fin Prométhée fut enchaîné sur un rocher, se faisant jour après jour dévorer le coeur par un aigle.

Alors Internet serait-il le nouvel arbre de la connaissance du bien et du mal ?

http://www.qwarkpsy.eur.st/ a dit…

Et un contre-exemple :

> l y a cinq ans, Niklas Zennström, jeune ingénieur suédois vivant entre Stockholm et Amsterdam, était un inventeur fauché, presque aux abois. Il campait dans un meublé sous-loué à un vague copain et tenait ses réunions de travail dans le restaurant végétarien le moins cher de son quartier. Il survivait surtout grâce au salaire de son épouse Catherine, une Française. Aujourd'hui, Niklas, 41 ans, vit à Londres, où il mène une vie de grand patron, après avoir vendu une start-up pour 2,6 milliards de dollars. Entre-temps, il a déclenché trois révolutions, dans le show-business, les médias et les télécoms, et s'apprête à récidiver.

> Hiver 2002. Niklas Zennström vient d'investir toutes ses économies dans la création de Kazaa, un système révolutionnaire de partage de musique sur Internet, gratuit et construit sur le modèle peer-to-peer, entièrement décentralisé et quasi indestructible. Pour cela, il a réuni via Internet une équipe internationale de programmeurs, qui veulent être payés, au moins de temps en temps.

> Kazaa, adopté en quelques mois par des centaines de millions d'internautes, a changé pour toujours la façon dont les jeunes du monde entier découvrent et écoutent leur musique, mais cela ne rapporte à Niklas que des ennuis. Naïvement, il était allé à Hollywood dans l'espoir de signer des accords avec les majors de la musique, qui, croyait-il, seraient séduites par ce mode de distribution planétaire, d'une puissance et d'une efficacité inégalables. Pour toute réponse, une cinquantaine de multinationales du show-business l'avaient traîné en justice pour violation de copyright et piratage. Avec le recul, Niklas comprend son erreur : "Kazaa est arrivé trop tôt, les patrons des maisons de disques n'avaient rien compris, ils pensaient pouvoir tuer Internet."

> Niklas réussit à se débarrasser de Kazaa en catastrophe, en le vendant à une femme d'affaires australienne, et se lance aussitôt dans une aventure encore plus ambitieuse : créer sur Internet un système de téléphonie mondial gratuit, toujours sur le modèle du peer-to-peer, où chaque utilisateur est à la fois émetteur, récepteur et relais. Il baptise sa nouvelle invention "Skype", monte une start-up au Luxembourg, installe des bureaux à Londres et rassemble une équipe de programmeurs en Estonie, où il a travaillé dans sa jeunesse.

> Skype apparaît sur Internet dès août 2003, et, à nouveau, le succès est immédiat. Cette fois, l'invention de Niklas arrive au bon moment, la déréglementation des télécoms est en cours. En quelques semaines, des millions d'internautes téléchargent le logiciel gratuit permettant de téléphoner, toujours gratuitement, vers un autre ordinateur n'importe où dans le monde, sans limite de temps. Pour appeler un téléphone ordinaire, il faut payer, mais les tarifs sont dérisoires comparés à ceux des compagnies classiques.

> Pourtant, dès 2005, la situation se complique, car les géants américains Google, Yahoo et MSN se lancent à leur tour dans la téléphonie gratuite. Niklas comprend que, pour les affronter, il devra s'allier à une grosse entreprise. Il a l'embarras du choix, car tous les investisseurs rêvent de s'offrir Skype. Il finit par choisir l'Américain eBay, leader mondial des ventes aux enchères sur Internet : "Au début, je n'étais pas chaud, se souvient Niklas, mais ils m'ont promis que Skype continuerait à exister en tant que société autonome et que je resterais directeur général. Et puis ils m'ont proposé 2,6 milliards de dollars cash, pour une société qui avait deux ans. Une somme étonnante, comment refuser ?"

> A l'été 2007, près de 200 millions d'internautes utilisent Skype régulièrement. La société emploie plus de 500 personnes et a ouvert des bureaux aux Etats-Unis et en Asie. Au premier trimestre, elle a produit un chiffre d'affaires de 80 millions de dollars et vient de commencer �� dégager des bénéfices. Niklas affirme qu'il n'a pas changé depuis la période héroïque, et on est tenté de le croire. Malgré sa haute stature et ses larges épaules, il a gardé une allure d'enfant sage. Installé dans les bureaux de Skype, qui occupent deux étages d'un bel immeuble dans le centre de Londres, il parle avec simplicité : "Je travaille dur, je voyage trop, mais je suis un homme heureux. L'argent n'est pas l'essentiel - d'ailleurs Catherine et moi ne faisons pas de dépenses extravagantes. Tous les midis, je mange la même petite salade de poulet dans son emballage plastique."

> L'idée de prendre sa retraite pour jouir de sa fortune ne l'a même pas effleuré : "Je fais le plus beau métier du monde, j'imagine des choses extraordinaires et je leur donne vie. En fait, c'est une activité totale, qui me définit en tant qu'homme. Tous mes projets sont des défis complexes, stimulants au plan intellectuel. Ce qui me rend heureux, c'est de changer le statu quo. D'ailleurs, j'ai réinvesti mon argent dans de nouveaux projets innovants."

> Pendant son temps libre, Niklas vient de lancer Joost, un système mariant la télévision et Internet. Egalement fondé sur le principe du peer-to-peer, Joost permet de regarder gratuitement des programmes de télévision sur son PC, n'importe où, n'importe quand. Niklas et ses associés sont retournés à Hollywood pour négocier des accords de distribution avec les majors, et cette fois ils ont été reçus à bras ouverts : "Les producteurs de télévision ont vu comment l'industrie du disque a failli se ruiner en essayant de lutter contre Internet et ont décidé de ne pas faire la même erreur." Niklas a aussi retenu la leçon de l'affaire Kazaa : les internautes ne pourront pas se servir de son système pour distribuer des copies pirates. Joost a déjà signé des contrats avec Viacom, CBS et Warner, et ce n'est qu'un début. Le paiement des droits sera financé par la publicité : Joost est déjà en contact avec de gros annonceurs comme Nike ou Coca-Cola.

> Comme cela ne suffit pas à son bonheur, Niklas participe au développement de Fon, une société espagnole qui a créé une communauté internationale d'utilisateurs de Wi-Fi (Internet sans fil). Fon permet notamment à ses membres de se connecter gratuitement quand ils sont loin de chez eux : "J'avais eu la même idée, affirme Niklas, mais je n'ai pas eu le temps de la mettre en pratique. Alors quand j'ai vu que les Espagnols l'avaient fait, j'ai eu envie de les aider." En fait, Niklas imagine déjà une fusion entre Skype et Fon, qui permettrait de créer un réseau de téléphonie mobile planétaire, entièrement gratuit.