dimanche, avril 22, 2012

NASIO – ABIBON ANALYSE



NASIO – ABIBON ANALYSE
http://www.espaceinfirmier.com/actualites/detail/10795/psychanalyse-comment-conduire-une-cure-d-enfant-.html
en effet, vous pourriez partir de cet entretient de NASIO pour des commentaires en relation avec votre position.
R.ABIBON :
Nasio, il dit : " J’ai plus un rôle d’ « éducateur » des parents".

Il se présente : « je suis le Dr Nasio, psychiatre, psychanalyste. Je suis là pour résoudre tes difficultés, tes soucis. »
C’est dit : éducateur, psychiatre et seulement en troisième position, psychanalyste et encore compte tenu de ce qu'il dit de sa pratique, je ne m'y reconnais pas du tout : "En travaillant avec lui, je lui montre que ses difficultés ne sont pas aussi grandes que ce qu’il pensait. Je lui montre que les intentions, les motifs de ses comportements peuvent évoluer. Je lui donne des conseils, je lui fais des suggestions".
Je montre, je montre, conseils suggestions : le contraire de la psychanalyse. À aucun moment il ne parle d'écoute, de jouer avec l'enfant, d’entendre, enfin comment, lui, il va parler de ses soucis et de ses difficultés, après tout il les appelle autrement; le petit Hans disait : "les bêtises".
Perso je dirais totalement à l'inverse : "alors, keskispass? keskeu tu me racontes? " Et je me mettrais en position, de façon à ce qu'il me montre lui, l'enfant, vers où il veut en venir, vers où il veut me mener. Il ne s'agit pas de le modifier tout prix, bref de le ramener dans la norme comme tout ce qui semble être dit là.
Mais ça explique une grande partie de son succès !!!!
Ce que les parents veulent c'est ça : un retour à la norme.
À propos de Nasio on il dit : "Le premier outil du thérapeute est son propre inconscient, sa capacité à saisir rapidement la souffrance de l’autre et l’origine de sa souffrance. Donc l’outil n’est pas la parole. La parole est le moyen. Vient ensuite un très bon sens de l’observation. Le thérapeute est en quelque sorte un radar sensible visuel, tactile (en serrant la main). Au niveau de la parole, le thérapeute doit parler simplement, avec des mots clairs, audibles, compréhensibles. Sa parole doit être chaleureuse et humaine.
Le jeu, la pâte à modeler, le dessin, le jeu du sable, sont des outils secondaires dans une cure d’enfant. Ce qui compte avant tout, ce sont les instruments psychiques du thérapeute.
Bien sûr, un instrument incontournable est le savoir théorique et psychanalytique de l’enfant concernant les psychopathologies de l’enfant, la psychologie et la psychologie psychanalytique de développement de l’enfant".

Bon, cette fois il (NASIO) se situe en thérapeute, ce qu'un psychanalyste n'est pas; mais les gens réclament de la thérapie alors je veux bien l'entendre. Je suis assez d'accord avec son idée de ce que l'inconscient est le premier outil. Mais pas d'accord quant au savoir théorique et surtout celui concernant les psychopathologies de l'enfant : là, c'est forcément du placage et son placage personnel. On dirait qu'il n'a jamais assisté à une réunion de synthèse dans laquelle une flopée de spécialistes étalent leurs désaccords quant à tel enfant.
Les mots "psychologie psychanalytiques" sont contradictoires : si on se situe dans la psychologie, on n'est pas dans la psychanalyse et vice versa. En psychanalyse, la théorie ne s'applique pas.

Le Moi et le temps de Henri Bianchi

Devoir finir, comme avoir commencé - et le non-savoir sur la fin peut
être aussi porteur d'angoisse que celui qui s'attache à l'origine -
jette un défi au désir inconscient irrépressible d'« être tout le
temps », qui double celui d'« être... tout ». L'enfant connaît, on le
sait, une sorte de sentiment d'éternité, et souvent refuse l'idée de
n'avoir pas été là avant sa naissance.

A l'urgence que décrètent menace de mort et vieillissement répond donc
la nécessité d'intégrer la limite qu'ils désignent, de l'intégrer
d'abord à un maintien de l'exigence du désir; car sans désir, il n'y a
pas de vie, pas d'investissement possible qui puisse donner sens à
l'existence. Et il s'agit éventuellement ensuite d'intégrer cette même
limite à une rationalité capable de l'inclure. Nous trouvons là
n'importe quel système de représentations et de croyance constitué en
système d'explication et de réassurance. Les modes d'intégration, de
métabolisation, si on veut, de cette limite, à partir desquels elle va
donc se trouver incluse dans une représentation - réaliste et adulte,
et non plus infantile - de

soi et du monde, intériorisée et acceptée, butent naturellement,
euxrnêmes, sur une difficulté majeure : la mort, qui ne fait pas
partie de l'expérience psychologique du sujet vivant et par laquelle
tout sens échappe, doit être « mise en sens ».

Science, religion, action se donnent là à considérer sous l'angle de
la contribution qu'elles apportent, de façon manifeste ou latente, à
une telle demande de sens. Quant au fond, néanmoins, nous le savons
bien, le problème ne peut que rester pendant, la seule réponse qu'être
une non-réponse.>>