mardi, janvier 16, 2007

multi site psy

Sonécrit

Description : Psychanalyse et création artistique.Présentation :Conférences et Séminaires en vidéos, audios, écrits.Langues : anglais, espagnol, français, portugaishttp://www.sonecrit.com

Site de Colette Mauri
Description: Créations chorégraphiques ;Langue: Françaiswww.artesmovendi.net

Description: Danse- improvisation, médiations artistiques et thérapie;Langue:Françaiswww.artesmovendi.net/dansetherapie

Site de France Schott-Billmann
Description : site de danse-thérapieLangue : français http://perso.club-internet.fr/fsbill/

Site de Dominique Bertrand
Description : site de musicothérapieLangue : françaishttp://www.trouveurdor.com
Site de l'institution psychanalytique "Après-coup"

Description : membres et programmeLangue : anglaishttp://www.apres-coup.org
Site de l'institution psychanalytique "Corpo freudiano"

Description : membres et programmeLangue : espagnolhttp://www.corpofreudiano.com.br/
Site de la tribune francophone de la psychanalyse "L'Effet Freudien"

Description : API l’Effet Freudien est une association loi 1901 créée en 1994. Elle est un espace de rencontres interdisciplinaires dont l'objet commun est le discours de l'inconscient tel que le découvre Freud.Langue : françaishttp://www.effet-freudien.com/

LE TEMPS DES VICTIMES de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière

Après le "temps des assassins", annoncé dans Les Illuminations de Rimbaud, voici Le Temps des victimes, analysé par la psychanalyste Caroline Eliacheff et l'avocat Daniel Soulez Larivière. Les deux auteurs ont croisé leur expérience et leurs compétences pour essayer de comprendre ce phénomène : l'omniprésence des victimes dans la société d'aujourd'hui. Mme Eliacheff et Me Soulez Larivière n'hésitent pas à employer un discours critique pour dénoncer "la face sombre du mouvement victimaire".


Les victimes font régulièrement l'ouverture des journaux télévisés. On s'indigne sur leur sort, leur manque de reconnaissance, on salue leur courage : "La victime, distinguée par les médias, se retrouve à la "une", à l'instar des champions ou des vedettes de cinéma. Soudain célèbre, elle sort de la masse par son malheur, brillant de toute son innocence", écrivent les auteurs. Les associations qui les représentent sont de plus en plus sollicitées et écoutées. Elles ont même eu, de façon éphémère sous le gouvernement Raffarin, un secrétaire d'Etat attitré. Le statut de victime devient suffisamment enviable pour que les hommes politiques le revendiquent. Ainsi, dans l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy pose en victime, mais Dominique de Villepin se présente aussi, comme la plupart des personnalités mises en cause par la presse dans une "affaire", en victime d'un lynchage médiatique.

C'est à partir des années 1980 que les victimes ont acquis un statut. Robert Badinter crée un bureau de la protection des victimes au ministère de la justice. Les premières associations apparaissent. Mais, aussi, "la prise en charge psychologique des victimes et de leur entourage se généralise", alors qu'elle était réservée aux périodes de conflits. La notion de victime est reconnue en 1985 par l'ONU.

Pour Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière, la montée en puissance des victimes est une conséquence des progrès de la démocratie et de la montée des individualismes. Ils décèlent son origine dans l'Amérique des années 1960 et 1970, dans le discours des féministes sur les femmes victimes des hommes et dans l'impact de la guerre perdue du Vietnam.

Au niveau international, cela conduira à la mise en place d'instances de jugement internationales, qui sont "un des effets positifs du courant victimaire". Le regard est nettement plus critique sur les conséquences sur la société et la justice françaises. Dans l'entreprise, les diverses lois sur la discrimination ont une conséquence pour les auteurs : "Les victimes ont remplacé les syndicats. L'action collective se dissout au profit d'une action victimaire, qui semble conduire directement chez le psy en cas d'échec devant la première porte bien signalée, à savoir celle du juge."

C'est bien cette "place des victimes sur la scène pénale" qui pose problème aux auteurs. La spécificité française fait que le procès pénal semble le mieux à même d'assurer la réparation. Il importe d'obtenir la condamnation publique du coupable, qui seule est censée permettre aux victimes de faire leur deuil : "C'est sur la scène pénale et non civile que le procès produit un effet cathartique." Alors qu'aux Etats-Unis les accidents et les grandes catastrophes sont traités au civil quand les dommages et intérêts - nettement plus importants qu'en France - ne sont pas directement négociés entre les associations de victimes et les entreprises concernées.

Selon les auteurs, les juges ont laissé les recours des parties civiles se développer, car cela leur a permis de développer leur pouvoir. Mais le balancier est allé trop loin : "Les victimes exercent sur les juges une quasi-menace, beaucoup plus explicite encore que celle des politiques jadis sur les juridictions d'exception."

LE TEMPS DES VICTIMES de Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière. Albin Michel, 296 p., 20 €.

colloque psychanalyse

I N S I S T A N C E
ART - PSYCHANALYSE - POLITIQUE
Colloque

Paris - 27 janvier 2007 - La Sorbonne - salle Louis LIARD
Matin
9h30 Alain Didier-WeillLa Psychanalyse et le Droit naturel
10h00 Pascale Champagne et Jean NoëlSocrate ou quand le philosophe commence par le « je ne sais pas »

11h00 Jean CharmoilleLe siècle de Voltaire, Mozart, Casanova et l’ombre des Lumières
Après-midi

14h30 Salon de la Marquise du Deffand avec la Marquise, Julie de Lespinasse, Jean-Jacques Rousseau et Condorcet

16h00 La Convention Nationale fait le procès de S. Freud avec Condorcet, Danton, Fouché, Olympe de Gouges, l’Abbé Grégoire, Hébert, Marat, Marie-Antoinette, Théroigne de Méricourt, Robespierre, Mme Rolland, le Marquis de Sade, Saint-Just
La Sorbonne, Salle Louis LIARD17 rue de la Sorbonne - 75005 ParisAccès métro et bus: stations St Michel, Cluny, Les Écoles

Avec la participation de : Gérard Albisson, Fabienne Ankaoua, Frédéric Bieth, A.M. Augustina Bourrelly, Florence Camoin, Jean Charmoille, Cécile Chavel, Alain Didier-Weill, Anna Feissel-Leibovici, Philippe Kreijbich, Paolo Lollo, Michel Malandrin, Paola Mieli, Mitchélée, Jean Noël, Frédéric de Rivoyre, Michel Rossignol

Renseignements : Danielle CHARMOILLE : tél. : 06 62 41 10 60 http://www.insistance.asso.fr

La psychanalyse, les Lumières et l’esprit révolutionnaireSamedi 27 janvier 2007FORMULAIRE D'INSCRIPTIONà renvoyer à :Danielle Charmoille5, rue Vicq-d'Azir75010 ParisM., Mme, Mlle : ..................................................Adresse : ....................................................................................................................Code postal : .....................................................Ville : ..............................................................Tél.: ................................................................email : .............................................................
Inscription individuelle 50 €Etudiant 15 €Formation permanente 250 €Libeller le chèque à l'ordre d'InsistanceAttestation de présence et facture sont délivrées sur placeRenseignements et InscriptionsDanielle CHARMOILLE : tél. : 06 62 41 10 60

LE REGARD QUI BAT . . . Le cinéaste et son œuvre

L’œuvre, pas plus que le regard, ne se consomme. Qu’est-ce qui, dans une œuvre, regarde chaque spectateur, et le captive ? Le cinéaste fait œuvre à mettre le regard en scène. Le regard est au cœur de l’œuvre, et non pas extérieur à elle. C’est en l’y déposant que l’artiste, faisant événement, nous donne notre réel à voir.

Proposé par Psychanalyse Actuelle, Le Regard Qui Bat, c’est un dimanche par mois la projection d’un film suivie d’ un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…

Organisation : Barbara Didier, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Véronique Haguenauer, Catherine Erman, Nabile Farès, Vannina Micheli-Rechtman, Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou et d’autres…

Renseignements : regardquibat@free.fr Site : Le Regard Qui Bat Contact pour l’organisation de projections : http://www.tm-prod.com/index.html
Cinéma
ESCURIAL PANORAMA
11, Bd de Port- Royal 75013 PARIS
Dimanche 28 Janvier 2007 à 10 h 30
Projection du film
Lettre à ma sœur
2006
film inédit en France
De Habiba Djahnine
Projection suivie d’un débat avec Habiba Djahnine
Débat animé par : M. Landau, C. Erman, F. Siksou, N. Farès, J -J. Moscovitz,…
AVANT PROPOS AU DEBAT:
Exil et deuil : mort d’une sœur, la Kabylie, violence actuelle. Transmission et images : silences de femmes, société traditionnelle, cris de combats féministes.


LE SYNOPSIS
Le 15 février 1995, à Tizi Ouzou, Nabila Djahnine, présidente de l’association Thighri N’tmetout, tombait sous les balles d’un groupe armé. Depuis quelques années déjà, les islamistes s’en prenaient aux femmes, les obligeant, sous peine de mort, à porter le hidjab ou à abandonner leur travail. C’était, cependant, la première fois qu’une militante féministe payait de sa vie le prix d’une révolte radicale contre un ordre que le courant religieux entendait renforcer de nouvelles servitudes.
Comme celle d’autres Algériens, la mort de Nabila Djahnine demeure une interrogation. Lettre à ma sœur, réalisé par Habiba Djahnine, est un long arrêt sur cette question, encore béante aujourd’hui: pourquoi? Pourquoi elle?
Lettre à ma sœur se veut un récit dépouillé de l’Algérie actuelle, adressé à la défunte, la réponse en images à une lettre…
Habiba Djahnine est revenue sur les lieux où se sont passés les derniers mois de la vie de sa sœur: la ville de Tizi Ouzou, où elle travaillait, et les villages de Grande Kabylie.